Chantiers

Barrières anti-humidité : la bonne méthode

Mots clés : Mobilier urbain - Normalisation - Marquage CE - Produits et matériaux - Second oeuvre

La dernière version du DTU 53.2 1 Revêtements de sol PVC collés formalise, avant la pose d’un revêtement de sol, la mise en œuvre des procédés anti-remontées d’humidité. L’une des trois possibilités : la barrière anti-humidité à base de résine époxy.

Les systèmes de barrières anti-humidité sous avis technique sont l’une des trois solutions de prévention des risques de remontées d’humidité prévues dans la dernière version (parue en avril 2007) de la norme NF DTU 53.2 Revêtements de sol PVC collés. Ladite norme impose désormais au maître d’ouvrage de choisir l’une de ces trois solutions pour la mise en œuvre d’un sol PVC sur dallage, dans la mesure où la pose directe adhérente n’est plus admise. Rappelons que les deux autres consistent en une chape désolidarisée ou en une sous-couche d’interposition sous avis technique.
Ces procédés, pour la plupart à base de résine époxy et obligatoirement sous avis technique, sont mis en œuvre lorsque les supports à base de liants hydrauliques sont humides ou présentent des remontées d’humidité. Bien souvent, le maître d’ouvrage fait appel à cette solution lorsqu’il n’a pas le temps d’attendre que le support, par un séchage naturel complet ait atteint un taux d’humidité résiduel compatible avec la pose d’un revêtement de sol PVC collé. Attention, ce ne sont pas des procédés de cuvelage ou d’étanchéité. Ils ne permettent pas non plus de résister à la fissuration. En revanche, ils assurent l’adhérence de l’enduit de préparation de sols mis en oeuvre par-dessus. Concrètement, il s’agit d’appliquer en épaisseur continue deux couches de produit (de 300 à 400 g/m2 environ par couche). La dernière étant sablée à refus pour permettre l’adhérence de l’enduit de préparation des sols. Avant de commencer la mise en place du système, le support doit être débarrassé de toute partie non adhérente et ne présenter aucune trace de laitance, de produits de cure ou de produits susceptibles (huiles, graisses) de nuire à l’adhérence du système. Il convient donc de procéder à une reconnaissance du support et, au besoin, avoir recours par un moyen mécanisé « type grenaillage » au décapage du support. Pour les petites pièces, il est possible de réaliser un ponçage. Dans tous les cas, les supports denses devront être dépolis et dépoussiérés.

Vous êtes intéressé par le thème Chantiers ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X