Immobilier

« Avant de construire réversible, pensons déjà à transformer le parc existant obsolète », Olivier Fages, avocat

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Lieux de travail

Le cabinet DS Avocats a réuni des spécialistes de l’immobilier au Simi, à Paris, pour échanger sur l’avenir des bâtiments tertiaires.

« Avant un bâtiment était obsolète au bout de 30-40 ans, maintenant c’est 10 ans avec l’accélération des mutations de la société comme le co-working », constate Joachim Azan, président-directeur général de Novaxia, invité du Simi 2017 à Paris. « En Ile-de-France, sur 53 millions de mètres carrés de bureaux, 27 millions ont plus de 30 ans, précise-t-il. Ça laisse espérer un gisement de valeur extraordinaire. »

Pour Audrey Camus, directrice du développement à la Foncière des Régions, « cette valorisation d’actif doit s’effectuer au cas par cas, selon la localisation et la qualité intrinsèque du bâtiment ». Les édifices situés en centre-ville – zone où le marché immobilier est tendu – sont les plus recherchés, même si cela coûte plus cher de les acquérir et de les réhabiliter. Réutiliser l’existant permet aussi de contrer l’étalement urbain.

 

 

« La réglementation bouge plus vite que l’usage »

Pour quelles raisons un immeuble devient-il obsolète ? « Principalement quand il ne répond plus à la demande de l’utilisateur », répond Audrey Camus. « La réglementation, qui bouge plus vite que l’usage des bâtiments, provoque aussi l’obsolescence », ajoute Claude Samson, président de l’association Afilog, qui intervient dans le secteur de la logistique. Ce dernier regrette que les entrepôts soient rejetés de plus en plus loin des villes, remplacés par d’autres programmes.

L’architecte Mathieu Mercuriali, de l’agence néerlandaise OMA, a participé à la reconversion de l’entrepôt Macdonald à Paris (XIXe). Selon lui, elle a « transformé le bâtiment et le quartier ». Souvent confronté à des opérations de réhabilitations, comme à Venise (voir photo ci-dessus), le maître d’œuvre estime qu’un immeuble dispose de « trois temps de vie » : un court, celui des cloisons ; un moyen, celui des fluides ; et un long, celui de la structure. Il tente aujourd’hui de concevoir des édifices qui soient d’emblée réversibles et recyclables.

« Avant de construire réversible, pensons déjà à transformer le parc existant obsolète, ce qui représente un méga chantier », a lancé l’organisateur de la rencontre, Olivier Fages, avocat associé du cabinet DS Avocats, concluant que « la beauté est un gage de réversibilité ».

 

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