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Bernard Marrot : « Il n'y a pas trop d'établissements hospitaliers »

jean-jacques talpin |  le 15/10/1999  |  France Collectivités localesLoir-et-CherDélit dans les contrats publicsEducation

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Le directeur de l'agence régionale d'hospitalisation s'explique sur le nouveau schéma régional de l'organisation sanitaire qui vient d'être adopté. Il estime qu'«il faudra concéder une partie de la chirurgie publique ».

Quel est l'état du secteur hospitalier en région ?

Il y a indiscutablement un besoin de modernisation, moins en équipements techniques qu'en moyens humains, car nous sommes une des régions les moins bien dotées en nombre de médecins. Il y a aussi un problème de déséquilibre entre le Val-de-Loire et le sud de la région avec un chapelet de petites villes qui ont des hôpitaux dits de proximité et dont la chirurgie fonctionne mal. Nous ne sommes donc pas une région favorisée.

Quelles sont vos priorités ?

Constituer des communautés d'établissements dans lesquelles les petits établissements s'appuient sur les grands, négocier, rassembler, travailler en réseau pour offrir un tissu cohérent et de qualité. Sur cinq ans, nous fermerons moins de 700 lits, un simple toilettage sur les 10 000 lits autorisés. Il ne faut pas aller plus loin, car nous sommes une des régions les moins en surcapacité. Le Centre n'a rien à voir avec le midi ou l'Ile-de-France.

Faut-il fermer des établissements ?

Il n'y a pas trop d'établissements, mais il y a trop de services de chirurgie qui ne fonctionnent pas correctement. C'est pourquoi il faut, dans certains cas, regrouper des services ou confier la chirurgie publique au secteur privé, mais avec un contrat de concession de service public. Cette politique pragmatique est la seule qui peut empêcher la fermeture de petits hôpitaux. Mais ces petits établissements doivent travailler avec les grands, mettre des services en commun pour être complémentaires.

La région est-elle « victime » de la région parisienne ?

Aujourd'hui, 70 à 90 % de la population des petites villes ne se font pas opérer sur place, mais choisissent déjà les établissements des grandes villes. Le plus grave, c'est qu'environ 20 % de la population vont se faire soigner en région parisienne. Les élus de la région doivent prendre conscience que 11 à 12 milliards de francs sont injectés chaque année dans l'hospitalisation publique et privée qui emploie 40000 personnes. C'est un des secteurs clefs du développement et de l'image de la région. Mais peut-on se satisfaire de voir un habitant sur cinq aller se faire soigner ailleurs? C'est un chiffre qui doit interpeller...

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Bernard Marrot, directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation du Centre.

Les grandes restructurations

- Chirurgie : regroupement de plateaux techniques entre le privé et le public à Saint-Amand-Montrond, Vendôme, Nogent-le-Rotrou et Gien. A Saint-Amand et à Gien, les cliniques s'installeront dans les locaux de l'hôpital.

- Maternité-obstétrique : regroupement à Blois et Gien

Toutes ces restructurations entraîneront d'importants investissements pour accueillir les regroupements, développer des services à Orléans, reconstruire une partie de l'hôpital de Tours ou créer le pôle femme-enfant de Chartres.

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