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Bâtiment passif et triple vitrage

Jean-Luc Marchand,délégué général du SNFA. |  le 15/06/2012  |  VerreEuropeFrance entièreProduits et matériels

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En matière de bâtiment passif, les entreprises françaises ne seraient pas au rendez-vous. Et les prix seraient excessifs. C’est faux ! Nous avons la chance de posséder un tissu d’entreprises extrêmement riche réparties sur tout le territoire. Elles sont capables de concevoir, fabriquer et installer tous types de fenêtres dans tous les matériaux. Le problème vient plutôt de ce que le triple vitrage est souvent présenté comme « incontournable ». Cette approche mésestime le travail de conception et d’optimisation des bâtiments et de leurs composants. En matière de paroi vitrée, ce n’est pas le seul vitrage qu’il s’agit de considérer mais bien la fenêtre complète qui doit répondre aux attentes et besoins de chaque projet en termes de dimension, type d’ouvrant, volets et/ou stores, esthétique, sécurité… Cette fenêtre a des caractéristiques énergétiques qui sont prises en compte dans le calcul de consommation du bâtiment : facteur solaire, transmission lumineuse, isolation, surface d’ouverture… Alors double ou triple vitrage, il n’y a pas de dogme, tout dépend des besoins. Le triple vitrage, c’est trois verres au lieu de deux, deux lames de gaz, deux couches basse émissivité, deux barrières de scellement… Pour les fenêtres, passer d’un vitrage de 24 mm d’épaisseur à 32 mm (50 % plus lourd) nécessite d’augmenter les feuillures et donc la section des ouvrants et des dormants. Il y a donc bien évidemment des coûts supplémentaires. Côté performances, le coefficient de transmission thermique Ug des meilleurs doubles vitrages est de 1 W/m².K. Le triple vitrage permet de descendre à 0,7 voire 0,5 avec deux lames krypton. Le facteur solaire est en revanche moins élevé que celui du double vitrage, ce qui, combiné à l’augmentation de l’épaisseur des fenêtres, réduit les apports solaires. Il faut donc être prudent. Les simulations montrent que sauf pour la partie la plus froide de notre territoire et en orientation nord, l’économie n’est pas démontrée.

Un bâtiment passif est moins cher en Belgique qu’en France. Ce constat fait sur deux opérations est contesté par le Syndicat national de la construction des fenêtres, façades et activités associées.

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