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Jacques-Franck Degioanni, journaliste @degioanni |  le 27/05/2016

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Si ce n’est pas le plus vieux métier du monde - encore que -, c’est sans doute le plus beau. Je parle bien sûr de la profession d’architecte, l’une des plus sexy voire des plus arty qui soit. Il suffit de fureter sur le web pour l’apprendre (non, ça n’est pas sur le site de l’Ordre). L’une des professions les plus bankable aussi au cinéma. C’est qu’en cette saison de Palmes et de starlettes, la figure de l’architecte émoustille davantage les producteurs que celle de l’expert-comptable. C’est un fait. Qu’il suffise de se souvenir du « Rebelle » (King Vidor, 1949), où Howard Roark (Gary Cooper) campe un ersatz de Frank Lloyd Wright pétri d’idéal, fort convaincant ; ou bien, plus près de nous, du cultissime « Ventre de l’architecte » (Peter Greenaway, 1987).

L’actualité récente nous conforte dans notre hypothèse puisque, coup sur coup, on a vu sur les écrans « Ange & Gabrielle » (Anne Giafferi, 2015) avec Patriiiiick Bruel en architecte (on se pince un peu pour y croire) et « Un homme à la hauteur » (Laurent Tirard, 2016) avec Jean Dujardin (on se re-pince pour y re-croire), un architecte… modèle réduit. Mais la Palme d’or de notre panthéon personnel revient à David Vincent (Roy Thinnes), dans la série culte « Les Envahisseurs ». Oui David Vincent, le soucoupiste, était architecte. On ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs et l’on s’en fiche, mais je parie que vous l’aviez oublié. Et quelle constance dans l’action ! Pas moins de 43 épisodes à ramer pour « tenter de convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé »… Je garde le meilleur pour la fin avec la Palme-qui-fiche-les-miquettes pour « La Baie sanglante » (Mario Bava, 1971), un nanar d’épouvante qui brasse allègrement une comtesse paralytique, une armada de jeunes femmes accortes fort dévêtues et Frank Ventura (Christea Avram), un salopard d’architecte sans scrupule. Un film gore qui culmine avec une apothéose de décapitations, d’empalements et autres sublimes bagatelles dans un geyser d’hémoglobine du plus bel effet. On le devine, on est bien loin de la vraie vie des agences. Quoique…

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