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Balcon effondré à Angers : le parquet requiert le renvoi en correctionnelle des 5 mis en examen
Entre dix et quinze personnes se trouvaient sur le balcon au moment de la chute de l'ouvrage. - © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP AFP

Balcon effondré à Angers : le parquet requiert le renvoi en correctionnelle des 5 mis en examen

A.P avec AFP |  le 12/03/2021  |  Maine-et-Loire

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Le responsable du cabinet d’architecture Rolland, le dirigeant et deux salariés de l’entreprise de gros œuvre Bonnel, ainsi qu'un chargé d’affaires de l’Apave, l’organisme de contrôle technique de construction sont mises en examen depuis octobre 2018 pour homicides et blessures involontaires après l'effondrement d'un balcon qui avait fait quatre morts et 14 blessés, en octobre 2016.

En octobre 2016, l'effondrement d'un balcon à Angers faisait quatre morts et 14 blessés. Deux ans plus tard, 5 personnes étaient été mises en examen pour homicide et blessures involontaires : le responsable du cabinet d’architecture Rolland, maître d'oeuvre du bâtiment construit en 1997, le dirigeant et deux salariés de l’entreprise de gros œuvre Bonnel, ainsi qu'un chargé d’affaires de l’Apave, l’organisme de contrôle technique de construction.

Malfaçons

Mercredi 10 mars, le parquet d'Angers a requis leur renvoi en correctionnelle. "Le dossier montre divers manquements assez importants dans la construction des balcons qui, au lieu d'être montés avec les étages, ont été montés après coup pour gagner du temps. Ce n'est pas interdit, mais les règles d'art n'ont pas été respectées ce qui a engendré des malfaçons", a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Angers, confirmant une information de Ouest-France.

"Le dossier a également établi des malfaçons dans l'exécution, notamment la hauteur des ferraillages coulés dans le béton armé qui n'a pas été respectée et qui conditionne la stabilité. Cela fait beaucoup d'erreurs", a-t-il ajouté.

Les 18 victimes sont quant à elles mises hors de cause, le balcon ayant été conçu pour supporter un poids équivalant à deux fois plus de personnes.

La chambre de l'instruction doit encore se prononcer le 19 mai sur un appel formé par les mis en cause qui demandent des actes complémentaires d'enquête sur la responsabilité du syndic dans le drame.

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