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Base Aire de jeux Paris 20e

MARYSE QUINTON |  le 01/10/2008  |  ArchitectureAménagementRéglementation

Pour concevoir la nouvelle aire de jeux du parc de Belleville livrée cet été, les paysagistes de l’agence BASE ont posé la prise de risque comme fondement du dispositif spatial et pédagogique. Situé sur un terrain fortement pentu, ce projet renouvelle l’offre conventionnelle existante en proposant une autre lecture des normes de sécurité en vigueur.

En 2002, l’aire de jeux du parc de Belleville avait fermé ses portes au public pour des raisons de sécurité. En cause, l’état très dégradé des équipements ludiques et l’instabilité des sous-sols. Suite à cette fermeture, la Mairie de Paris a entrepris de définir au mieux les attentes des futurs utilisateurs à travers une opération de concertation inédite. Mené par le CODEJ (Comité pour le développement de l’espace pour le jeu), ce travail préalable s’est déroulé sous forme d’ateliers de réflexion – expression orale, écrite et graphique – réunissant à la fois les riverains et les enfants, la Direction des parcs, jardins et espaces verts de la Ville de Paris, le CODEJ, le Conseil du quartier et les agents de la Maison de l’Air. A l’issue de cette concertation, trois éléments-clés – le risque, l’exploration et la recherche d’autonomie – ont été mis en évidence et intégrés au cahier des charges comme objectifs principaux de la mission de maîtrise d’œuvre. « Notre travail a ensuite consisté à synthétiser et interpréter les attentes du public pour apporter une réponse spatiale à la fois fidèle et originale », explique Clément Willemin, paysagiste de l’agence BASE, lauréate de la consultation.

Enclavé en limite sud du parc, le site présente une topographie qui invite à l’audace : une pente à 30°, un dénivelé de 12 m, des vues panoramiques sur tout Paris. On est ici bien loin des sages terrains plats habituellement dévolus aux aires de jeux. La géographie est violemment accidentée, la pente est vertigineuse. Une aubaine pour ces trois paysagistes qui revendiquent une relation immersive avec la nature comme moyen d’éprouver un paysage*. Pour coller à la topographie, le projet est donc envisagé, non pas comme un traditionnel assemblage de modules mais comme une structure globale littéralement accrochée à flanc de colline. L’idée : offrir des situations multiples et différents niveaux de difficulté auxquels l’enfant peut se confronter. « On s’est simplement attaqué à la pente qui représente la contrainte numéro un, et en cherchant à en tirer le maximum d’expériences possibles et de vertige, on est naturellement arrivé à une structure sur mesure qui s’intégrait dans le relief. En cela, c’est vraiment un [...]

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