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AZF : conclusions

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 05/06/2002  |  AriègeCorrèzeCharente-MaritimeCreuseCharente

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Les deux juges d'instruction chargés de l'enquête sur l'explosion de l'usine AZF communiqueront sous peu aux parties civiles les premières conclusions officielles sur l'origine de la catastrophe du 21 septembre, qui pourraient déboucher sur des mises en examen pour négligences dans l'usine de TotalFinaElf.
Joachim Fernandez et Didier Suc vont recevoir les parties civiles en deux vagues - elles sont plus de 140 - pour leur communiquer les résultats de huit mois d'enquête. Les parties civiles, particuliers et entreprises comme la SNPE, seront informées des expertises judiciaires et pourront visionner un film vidéo reconstituant le mécanisme de l'explosion.

"Nous espérons avoir de grandes précisions sur les conditions qui ont abouti à l'explosion et donc sur les responsabilités", a indiqué Frédéric Arrou, un porte-parole de l'association des sinistrés du 21 septembre.
De source proche de l'enquête, on assure que la piste de l'accident chimique, lié à la mise en contact de produit chlorés avec les 300 tonnes de nitrate d'ammonium entreposés dans le hangar 221, a été confortée tout au long de l'enquête sur l'explosion, qui a fait 30 morts et plus de 2500 blessés.
L'enquête a rapidement écarté l'hypothèse d'un attentat. Elle a plus récemment exclu la piste, relayée par des sources internes à AZF, d'une première explosion à la SNPE voisine qui aurait provoqué un arc électrique. Toutes les pistes ont été explorées en 3000 procès-verbaux d'auditions et expertises, pour revenir vers l'accident chimique.
Des sources proches de l'enquête mettent en avant le probable dépôt par erreur du contenu d'un sac de 500 kilos de produit chlorés dans le sas du hangar 221 une demi-heure avant la catastrophe. La méprise serait possible, l'enquête ayant montré que des sacs réutilisés pouvaient passer d'une partie à l'autre de l'usine classée Seveso II, en contradiction avec les règles de sécurité.

Un porte-parole de TotalFinaElf, propriétaire d'AZF, a souligné mardi à Toulouse qu'"une éventuelle erreur humaine ne signifiait pas laisser-aller".
Mi-janvier, le procureur de la République de Toulouse Michel Bréard s'était publiquement interrogé sur une longue liste d'éventuelles négligences à AZF. Il mettait en cause un "mauvais état général du bâtiment" 221, la présence de déchets divers, le recours à des "sous-traitants non qualifiés" et relevait "des manquements au niveau des contrôles".
L'information judiciaire ouverte le 28 septembre pour homicides involontaires, peut déboucher sur des mises en examen en cas d'inobservation des règles de sécurité, de négligence ou de défaut de surveillance.

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