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BAS-RHIN Dans le cadre de la démarche « Hommes & territoires » , la politique de l'eau du conseil général est remise à plat

Laurent Miguet |  le 09/07/2004  |  Bas-RhinCollectivités localesEnvironnementDroit de l'environnementInnovation

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La politique de l'eau du conseil général du Bas-Rhin est passée au crible de la démarche hommes & territoires, ce 9 juillet dans l'auditorium de l'Ecole nationale d'administration à Strasbourg. Selon la méthode qu'elle a rôdée depuis deux ans sur les sujets cruciaux pour l'avenir des habitants du département, la collectivité convie tous les acteurs de l'eau à «vider leur sac».

Animée par « Le Moniteur », la séance plénière de l'après-midi illustrera cette méthode : le débat n'éludera ni la raréfaction des crédits d'Etat dédiés à l'eau, ni la cohésion entre département et région, candidats à une extension de compétence dans la gestion de l'eau, ni la question des périmètres de la coopération intercommunale, face au défi de l'interconnexion des réseaux et à la logique des bassins versants... Dans le « porté à connaissance », diffusé fin juin par le conseil général à l'intention d'environ un millier d'acteurs locaux, le président de l'assemblée départementale Philippe Richert formule en ces termes la question qui sert de toile de fond au colloque : « Nous avons le devoir de transmettre aux générations futures cette richesse collective fantastique : une eau abondante et de qualité. » (1)

Gestion prévisionnelle : une culture à construire

Ce document d'une centaine de pages met à plat tous les aspects du sujet et les recadre dans le projet départemental « hommes & territoires », dont la finalisation interviendra cet automne. Cette mise en perspective intervient au moment où de nouveaux outils facilitent une réorientation politique. Depuis la précédente « journée de l'eau » du conseil général, qui s'était tenue le 26 juin 2002 à Duppigheim, déjà avec la participation du « Moniteur » (2), le département a tenu l'engagement pris devant les maires du Bas-Rhin : un diagnostic de l'état des réseaux d'assainissement complète l'inventaire des réseaux d'eau potable restitué ce jour-là aux élus communaux.

Dans le prolongement de l'expérimentation qui associait alors sept départements français sur la gestion prévisionnelle du patrimoine technique dédié à l'adduction d'eau, la nouvelle étude départementale aboutit à des résultats tout aussi préoccupants (voir graphiques ci-dessous). Elle met également en évidence les économies qui peuvent résulter d'une gestion prévisionnelle : diagnostiquées à temps, les faiblesses des réseaux d'assainissement en béton peuvent susciter des réhabilitations par chemisage, moins onéreuses que les renouvellements complets qui s'imposent pour des canalisations trop endommagées.

Chasser les redondances

Pour former les communes à la gestion prévisionnelle de leur patrimoine, le département, associé à l'Ecole nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (Engees), a élargi à l'assainissement les fonctionnalités du logiciel Chimere, développé dans le cadre de l'expérimentation sur les réseaux d'eau potable. Cette étape technique en annonce une autre : « Nous envisageons de publier un tableau de bord eau et assainissement à l'automne, dans le cadre de l'observatoire départemental de l'eau », annonce Paul Paugam, chef du service de l'équipement rural au conseil général. L'efficacité de ces outils résultera aussi des passerelles à construire entre Chimere et les systèmes d'information géographique du département et du syndicat départemental eau et assainissement du Bas-Rhin. Les deux collectivités ont décidé de prévenir d'éventuelles redondances entre leur système, dans le cadre d'une convention signée en 2003.

Le besoin de cohérence illustre un constat qui traverse l'ensemble de la démarche hommes & territoires : l'amélioration de l'efficacité des politiques publiques résulterait au moins autant de la réponse à cette demande que de nouveaux moyens financiers.

La même volonté de cohérence doit s'exprimer ce 9 juillet à l'échelle interrégionale, par la voix de Daniel Boulnois, directeur de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse : à la demande de cette dernière, le Bas-Rhin se prépare à adapter ses schémas d'aménagement, de gestion et d'entretien écologique des cours d'eau (Sageece) au cadre législatif national, en les transformant en Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage).

(1) Des hommes & des territoires : l'eau dans le Bas-Rhin. Juin 2004. (2) Voir « Le Moniteur » du 14 juin 2002, p. 42.

GRAPHIQUES :

Projection des besoins de renouvellement des réseaux d'eau potable (hors CUS)

Projection des besoins de renouvellement des réseaux d'assainissement (hors CUS)

L'inventaire publié par le conseil général du Bas-Rhin montre un fossé alarmant entre les besoins de renouvellement des réseaux et les moyens consacrés à cet objectif.

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