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Bercy : l'urbanisme parisien réinventé

MANUEL DELLUC |  le 07/11/1997  |  AménagementConcoursCollectivités localesDroit de l'urbanismeRéglementation

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L'achèvement de la deuxième phase du quartier de logement conçu par Jean-Pierre Buffi dans la ZAC Bercy offre l'occasion de tirer un bilan global d'un projet qui marque l'aboutissement de la stratégie mise en place au milieu des années 70 par l'Atelier parisien d'urbanisme, fondée sur une relecture inventive du modèle haussmannien.

L'urbanisation du quartier de Bercy constitue l'un des deux grands projets conçus pour revitaliser le vaste territoire qui s'étend de part et d'autre de la Seine, depuis le pont d'Austerlitz jusqu'au boulevard périphérique, entre les faisceaux des lignes SNCF des gares de Lyon et d'Austerlitz. Ancienne enclave industrielle, celle-ci regroupait, il y a peu encore, les dernières opportunités de développement urbain de grande ampleur à l'intérieur des limites de Paris. Si les traces de ce passé industriel prenaient, sur la rive gauche, un caractère hétéroclite, le site de Bercy était, quant à lui, caractérisé par un héritage exceptionnellement homogène, celui du vaste - et célèbre - domaine des entrepôts à vin apparu aux portes de l'enceinte des Fermiers généraux dès la fin du XVIIIe siècle.

Un environnement exceptionnel

A la conservation d'un patrimoine bâti remarquable (dont les entrepôts Lheureux et les chais de la cour Saint-Emilion sont parmi les plus beaux exemples), s'ajoutait une splendide couverture végétale constituée de près de 500 arbres de haute tige (la plupart des platanes) parfois bicentenaires, conférant au site une qualité paysagère unique à Paris. La construction, à la fin du XIXe siècle, de la gare de Lyon puis, au XXe siècle, dans les années 60, du périphérique, de la voie express rive droite et des tours quai de la Rapée contribueront cependant à isoler fortement le site du contexte parisien, mais également à le préserver. Les années 70, à travers le schéma de secteur Seine-Sud-Est (1973), puis le SDAU (1977), avaliseront le principe de la création d'un futur quartier d'habitation organisé autour d'un grand parc à l'emplacement du domaine des entrepôts à vin. Le début des années 80, avec la construction du Palais Omnisports de Bercy - proposé à l'occasion de la candidature de Paris aux jeux Olympiques de 1992 - et ensuite celle du ministère des Finances achèveront de fixer le cadre du futur projet.

Une démarche « fondée » et « fondatrice »

Dans le contexte marqué par la profonde mutation idéologique de la politique urbaine parisienne impulsée par l'Apur au milieu des années 70, basée sur le principe d'une relecture inventive de l'héritage haussmannien, la création d'un quartier nouveau dans un tel site représentait un formidable défi... et sans doute une chance. En effet, l'obligation imposée par les qualités du site, non seulement d'inscrire le projet dans une « tradition » parisienne à réinventer, mais également de négocier son insertion dans un contexte privilégié, apparaît comme la caractéristique distinguant la démarche initiée sur Bercy des autres opérations menées par l'Atelier parisien d'urbanisme. Pour l'Apur, ainsi que l'explique Pierre Micheloni, l'un des architectes responsables du projet, le nouveau quartier de Bercy « devait traduire une double appartenance : celle, atypique, aux entrepôts de vin et celle, plus habituelle, au tissu urbain parisien dont il devait former le prolongement. La question était de savoir comment les différents constituants urbains existants ou à créer (masses bâties, jardins, voies publiques, découpage parcellaire) cohabiteraient dans une conception d'ensemble qui marquerait cette double appartenance ».

Le nouveau quartier

La puissance structurante de la trame viaire léguée par les anciens entrepôts associée au principe d'un grand parc invitait naturellement à initier cette démarche à partir d'une mise en forme simple de l'espace public. Créée en 1985, la ZAC Corbineau-Lachambaudie bordant les emprises ferroviaires de la gare de Lyon sur une longueur de 700 m et dessinant la bordure nord du nouveau quartier d'habitation, inaugurera la démarche globale visant à établir le nouveau tracé urbain sans totalement effacer les traces de l'ancien.

Réglées sur les dimensions de l'îlot triangulaire de maisons de cheminots séparant la rue de Bercy et la rue de Pommard et reprenant le tracé perpendiculaire à la Seine des anciens entrepôts, les « césures » ménagées dans le front bâti de la rue de Bercy, constitueront l'amorce de la trame viaire du futur quartier dont l'Apur a déjà fixé les grandes lignes.

Approuvée par le Conseil de Paris en 1987, la ZAC Bercy prendra, quant à elle, possession de l'ensemble du site des entrepôts, soit environ 51 ha. Elle comprend principalement la création du nouveau parc bordant la Seine sur une superficie d'environ 12,5 ha, un quartier d'habitation pour partie organisé autour d'environ 1500 logements (soit 134 000 m2 de SHON), une zone d'activités économiques à l'est du site incluant des bureaux, des activités, des hôtels, des cinémas (soit un total de 272 000 m2 de SHON) ainsi que divers équipements dont on ne retiendra que les principaux : une station du futur métro Météor, un parking public, deux écoles maternelles, une crèche, un commissariat, une poste, etc. L'ensemble étant décomposé en une somme de projets coordonnés par la Semaest pour leur mise en oeuvre, exception faite de la zone d'activités confiée à la société Zeus, Michel Macary étant chargé de sa coordination architecturale.

La conception du parc fera ainsi, en 1987, l'objet d'un concours international qui désignera lauréate l'équipe de Marylène Ferrand, Jean-Pierre Feugas, Bernard Huet et Bernard Leroy. En 1988, la partie logement sera placée sous la coordination de l'architecte Jean-Pierre Buffi. Enfin, le dessin des espaces publics fera l'objet d'un projet spécifique confié à Muriel Pagès, une « ancienne » de l'Apur.

Les îlots Buffi

Pour le coeur du futur quartier d'habitation, la mission de Jean-Pierre Buffi fut divisée en deux phases, l'une pour les îlots faisant face au parc, l'autre pour les îlots définissant la partie nord de la ZAC, le long de la rue du Baron-Leroy. Il fonda sa démarche en référence à deux situations parisiennes proches : de la rue de Rivoli, il retint l'efficacité spatiale du « décor urbain » bordant le jardin des Tuileries, tandis que du Champ de Mars il retint les transparences que la ponctuation des hôtels particuliers offre sur la profondeur du quartier. En croisant ces deux exemples de typologie urbaine classique a priori antinomiques avec deux autres références, cette fois-ci modernes, empruntées à l'Italie des années 30 (la célèbre Casa Rustici de Terragni et Lingeri et un immeuble de Libéra à Ostie), Jean-Pierre Buffi se donnait les moyens d'apporter une réponse au débat, contemporain et parisien, portant sur la réinterprétation du modèle haussmannien, en repartant de celui - crucial pour la culture architecturale transalpine de l'entre-deux guerres - portant sur l'équilibre entre « modernité » et « tradition ». Cette tentative de synthétiser des références a priori opposées amena Buffi à définir un système, à la fois « classique » et « moderne », d'îlots « semi-ouverts » constitués d'éléments continus (immeubles « refends » pour la phase 1, bâtiments « frontaux » pour la phase 2) et discontinus (« plots » pour la phase 1 et « échelons » pour la phase 2), dont la simple permutation permet d'établir des transparences en accord avec les grandes orientations du site : perpendiculaires à la Seine pour les immeubles bordant le Parc, parallèles pour les îlots de la partie nord.

Un théâtre urbain

Bordant l'un des deux grands espaces publics conçus à Paris ces dernières années, les îlots du parc constituaient la pièce maîtresse de son intervention. Partant de la figure d'un îlot en « U » fermé sur trois côtés et partiellement ouvert côté parc par le système des « plots » reliés par des loggias horizontales, Buffi s'est attaché à exploiter pleinement l'ambiguïté de son système, à la fois ouvert et fermé, par un principe de découpage sophistiqué. Transgressant la classique convention haussmannienne où la simple morphologie de l'espace public associé à des prescriptions architecturales strictes suffisent à qualifier l'ordonnancement urbain, le découpage proposé, constitué d'un lot « sur cour » hétérogène (comprenant une immeuble rue de Pommard au nord et deux « plots » libres sur le parc au sud) et d'un lot « sur rue » homogène (comprenant deux immeubles « refends » identiques de part et d'autre des « césures », soit à cheval sur deux îlots), permettra à Buffi d'établir une sorte de jeu de rôles (qu'il dit avoir conçu en référence aux célèbres Sept personnages en quête d'auteur du dramaturge italien Luigi Pirandello), où les valeurs d'« homogénéité » et d'« hétérogénéité » - respectivement liées aux sphères « publique » et « privée » - sont mises sur un pied d'égalité pour constituer le « théâtre » urbain.

L'ambivalence public/privé

A l'inverse du système haussmannien, où le principe d'identité stricte des façades conduisait à une relation d'exclusion entre domaine public et privé, décorum urbain et domesticité, l'ambiguïté ménagée par le système de Buffi permet a contrario au projet d'établir une relation non exclusive et graduelle de la sphère privée à la sphère publique, de l'univers domestique au « théâtre urbain ». Tandis qu'en effet, les différentes transparences ménagées vers les cours des îlots laissent filtrer un aperçu de l'univers domestique et contribuent à donner au quartier et au front de Parc une échelle non monumentale, l'ordonnancement strict des immeubles « refends » réintroduit la dimension monumentale du décor urbain mais sur un mode mineur puisque celui-ci cadre, non tant l'intérieur des îlots que les césures ménagées entre ceux-ci. La coexistence de ces espaces antinomiques, rendue possible par de multiples transparences à rez-de-chaussée, permet au promeneur de se repérer dans un paysage urbain qui, en permanence, lui indique, au degré près, ce qui est de l'ordre de la ville (et de la communauté) et ce qui est de l'ordre de l'habitat (et de la « privauté »). Ainsi, si les îlots de Buffi s'inscrivent dans la tradition urbaine haussmannienne qui, la première, proposa un système articulant systématiquement domaine public et domaine privé... c'est pour mieux la renouveler. Alors que le système haussmannien fonctionnait sur le principe d'une domination sans faille du « public » sur le « privé » , la proposition Buffi, en ouvrant le domaine privé sur le domaine public, rééquilibre le poids respectif de chacun des deux termes et donne une tonalité fondamentalement nouvelle et démocratique au vécu de l'espace parisien.

PHOTOS :

1. Face au parc, îlots et espaces publics participent d'une géométrie commune.

2. Sur l'arrière, la rue de Pommard prolongée s'inscrit naturellement dans la continuité de son ancien tracé.

3. Dans le parc, les nouvelles plantations se confondent avec les anciennes.

1. Les immeubles plots ménagent une transparence calibrée sur l'intérieur des îlots...

2. ... tandis que les immeubles refends cadrent et monumentalisent la profondeur de l'espace public.

3 à 5. Complètement détaillées par Buffi, les loggias horizontales qui relient les immeubles plots permettent un contrôle précis de l'équilibre entre ouverture et frontalité de la façade des îlots sur le parc.

REFERENCES HISTORIQUES

Thèse (le Champ de Mars), antithèse (la rue de Rivoli), synthèse

(la Casa Rustici de Terragni) sont les trois temps de la réflexion de

Jean-Pierre Buffi pour

reformuler l'îlot parisien.

FICHE TECHNIQUE

Maîtrise d'ouvrage : Semaest.

Maîtrise d'oeuvre urbaine : Jean-Pierre Buffi, architecte en chef; F. Millet, F. Bret, assistants 1e phase; T. Eberhard, assistant 2e phase.

Superficie totale ZAC Bercy : 51 ha.

Superficie à acquérir par l'aménageur : 12,5 ha.

Nombre total de logements à l'achèvement de la ZAC : 1 486 soit 133 770 m2 de SHON.

Activités économiques : 272 339 m2 de SHON ; bureaux, 97 299 m2 ; activités, 135 911 m2 ; hôtels, 39 129 m2 ; cinémas, 12 000 m2.

L'Atelier parisien d'urbanisme

Créé le 3 juillet 1967 par le Conseil de Paris, l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) est une association régie par la loi de 1901, contrôlé par une assemblée générale où siègent des représentants de l'Etat, de la ville, du département et de la région. Il a reçu pour mission de définir une politique d'urbanisme cohérente pour Paris, ce qui l'a naturellement conduit à s'intéresser à l'évolution urbaine au-delà des strictes limites de la capitale. Parmi les autres services de la ville de Paris intervenant dans le domaine urbain et architectural (direction de l'aménagement urbain et de la construction, direction du patrimoine et de l'architecture, direction du logement, etc.), son rôle est de réaliser des études et d'élaborer des propositions qui sont soumises aux élus. Ses travaux concernent à la fois l'observation et l'évolution de la ville, la planification à long et moyen terme, la préparation des projets d'aménagement. Il a notamment conduit la mise au point du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme, approuvé en 1977, puis, la même année, l'élaboration du POS, deux documents qui marquèrent le tournant pour un urbanisme plus respectueux du paysage parisien. L'Apur s'est vu ainsi confier la conception des grandes opérations d'urbanisme d'initiative municipale, dont les aménagements du quartier de Bercy, de Reuilly, du bassin de la Villette, du secteur Pasteur-Montparnasse... 80 personnes y collaborent régulièrement et son budget annuel est de 34 millions de francs (1995). Son directeur est Nathan Starckman (ci-dessus).

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Le jardin des mémoires

Lauréat du concours pour le parc de Bercy, le projet de Marylène Ferrand, Jean-Pierre Feugas, Bernard Huet et Bernard Leroy s'est distingué de ses concurrents par sa cohérence avec le projet global de l'Apur pour le quartier. Reprenant le thème de la mémoire, le projet est conçu à partir de la superposition « archéologique » de la nouvelle trame urbaine prolongée à l'intérieur du jardin sur celle des anciens tracés des entrepôts à vins, conservés. Cette nouvelle trame d'allées est dimensionnée sur les îlots du front de parc (équivalent à deux modules de 45 m de côté chacun). Elle est axée, d'est en ouest, sur le Palais Omnisports de Bercy, ainsi réintégré à la composition urbaine d'ensemble.

D'une superficie d'environ 12,5 ha, le jardin est divisé en trois parties. A l'est de la rue Joseph-Kessel (anciennement rue de Dijon) bordée par deux grandes buttes vallonnées, le jardin « romantique » organisé autour d'une pièce d'eau circulaire et de son île, protégeant un ancien bâtiment du domaine des entrepôts. Au centre, les « jardins à thèmes » composés de neuf carrés. Le projet prévoyait que celui du centre fût occupé par un fragment intégralement conservé des anciens entrepôts, ce qui ne put aboutir, du fait de l'opposition de la direction des parcs et jardins de Paris. A l'ouest enfin, la troisième partie traite, au moyen d'une simple prairie, du thème du « jardin primordial ».

Une promenade en terrasse surélevée borde toute la partie sud du projet afin d'atténuer les nuisances sonores engendrées par la voie expresse. Celle-ci interdit cependant la possibilité d'une véritable relation entre le quartier de Bercy et la Seine.

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Le projet des espaces publics

Confié à l'architecte Muriel Pagès, le dessin des espaces publics a fait l'objet d'un projet spécifique incluant une étude de planimétrie globale sur le site, une étude de fonctionnalité des voies, ainsi que le choix des matériaux de sols et du mobilier urbain. Le parti adopté par Muriel Pagès fut de préserver le caractère rural du site. La décision, imposée par Jacques Chirac, de conserver le maximum d'arbres permit de rester au plus près de la planimétrie d'origine. Pour les études de fonctionnalité, Muriel Pagès s'est efforcée d'obtenir la plus grande simplicité, notamment en privilégiant le stationnement sur chaussée, conférant au projet un « anonymat » caractéristique des espaces publics parisiens. Enfin, tous les anciens pavés du site ont été réutilisés pour revêtir les trottoirs, places et voies piétonnes.

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ZAC Bercy, phase 2, l'îlot G

Constitué de trois lots (G18, G19, G20), il est bordé au nord par la rue du Baron-Leroy, au sud par la place Gabriel-Lamé et les rues des Pirogues de Bercy et François-Truffaut à l'est et à l'ouest. Sur les lots G18 et G19, le projet Buffi prévoyait pour chacun un bâtiment « frontal » sur les voies principales et deux « échelons » sur les voies secondaires, tandis que le lot G20 devait refermer le système avec un bâtiment « frontal » se retournant sur la rue des Pirogues de Bercy. Les bâtiments « frontaux » obéissent à une composition tripartite successivement définie par un socle de commerces largement vitrés d'environ 6,5 m de hauteur et marqué par un bandeau en encorbellement, puis de cinq niveaux d'étages courants et d'une typologie de « maisons sur le toit » pour les deux derniers niveaux. Les bâtiments « échelons » ne sont composés que d'un seul constituant de sept niveaux, auxquels s'ajoutent des « volumes sur le toit » d'un niveau.

G18 O. Arène-C. Edeikins/SGIM

Implanté le long de la rue du Baron-Leroy dont le tracé a été déplacé pour s'insérer dans le très bel alignement d'arbres existants, il est composé d'un bâtiment « frontal » et de deux échelons. Son programme est composé de 78 logements PLA et de commerces à rez-de-chaussée.

G19 J. Audren-R. Schlumberger/SGIM

Faisant face, sur la place Gabriel-Lamé, à la cour des chais Saint-Emilion, une césure oblique fait largement communiquer la cour de l'immeuble et l'espace public. Dans l'esprit des prescriptions de Buffi, les raccordements entre l'immeuble « frontal » et les « échelons » sont traités comme des porches de grande hauteur. Son programme est composé de 73 logements PLI et de commerces à rez-de-chaussée.

G20 E. Colboc-H. Dubois/SGIM

Terminant le « système » Buffi, le bâtiment est composé d'un immeuble frontal implanté sur la rue des Pirogues de Bercy et d'un retour sur la place G.-Lamé. D'une écriture plus « moderniste » que ses voisins, il propose en toiture une terrasse panoramique. Programme : 58 logements PLA , commerces à rez-de-chaussée.

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