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Bientôt des voies dédiées aux bus sur les autoroutes franciliennes

NATHALIE MOUTARDE |  le 10/10/2014  |  TransportsCollectivités localesParisInternationalEurope

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Des aménagements de voirie sur 11 axes autoroutiers vont améliorer les conditions de circulation des bus. Une première étape, en attendant des projets plus ambitieux, comme celui imaginé par François Leclercq pour l’A4.

L’idée de réserver des voies aux bus sur les autoroutes et voies rapides d’Ile-de-France fait son chemin. Elle devrait entrer en application dès 2015 sur les autoroutes desservant les aéroports : l’A1 (entre La Courneuve et le périphérique) et l’A6a (entre la bretelle d’accès à l’A86 et le périphérique) dans le sens province-Paris. Fin septembre, le Conseil de Paris a donné son feu vert au dispositif d’insertion sur les artères de la capitale des bus et taxis qui circuleront sur ces voies.

Neuf autres axes ont été identifiés par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) et la Direction régionale des routes (Dirif) pour recevoir des aménagements de voirie et améliorer la circulation des lignes de bus Express, soit par l’ouverture de la bande d’arrêt d’urgence (BAU), soit par la réservation d’une voie, lors des périodes de congestion, sur une longueur d’un à dix kilomètres. Une première phase de réalisations sur l’A1, A6, A10, A3, A12, RN118, RN104, sera mise en œuvre d’ici à 2020 pour un coût de 65 millions d’euros. Ce plan a été dévoilé en juin, en même temps que les conclusions d’une étude sur la « Reconquête de l’A4, vers une avenue métropolitaine » (1), réalisée par l’agence François Leclercq (2) pour l’Actep (Association des collectivités territoriales de l’Est parisien). « La demande d’une autoroute apaisée est très forte de la part des communes riveraines. Sur le tronc commun A4/A86, le trafic atteint 240 000 véhicules/jour. L’A4 est différente des autres autoroutes car elle est très urbanisée », décrit François Leclercq. S’inspirant des exemples de Madrid et d’Istanbul, il suggère de faire circuler les bus sur la voie de gauche, qui serait également ouverte au covoiturage, taxis, voitures électriques…
Des stations seraient positionnées au milieu de l’autoroute. La vitesse de circulation serait réduite pour « pacifier » l’A4, mais aussi permettre l’utilisation de la BAU aux heures de pointe. Le dispositif s’accompagnerait de la création de nouvelles lignes de bus express en « arête de poisson » afin d’irriguer en profondeur les rives de l’autouroute de l’Est. « Ce projet est ambitieux. Il s’étendrait sur près de 40 km, entre Paris et le péage de Coutevroult avec une voie réservée aux bus 24 h/24 dans les deux sens de circulation », commente Jean-Pierre Spilbauer, maire de Bry-sur-Marne, délégué général de l’Actep.

Mise en place progressive

Pragmatique, l’équipe de François Leclercq propose une montée en puissance progressive. « Nous avons imaginé un scénario court terme, entre Paris et Noisy-le-Grand, avec une voie réservée, trois nouvelles lignes de bus, des vitesses réduites. L’investissement s’élèverait à 30 millions d’euros », indique Vincent Josso, directeur de projet à l’agence François Leclercq.
La balle est désormais dans le camp de l’Etat, de la région et du Stif. « Cette réflexion est intéressante mais pas directement opérationnelle. Un tel projet n’est pas applicable car la pression routière est trop forte sur l’A4. Il faut d’abord la réduire en renforçant la trame viaire locale pour délester l’autoroute d’une partie des circulations de proximité et développer l’offre de transports en commun », estime Gilles Leblanc, directeur régional et interdépartemental de l’équipement et de l’aménagement (Driea).
Au Stif, on rappelle que l’A4 figure parmi les onze axes express identifiés en juin (aménagements prévus après 2020). « Les conditions de circulation sont telles que le développement de l’offre ne peut être envisagé sur tout le linéaire », explique un responsable du syndicat avant d’ajouter que « l’arrivée des stations du Grand Paris Express pourrait représenter une opportunité pour le développement de l’offre en rabattement ».

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PHOTO - 813151.BR.jpg - © François Leclercq

(1) Financée par la région Ile-de-France, l’Etat (Driea), la Ville de Paris, les conseils généraux du 77, 94 et 93. (2) L’agence François Leclercq est mandataire d’une équipe composée de : TVK, Anyoji Beltrando, Setec International, agence TER, Ville & Transports en IDF, Bernardo De Sola

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