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Bam : parce que l’architecture, ça compte

Florent Lacas |  le 20/05/2016  |  ProfessionArchitectureCommunicationFrance entièreParis

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La jeune pousse a créé une plate-forme sur Internet mettant en contact particuliers et architectes.

Augmenter le nombre de projets d’architecture en France. C’est, aux dires de ses créateurs, l’une des principales raisons d’être de la start-up Bam (Because Architecture Matters : parce que l’architecture, ça compte). Elle a été lancée en août 2015 par deux amis de longue date, Mathias Boutier (Toulouse Business School) et Boris Lefèvre (Ecole spéciale d’architecture). Comme souvent, à l’origine de l’idée, il y a un simple constat. « Nous nous sommes rendu compte que peu de Français appelaient des architectes, explique Mathias Boutier. Et, lorsqu’ils le faisaient, ils recevaient parfois des refus décourageants. Nous voulions donc inventer un procédé qui aiderait les deux parties à mieux se parler. » Les jeunes cofondateurs avaient aussi repéré un paradoxe. Les architectes sont, traditionnellement, l’une des professions qui sont le plus en avance dans le domaine de l’informatique. Pourtant, rares sont ceux qui cherchent leurs clients en utilisant Internet. Et la société a immédiatement rencontré un certain succès, au point d’en surprendre ses créateurs. Depuis sa création, Bam a ainsi effectué 200 mises en relation client-architecte, et une vingtaine de chantiers sont déjà en cours.

Le bon architecte pour la bonne personne.

Comment fonctionne la plate-forme Bam, programmée par Mathias Boutier et Boris Lefèvre ? Le particulier (ou l’entreprise) se rend sur le site et répond à un questionnaire permettant de caractériser son projet (maison, appartement, extension, aménagement intérieur...). Il renseigne également son budget et sa situation géographique. Une fois la demande transmise, Bam appelle le client dans la foulée et lui propose un choix de deux ou trois architectes considérés comme pertinents pour répondre à sa requête. Puis c’est au client de décider s’il souhaite les rencontrer pour donner suite. Au-delà de cette offre « de base », une autre possibilité est proposée par Bam : lancer un concours d’architecture. Une solution plutôt adaptée aux projets qui pèsent plus lourd financièrement.
Si, dans le cas de l’offre « de base », le client n’a rien à débourser, Bam se finance en récupérant une commission non négligeable (10 %) sur les honoraires de l’architecte qui décroche un marché. « La plupart d’entre eux sont d’accord avec ce prélèvement, observe Mathias Boutier. Notre travail les dispense des coûts de prospection. » Aujourd’hui, deux cents architectes collaborent avec la plate-forme.
La jeune pousse, qui est implantée à Marseille et à Paris, est en train de mettre sur pied une levée de fonds qui devrait aboutir cette année. Cette nouvelle étape de son développement devrait notamment lui permettre de dynamiser la communication et le marketing, de proposer de nouveaux services aux architectes, d’améliorer la plate-forme et de recruter - pour l’instant, la société n’emploie que deux stagiaires en plus des deux cofondateurs. L’objectif pour 2017 ? Doubler le chiffre d’affaires.

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PHOTO - 904001.BR.jpg - © Anne van der STEGEN / le Moniteur

Août 2015 Lancement.
200 Nombre de mises en relation client-architecte.
100 % Objectif de croissance du CA pour 2017.

L'avis de l’expert

A suivre. « Le site de Bam est beau, bien réalisé, et je confirme que ses équipes sont très réactives. Ce type de plates-formes a le mérite de faciliter la mise en relation entre architectes et maîtres d’ouvrage. Toutefois, il faut s’assurer que ces professionnels sont réellement architectes, inscrits à l’Ordre. Par ailleurs, un beau projet est la conséquence d’une bonne relation entre maître d’ouvrage et architecte. Cette qualité de la relation n’est pas garantie par le fait de passer par Bam. Enfin, le niveau des honoraires prélevés par la start-up me semble trop élevé. »

Jean-Mathieu Collard, secrétaire général du conseil national de l’Ordre des architectes.

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