En direct

Besançon Prés de Vaux annonce un quartier dédié à la culture

le 15/03/2013  |  Collectivités localesBâtimentCultureFrance Doubs

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Collectivités locales
Bâtiment
Culture
France
Doubs
Paris
Bas-Rhin
Europe
Profession
Architecture
Technique
Valider

La déclaration d’utilité publique du projet des Prés de Vaux dénoue la procédure d’expropriation de l’ancienne usine chimique. En écho à la cité des arts, se dessine un quartier culturel et de loisirs.

En choisissant un architecte de renommée internationale pour la cité des arts, la Ville de Besançon donne un signal fort à la reconversion de la friche industrielle des Prés de Vaux, sur l’autre rive du Doubs. « La cité des arts ne fait pas partie du périmètre, mais elle renforce la vocation culturelle et de loisirs du quartier », affirme Michel Loyat, adjoint à l’urbanisme. Construite en face sur la rive droite par les architectes strasbourgeois Denu & Paradon, la salle des musiques actuelles et contemporaines (SMAC) La Rodia, fut en 2010 le premier signe de reconquête de cet espace de 25 hectares. Les Prés de Vaux sont pressentis pour devenir un lieu d’expression artistique en plein air et d’hébergement d’activités culturelles, associatives et marchandes. En 2011, la Fabrique Artistique a démarré de façon provisoire dans les locaux de l’ancienne usine Supérior. Cette expérimentation nourrira le programme du futur équipement culturel qui prendra place à terme au cœur du site.

Hétérogène et vétuste

Constitués d’un ensemble hétéroclite de bâtiments vétustes, Les Prés de Vaux donnent une image peu flatteuse de Besançon en descendant du plateau, en provenance de la Suisse. Imminente, la déclaration d’utilité publique du projet de reconversion permet à la ville d’activer une procédure d’expropriation de l’ancienne usine de Rhône-Poulenc, communément appelée «La cathédrale» à cause de ses dimensions imposantes. Un périmètre d’attente de projet d’aménagement (P.A.P.A.) fige la situation. Cette procédure empêche la cession de droits à construire en attendant l’approbation d’un plan d’ensemble. Des acquisitions foncières à l’amiable ont été réalisées grâce au programme « Avenir du Territoire entre Saône et Rhin, consécutif à l’abandon par l’État du projet de canal Rhin-Rhône à grand gabarit.

Retenue dans un marché de définition, l’équipe d’urbanistes Patrick Duguet associé à Alfred Peter (Strasbourg), à l’Atelier d’écologie urbaine (Paris) et au bureau d’études OTE (Illkirch-Graffenstaden) donne une forte connotation écologique au projet. « L’idée d’un parc habité autorise une dédensification des bâtiments et le développement d’un aspect sauvage, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la ville », expose Michel Loyat. Le plan de prévention des risques contre les inondations (PPRI) et une difficile accessibilité renforcent la place prépondérante des espaces verts, dans un ensemble de logements qui ne dépassera pas une centaine d’unités.

Des techniques de dépollution écologiques

Cœur du projet sur l’emprise de l’ancienne usine chimique, une grande esplanade se prolongera vers le Doubs avec des espaces de promenade submersibles. Le parc public prendra forme au fur et à mesure de la dépollution des sols. La ville expérimente les techniques de phytoremediation (dépollution par les plantes) et bioremediation (dépollution par les bactéries) afin de piéger les hydrocarbures, solvants et métaux lourds. Selon les endroits, le traitement pourra durer entre un et dix ans. En amont de la rivière, l’aspect sauvage de berges est préservé avec des activités de plein air ne nécessitant pas d’équipement.

Le quartier résidentiel se situe à l’entrée du site, côté ville. Les immeubles sont disposés en peigne pour être accessibles depuis l’avenue Chardonnet, réhaussée hors de la crue centenale. Situés dans le prolongement de l’ancienne friche de La Mouillière, urbanisée il y a quelques années, Les Prés de Vaux renforcent l’idée d’un centre-ville élargi. « L’instrument de mesure est la marche à pied », affirme Michel Loyat. L’élu exprime ainsi son espoir de voir les riverains utiliser massivement la passerelle de liaison entre la Cité des Arts et la salle des musiques actuelles, pour se rendre à pied au centre-ville. Après s’être résolue à suspendre le projet d’un nouveau pont pour des questions budgétaires, la ville s’emploie à rendre visibles les cheminements d’une rive à l’autre et jusqu’au centre-ville. « L’absence de stationnement à la cité des arts peut inciter les visiteurs à emprunter la passerelle sur le Doubs », estime Michel Loyat. Côté ville, une étude de l’agence d’urbanisme de l’agglomération de Besançon (Audab) esquisse un parcours piétonnier. Prévu sur une dizaine d’années, le projet pourrait démarrer l’an prochain, par l’acte hautement symbolique de la démolition de «La cathédrale». La ville se réserve ce délai pour décider de la procédure d’aménagement.

Jean-Marie Russias, architecte des bâtiments de France

Les formes pures de la cité des arts s’intègrent parfaitement au patrimoine Vauban. Depuis la citadelle, on voit qu’elle porte nullement atteinte aux bastions. Le traitement paysager affirme la relation avec la rivière et ramène le végétal dans la ville. La mémoire du bâtiment en briques des anciens entrepôts est préservée. Je suggère une meilleure relation avec le centre ancien en prolongeant le parvis dans la traversée de l’avenue Gaulard. Et j’ai demandé un garde-corps plus fidèle à l’architecture de Vauban à la place du métal déployé.

150

C’est le nombre maximum de logements collectifs qui seront construits autour de la place Guyon reconfigurée.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Diagnostic, entretien et réparation des ouvrages en béton armé en 44 fiches pratiques

Diagnostic, entretien et réparation des ouvrages en béton armé en 44 fiches pratiques

Date de parution : 03/2020

Voir

Valorisation de l’immobilier d’entreprise par l'externalisation des actifs et autres solutions

Valorisation de l’immobilier d’entreprise par l'externalisation des actifs et autres solutions

Date de parution : 02/2020

Voir

Contrats publics n° 206 - Février 2020

Contrats publics n° 206 - Février 2020

Date de parution : 02/2020

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur