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Biennale de Venise : quand Niney et Bonnet (nous) embarquent pour la Sérénissime
L'équipe du Pavilleon France de la Biennale de Venise 2016 - © © Obras

Biennale de Venise : quand Niney et Bonnet (nous) embarquent pour la Sérénissime

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 22/04/2016  |  France ArchitectureProfession

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Frédéric Bonnet (Obras) et Lucie Niney (collectif Ajap 2014) présentaient ce 22 avril le futur contenu du Pavillon France de la prochaine Biennale de Venise…

«Nouvelles richesses», telle est la proposition formulée par les architectes Frédéric Bonnet et Lucie Niney, en réponse aux «Nouvelles du Front» que l’architecte chilien Alejandro Aravena, commissaire général de cette 15e édition de la Biennale, s’attend à recevoir de la part des pays présents du 28 mai au 27 novembre à Venise.

De quoi y sera-t-il question alors ? «Nous insisterons sur les dimensions politiques, sociales et sociétales de l’architecture, explique Frédéric Bonnet. Des aspects un peu oubliés aujourd’hui, mais que l’on voit ressurgir…». De fait, poursuit-il, «l’architecture du quotidien intéresse tous les territoires sans exception. Ce qu’elle y apporte crée de nouvelles richesses économiques, démocratiques, et tisse de nouvelles solidarités».

Voilà donc ces territoires familiers confrontés à l’architecture «ordinaire», questionnés au travers de 22 opérations photographiées, sélectionnées un peu partout en France, dans des environnements variés : rural, urbain, péri-urbain, métropolitain, etc. Centre d'art à Cherbourg (Eric Lapierre, arch. 2008), logements à Saint-Denis (Ramdam, arch. 2014), Maison des habitants de la Gibauderie à Poitiers (Beaudouin & Engel, arch. 2004), logements à Chanteloup-en-Brie (Jean & Aline Harari, arch. 2003), etc.

Un corpus d'opérations qui, cela reste encore à démontrer, «révèlent, stimulent et cristallisent des questions, des débats». «Des projets qui se veulent autant de points d’entrée avec, à chaque fois, une thématique à l’œuvre» précise Lucie Niney. Le tout sera complété par le fruit d’un appel à idées auprès des écoles d’architecture, des CAUE, des architectes-conseils de l’Etat, etc. A savoir pas moins de 111 contributions... «Cette énergie est là, il faut s’en emparer!» plaide Lucie Niney.

«Territoires», «Récits», «Savoir-faire», «Terreau» ; telles sont les quatre séquences qui, dans le cadre contraint et néo-classique du Pavillon France des Giardini, montreront tout à la fois les lieux, la manière dont les projets «irradient» autour d’eux et rayonnent dans leurs territoires d’implantation, comment ils redynamisent aussi certains savoirs oubliés (pierre sèche, bois, pierre banchée, pisé, terre, etc.), sans oublier le «terreau» fertile formé par les contributions récoltées. A découvrir bientôt in situ. A quelle heure décolle l’avion déjà?

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