Immobilier

Baisse de 3,4% des mises en chantier de logements au premier trimestre

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Marché de l'immobilier

Malgré le rebond de l’individuel (+2,6%), le nombre de logements mis en chantier a reculé de 3,4% au cours du premier trimestre 2018, d’après les derniers chiffres publiés par le ministère de la Cohésion des territoires. Le marché non résidentiel continue sa marche en avant (+12,9%), dopé par le boom des bureaux.

 

Les premiers signes de tassement se confirment dans le secteur du logement. Le nombre de mises en chantier a reculé de 3,4%, à 97 800 unités, au cours du premier trimestre 2018, par rapport à la même période en 2017, indiquent les chiffres du ministère de la Cohésion des territoires.

La forte baisse du collectif (-6,1% en comparaison du 4e trimestre 2017) n’a pas été compensée par le rebond de l’individuel (+2,6%). Le volume de logements autorisés à la construction a, en revanche, observé une hausse de 3,4% par rapport aux trois mois précédents, après son repli fin 2017 (-5,7% au 4e trimestre).

De son côté, le rythme du marché non résidentiel se maintient à un niveau très élevé. Sur les trois premiers mois de l’année 2018, 10,1 millions de m2 de locaux ont été autorisés et 7,1 millions ont été mis en chantier, soit une hausse respective de 12,3% et de 12,9%, en comparaison avec le premier trimestre 2017. Les bureaux sont les principaux moteurs de cette croissance (+81,8%), suivis des locaux industriels (+19,2%) et du service public ou d’intérêt collectif (+15,2%). A l’inverse, le commerce et l’hébergement hôtelier connaissent un certain essoufflement (respectivement -15,3% et -7,2%).

 

Sur un an, la hausse continue

 

Malgré cela, sur les 12 mois écoulés à fin mars, les mises en chantier de logements neufs et les permis de construire ont augmenté respectivement de 9,2% à 425 800 unités, et de 3,7% à 496.300 unités, comparé aux 12 mois précédents. Par type de logement, les mises en chantier ont bondi de 10,3% dans l’individuel (non groupé) et de 10,8% dans le collectif, toujours d’avril à mars 2018.

Le mois dernier, le taux d’annulation des logements individuels autorisés à la construction a atteint 10,5%, inférieur à sa moyenne de longue période (12,3%) ces dix dernières années. Dans le collectif (y compris en résidence), il était de 24,1%, restant au-dessus de sa moyenne de longue période (18,7%), toujours en mars 2018.

Quant au délai moyen d’ouverture de chantier pour les logements individuels, il s’est établi à 5,1 mois, proche de sa moyenne de longue période (5,3 mois de mars 2009 à mars 2018), tandis qu’il est resté stable dans le collectif (11,2 mois).

Selon Alexandra François-Cuxac, la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, ces chiffres en demi-teinte ne sont pas liées à un problème de demande, mais bien à un manque d’offre. « Il est toujours aussi difficile de transformer des permis en chantier car les coûts de construction augmentent sensiblement mais également parce que le fléau des recours continue. Il existe aussi des communes où les servitudes de mixité sociale dépassent les 50%, ce qui bloque des projets« , dénonce-t-elle.

 

 

 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X