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Fontaine des trois grâces à Montpellier - © © robinfabre/Flick'r

Bientôt des "bâtiments à biodiversité positive" à Montpellier, "capitale française de la biodiversité"

eric Leysens |  le 20/10/2011  |  MontpellierPyrénées-AtlantiquesPas-de-CalaisYvelinesHaute-Garonne

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Montpellier a reçu, mercredi 19 octobre, le prix de la deuxième édition du concours « Capitale française de la biodiversité », organisé par Natureparif.

Comparaison des projets d'aménagement à travers 30 « cibles vertes », élaboration d'un schéma de réseaux verts et d'une stratégie de gestion des friches et délaissés urbains ou encore plantations  de jardins par les habitants des quartiers dégradés : la ville de Montpellier met la planification urbaine au service de la biodiversité.

" A Montpellier, sur une large dalle du centre-ville, on peut observer que les graines des « crépide de Nîmes » sont 15% plus lourdes que dans la garenne   avoisinante". François Letourneux, Président du comité français pour l'Union internationale pour la conservation de la nature explique que les plantes se sont, en seulement quelques générations, adaptées à la ville et ont évolué de manière à ce que leurs semences ne s'envolent pas mais tombent directement là où le sol n'est pas recouvert de bitume.  A travers ce constat, rapporté lors de la remise du prix 2011 de la  « Capitale française de la biodiversité » à Montpellier, François Letourneux a souhaité montrer que la biodiversité n'est pas seulement l'affaire des territoires ruraux.

La biodiversité est une préoccupation urbaine

Si ce constat darwinien ne passionne pas forcément tous les acteurs de la construction, les services de la ville de Montpellier y sont, eux, très attentifs.  Fraîchement élue « capitale française de la biodiversité 2011 »,  la ville de Montpellier a encore  des idées à faire valoir pour que la biodiversité soit mieux préservée en ville mieux peut-être encore qu'à la campagne.

Philippe Croze, directeur de la direction Paysage et Nature de la ville  réfléchit à la mise en place d'une obligation, pour les projets de rénovation, de proposer des « bâtiments à biodiversité positive ». Le principe est simple : une fois la réhabilitation du site réalisée, les espèces présentes, faune et fleurs, doivent nécessairement être plus nombreuses. "Cela passe par exemples par l'installation de toitures végétalisées ou encore d'abris à chauve-souris" explique Philippe Croze.

Un réseau des villes méditerranéennes de la biodiversité

La biodiversité amène également la capitale du Languedoc à regarder de l'autre côté de la Méditerranée.  Madame le maire, Hélène Mandroux-Colas,  rappelle qu'en janvier, Montpellier, aux côtés, entres autres,  de Barcelone et de Fez, lancera  le réseau des villes méditerranéennes de la biodiversité.

Crépide de Nimes
Crépide de Nimes - © © Floredelarochelle
TOUS LES LAUREATS

Lancé en janvier 2010 et organisé par Natureparif avec le soutien de GrDF, le concours « Capitale française de la biodiversité» était ouvert cette année aux communes, mais aussi aux communautés de communes, aux communautés urbaines et d'agglomération.

Aux côtés de Montpellier, cette seconde édition a également distingué des lauréats par catégorie de collectivités :

- Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), dans la catégorie des villes de 2 000 à 20 000 habitants

- Bayonne (Pyrénées Atlantiques), dans la catégorie des villes de 20 001 à 100 000 habitants

- Toulouse (Haute-Garonne), dans la catégorie des villes de plus de 100 000 habitants

- Dunkerque Grand Littoral (Nord), dans la catégorie des communautés urbaines et d'agglomération

- Maurecourt (Yvelines), pour le « Prix Natureparif » décerné à une collectivité francilienne

- Condette (Pas-de-Calais), pour le « Prix Coup de cœur » décerné par le Jury.

Ce palmarès est le résultat de l'évaluation faite par un Comité scientifique et technique composé de chercheurs, de naturalistes, d'urbanistes, de praticiens et de spécialistes de la nature en ville.

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