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Bâtiment : légère embellie mais pas d’euphorie

FV |  le 17/09/2013  |  Etat

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Avec un recul de 2,6% en volume, l’activité du secteur sur l’année 2013 sera moins mauvaise que prévu, a indiqué mardi 17 septembre la Fédération française du bâtiment (FFB), dans son traditionnel point de conjoncture. Au rang des inquiétudes de cette rentrée : le compte de prévention de la pénibilité, récemment dévoilé par le gouvernement, qui donne, selon l'organisation professionnelle, une mauvaise image du Bâtiment aux nouvelles générations.

2013 sera, tant au plan global qu’à celui du Bâtiment, une année moins mauvaise que prévu, estime la FFB, qui situe la baisse d’activité en volume à 2,6%, contre 3,5% prévu en novembre 2012 et table sur une fourchette de 330.000 à 340.000 logements mis en chantier. « Il ne faut toutefois pas confondre moindre baisse, sortie de récession et encore moins reprise, prévient Didier Ridoret, son président.  L’euphorie n’est pas de mise. Le retour à des temps réellement meilleurs, avec environ 2% de croissance du PIB par an, ne se profilera pas à l’horizon, tant que l’investissement sera en baisse et que les déficits perdureront. L’activité du Bâtiment, sans perspective de croissance générale, reste et restera à la peine ».

Plus précisément, dans le neuf, le retrait des permis et mises en chantier a cédé la place à une stabilisation à bas niveau. Les projections FFB pour l’ensemble de l’année 2013 sur la base des données des sept premiers mois ressortent à environ 330.000 logements mis en chantier, soit un recul de 4,8% par rapport à 2012 et à 22,5 millions de m² commencés dans le non-résidentiel (hors bâtiments agricoles et hôtellerie), soit une hausse de 4 % au regard du score de 2012. Compte tenu des délais de chantier, cela correspondrait à un recul de l’activité de 6,2% dans le logement et de 0,2% dans le non-résidentiel en 2013.
L’amélioration-entretien, quant à elle, s’inscrit aussi en baisse de 1,4% au premier semestre 2013 par rapport au même semestre de 2012. Cependant, les effets de la hausse annoncée du taux de TVA réduit (à 10%) au 1er janvier 2014 et le redressement des transactions dans l’ancien, devraient, selon la FFB, se faire sentir d’ici fin 2013, qui table pour l’année sur un recul de 1%. Tous ces éléments expliqueraient à la fois la relative stabilité des carnets de commandes chez les plus de 10 salariés et la poursuite de leur repli chez les artisans.

Relancer l’activité et l’emploi

Dans un tel contexte, l’emploi dans le secteur ne peut s’améliorer. Au premier semestre 2013, la perte nette dans le bâtiment ressort à environ 29.800 postes (soit  2,4%) par rapport au premier semestre 2012, du fait de la baisse simultanée des effectifs salariés (24.000, soit  2,1%) et de l’intérim en équivalent-emplois à temps plein (5.800, soit  6,8%). La FFB maintient donc sa prévision d’une perte de 40.000 emplois en 2013.

Pour relancer le marché, la FFB réitère sa demande d’une baisse du taux de TVA à 5% pour les travaux d’économie d’énergie (NDLR :  à 7% actuellement, il devrait passer à 10% au 1er janvier 2014)  « Certes, le passage de 10% à 5% coûterait  environ 660 millions d'euros mais cette mesure est seule à même de dynamiser le marché", estime Didier Ridoret  qui attend des annonces lors de la Conférence environnementale, les 20 et 21 septembre.

Pour soutenir la primo-accession à la propriété qui constitue « l’homme malade » du secteur avec une division par 9 du nombre de PTZ+ entre 2011 et  le 1er trimestre 2013, la FFB demande une refonte dans « les meilleurs délais » du dispositif.

Compte pénibilité : « pas question d’en rester là »

« Le compte de prévention de la pénibilité voulu par le gouvernement, qui devrait être mis en place au 1er janvier 2015, est le sujet brûlant actuel des entreprises et des artisans du Bâtiment, car il montre du doigt d’une manière évidente notre secteur », s’insurge Didier Ridoret, qui rappelle que 80% des effectifs sont concernés. « La vraie pénibilité, c’est d’être au chômage  et non pas d’avoir un travail ». Pour le président de la FFB, le signal que cette mesure envoie aux jeunes générations est celui d’une mauvaise image du secteur. « Sans même parler de son coût qui va s’avérer ruineux pour notre branche, le dispositif pénibilité, qui s’appuiera sur des fiches individuelles d’exposition, posera en pratique d’énormes difficultés de mise en œuvre et de définition de son périmètre. C’est un archétype de complexité ! », précise-t-il. En effet,  comment fixer un seuil de posture pour un plombier ou un peintre et comment le mesurer ? Reste que pour la FFB, les efforts déployés depuis plusieurs années avec succès en matière de revalorisation des métiers seraient rayés d’un trait, notamment l’accord de prévention et d’amélioration des conditions de travail signé le 20 décembre 2011 serait fortement compromis.

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