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Aux portes de l’habitat connecté

Mathieu Dejeu |  le 27/03/2015  |  TechniqueBâtimentInternationalFrance entièreEquipement

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Sommaire du dossier

  1. Des lampes led modulables commandées par smartphone
  2. Rexel, de l’électricité au pilotage
  3. Viessmann fait entrer le Net dans ses chaudières
  4. Rénover un chauffage électrique à effet Joule
  5. Les régulateurs d’ambiance connectés
  6. Delta Dore aux commandes de la maison 2.0
  7. Cont@ct révolutionne l’exploitation énergétique domestique
  8. Aux portes de l’habitat connecté
  9. L’offre de systèmes sans fil s’étoffe
  10. Eclairage public par Led : la lampe à huile revient à la mode
  11. 8 éclairages résidentiels d’extérieur
  12. Près de Nantes, une salle sportive éclairée à 100% par des LED
  13. Dans le tertiaire, les technologies classiques restent très compétitives
  14. 8 luminaires leds pour l’habitat
  15. Les luminaires leds pour l’habitat
  16. Au-delà du confort, les vertus thérapeutiques de la lumière
  17. Un gisement important d’économies
  18. Des Led sous contrôle
  19. Entre lumières feutrées et éclairage dynamique
  20. 6 chauffe-eau électriques
  21. créateur de BF Elec, électricité générale - Il choisit la sous-traitance pour se lancer
  22. Plancher rayonnant électrique et RT 2012, c’est possible !
  23. Une adaptation aux nouvelles technologies
  24. Le chauffage électrique va-t-il disparaître en 2013 ?
  25. Quels critères pour identifier les lampes ?
  26. Système de chauffage électrique avec gestion à distance
  27. Light & building
  28. Réalisation d’un plafond rayonnant électrique modulaire
  29. 8 luminaires à LED
  30. Un quotidien plus facile avec la domotique
  31. De belles promesses d’éclairage pour l’Oled
  32. Les panneaux Oled, une idée lumineuse
  33. 8 solutions domotiques
  34. Eclairage : les panneaux Led organiques (Oled) débarquent en France
  35. La domotique sans fil plus simple et fiable
  36. Matériauthèque Leds, Les diodes électroluminescentes
  37. Sélection produits Domotique, immotique, sûreté
  38. Des packs pour oser la domotique
  39. L'éclairage à LED est-il une bonne affaire ?
  40. L’âge de la simplicité
  41. Des LED dopées aux nanocristaux
  42. Toujours plus de concurrence
  43. Les nouvelles performances des LED
  44. Les solutions deviennent réellement accessibles
  45. 8 gammes d’appareillage électrique d’installation
  46. Éclairage : les variateurs dits "universels" le sont-ils vraiment ?
  47. Éclairage d’une salle de bains : critères d’une bonne conception
  48. Interrupteurs prises et balises
  49. Les downlights agrandissent leur champ d’application
  50. Les interrupteurs des années 30 revisités
  51. Quand le mur devient... interrupteur !
  52. La révolution communicante
  53. Les spécialistes côtoient les majors
  54. Vers plus d’intégration entre puissance et communication
  55. Vocabulaire Eclairage et électricité
  56. Comment aborder le défi de la « nouvelle électricité »
  57. L'habitat numérique
  58. Les spécialistes du bâtiment prêts à relever le défi
  59. L’interopérabilité au cœur du débat sur les protocoles
  60. Le négoce électrique prend en main les installateurs
  61. Filière électrique : une étude Xerfi prévoit un rebond… après 2013
  62. Une filière entre effervescence et espoirs déçus
  63. Malgré les turbulences, les négociants maintiennent le cap
  64. Prises et interrupteurs
  65. Quand la prise de courant devient intelligente
  66. Exit le blanc, vive les décorupteurs
  67. Le négoce vit sa révolution copernicienne
  68. Vers de nouveaux équilibres
  69. La rénovation, véritable enjeu du marché ?
  70. Du design et de la régulation
  71. Accompagner la montée en gamme
  72. Le marché - Une Effervescence pas toujours contrôlée
  73. Les défis de la post-incandescence
  74. Tendances - Le milieu du gué
  75. De l’eco-business au category management
  76. LED et OLED éclipsent les autres lampes
  77. Le déclin des ampoules incandescentes fait baisser les volumes, pas les prix
  78. Efficacité énergétique : Rexel sonde les électriciens
  79. Legrand renforce encore le lien avec les installateurs
  80. RFF veut électrifier Serqueux-Gisors
  81. Partenariat électrique ERDF-Capeb
  82. Plan d’urgence chez Toutelectric
  83. Lucibel relève le défi de « l’hyper-croissance »
  84. Domotique : une solution pour chaque budget
  85. DEEE, des objectifs clarifiés
  86. Arnould fait évoluer l’Espace
  87. Electricité locale pour Séolis
  88. Le négoce pro monte en puissance chez Lucibel
  89. L’Avenir électrique de Limoges change de P-DG
  90. Sanelec investit dans la logistique
  91. Urmet Captiv cible les particuliers pour valoriser la filière pro
  92. Electricité : ES se diversifie
  93. Legrand monte en puissance sur le marché de l’assistance à l’autonomie
  94. Pour le confort et la sécurité, la lumière fait loi
  95. Une concertation avec les riverains au cœur du projet
  96. Une mise en lumière urbaine précise et discrète
  97. La valorisation des centres-villes récompensée
  98. Des minima préconisés par les fédérations sportives
  99. 4 Éclairage Modeler et animer les salles de spectacle
  100. Éclairage intérieur
  101. Révolution lumineuse, mais invisible au Louvre
  102. En Champagne, des Led facilitent le travail dans les chais
  103. Panneaux lumineux textiles pour dynamiser les espaces
  104. Cinq scénarios pour la tour Montparnasse
  105. Une grande surface de bricolage passe à l’éclairage Led
  106. 3 ÉCLAIRAGE Attirer les clients et valoriser les produits
  107. Commerce Un éclairage à la fois original et performant
  108. Eclairage innovant du viaduc par des LED
  109. Un grand tunnel routier passe aux LED
  110. Un tunnel cinétique chemisé d’acier et de reflets
  111. Quand la vague embras(s)e la digue
  112. Confort et maîtrise de l’énergie orientent l’installation
  113. Les LED illuminent une citadelle cathare
  114. Une scénographie lumineuse actionnée par les passants
  115. Extinction de l’éclairage des bâtiments publics : une avancée vers les économies d'énergie
  116. Un exercice d’économies et d’ergonomie
  117. Eclairage intérieur des bâtiments : les électriciens ont peur du noir
  118. Éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie
  119. Éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie
  120. Sonepar transforme NRA Lighting en label de compétence
  121. Abi prend son envol sur la Led
  122. Technilum cultive sa singularité
  123. Néolux veut imposer l’éclairage par LED dans les collectivités
Domotique -

Internet se glisse dans tous les recoins du logement. La technique offre de nombreuses possibilités, mais manque de maturité.

En octobre dernier, le fabricant de serrures Vachette lançait Révo'Motion, une gamme de serrures connectées. « Nous anticipons ainsi le virage du numérique. Le marché est encore jeune, mais nous souhaitons nous y implanter avant qu’il atteigne sa maturité », assure Florian Malapelle-Mallard, chargé de projet marketing de ces produits. Aujourd’hui, ce discours devient le leitmotiv de toute l’industrie du second œuvre. Au cours de la prochaine décennie, tous escomptent une nouvelle forme d’habitat où tous les équipements domestiques seraient reliés à Internet.

Les Anglo-Saxons ont baptisé ce concept de réseau informatique total « Internet of things », l'Internet des objets. L’ensemble des machines du quotidien échangerait des données, et s’adapterait aux comportements des individus, sans intervention humaine. L’habitant ne se conformerait plus à son lieu de vie, mais c'est l'inverse qui se produirait. Cette vision d’un bâtiment évolutif demeure théorique. Dans le secteur de la domotique, l’évolution se limite, pour le moment, à remplacer le traditionnel réseau filaire par un réseau numérique. Les données produites par un équipement dit « connecté » sont transmises par des ondes radio, selon des protocoles de types Wi-Fi ou Bluetooth, jusqu’au boîtier Internet le plus proche. Celui-ci les envoie dans un serveur extérieur, où elles sont stockées et analysées. L’usager peut y accéder avec une connexion Internet. Ses consignes de réglages emprunteront le même chemin. C’est le principe de l’informatique dématérialisée, ou cloud computing : le traitement de l’information ne s’effectue plus au sein d’un noyau central installé dans le bâtiment, mais ailleurs dans le nuage web. Ce changement d’organisation accroît le nombre de consommateurs potentiels. Les produits connectés se greffent sur des infrastructures de communication déjà en place dans la majorité des foyers français. Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) estimait, en 2013, que 81 % de la population française âgée de plus de 12 ans disposait d’une connexion Internet à domicile. Plus besoin de se lancer dans de coûteux travaux de câblage. En outre, avec la gestion externalisée des données, un simple ordinateur ou un smartphone suffit pour piloter un système. Le client n’est pas contraint d’investir dans des dispositifs supplémentaires.

La donnée, une valeur montante.

L’informatique dématérialisée offre bien d’autres possibilités. Les entreprises pourraient tirer parti des capacités de calcul et de stockage des serveurs pour inventer des appareils adaptables. Les thermostats de Nest et Qivivo illustrent cette nouvelle dynamique. A partir des éléments collectés, un algorithme règle automatiquement le chauffage selon les habitudes du consommateur. L’étape suivante consisterait à élargir les bases de données employées par les logiciels. Elles demeurent restreintes aux relevés envoyés par les capteurs de l’habitat. Or, le volume d’informations disponibles sur Internet ne cesse de croître ; une masse considérable de connaissances appelée big data, ou mégadonnées. Les programmes informatiques pourraient profiter de cette manne pour proposer de nouveaux services. Ce contexte confirme l’entrée des données informatiques sur la scène économique. Elles deviennent définitivement un bien monnayable. Tout objet capable d’en produire dispose donc d’une valeur ajoutée supplémentaire, dont une entreprise peut tirer profit. Le constructeur de revêtements de sol Tarkett l’a bien compris. En 2014, le groupe a créé l’unité Floor in Motion, dédiée à l’exploitation numérique de ses produits. « Nous cherchons à transformer le sol en acteur du bâtiment. Des capteurs génèrent des signaux en fonction des déplacements sur la surface. Ces signaux sont collectés et interprétés dans le cloud. Les fonctions développées sont compatibles avec tous les revêtements de la marque », explique Jean-Sébastien Moinier, directeur de l'unité Floor in Motion. La première application imaginée consiste en un détecteur de chute pour les personnes âgées : un service destiné aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (voir encadré page 77).

La technique et l’éthique à l’épreuve.

Si l’habitat connecté semble proche d’une commercialisation de masse, quelques obstacles techniques pourraient ralentir sa conquête du grand public. En premier lieu, l’interopérabilité entre les différents équipements. A l’heure actuelle, il n’existe pas de langage informatique commun pour l’Internet des objets. Deux machines de marques différentes ne peuvent pas dialoguer entre elles. L’acheteur est donc obligé de télécharger une application pour chaque fabricant. Pis, il ne peut pas créer de liens entre ses différents objets. Conscients de l’enjeu, les parties prenantes, privées et publiques, ont formé des groupes de normalisation. Néanmoins, ils restent divisés sur cette question. Apple et Google demeurent à l’écart. En parallèle, des start-up offrent des rustines pour pallier le manque de coordination des grands groupes : des logiciels ou des boîtiers domotiques qui assurent la traduction entre les machines du logement.

Le contact entre l’appareil et le réseau est aussi un point critique. Dans la majorité des cas, un protocole Wi-Fi assure les échanges avec la box Internet domestique. Cette technologie consomme d’importantes quantités d’énergie. Quand ils ne sont pas reliés au réseau électrique, les objets connectés utilisent donc des piles ou des batteries. Par ailleurs, en cas de mauvaise réception du signal, ou de panne de la box, le système ne fonctionne plus. Les professionnels réfléchissent donc à d’autres procédés plus économes, et plus fiables. Deux entreprises françaises se positionnent sur ce marché. La société Sigfox a développé un dispositif de transmission par ondes radio. Les informations transitent depuis le bâtiment jusqu’au serveur par des fréquences libres. Le procédé est bien moins énergivore, peu coûteux, mais reste limité en termes de débit. Il ne convient donc qu’aux données peu volumineuses. Pour des applications plus gourmandes, Matooma a conçu un procédé qui s’appuie sur les réseaux de téléphonie mobile (voir page 72).
Les acteurs de la filière prennent également conscience de la fragilité d’Internet. « Connecter un objet revient à créer une porte d’accès numérique dans le réseau d’un bâtiment. Si elle est mal protégée, un pirate peut très bien entrer », analyse Nicolas Arpagian, directeur scientifique du cycle « Sécurité numérique » de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Les consommateurs se trouvent aussi confrontés à l’usage commercial de leurs données personnelles.

Sécurité - « Il existe un réel besoin chez les personnes âgées »

Que peut apporter l’habitat connecté aux personnes âgées ?

Avec les objets connectés, la technologie peut contribuer à améliorer l’accessibilité et la sécurité des logements. Des dispositifs intelligents, capables d’apprendre des modes de vie, arrivent sur le marché. Avec ces équipements, le bâtiment deviendra « auto conscient ». Il s’adaptera en temps réel aux changements de comportements de l’habitant et réagira suivant les situations. Mieux, après un apprentissage de quelques jours ou de quelques semaines, des algorithmes pourront détecter une évolution des habitudes. Une modification qui résultera peut-être d’une situation de danger imminente ou d’une pathologie naissante. Il sera alors en mesure d’avertir l’entourage. En outre, Internet regorge de données. Autant de connaissances potentielles qui enrichiront le diagnostic des machines.

Pour répondre à cet enjeu, comment la recherche en domotique a-t-elle évolué ?

Lors des deux dernières décennies, la domotique a tenté d’imposer des usages sans prendre en compte les besoins et les attentes des individus. Or, pour être adopté, un système doit avant tout répondre à une demande précise. Depuis 2010, le secteur a réalisé qu’il existait un réel besoin chez les personnes âgées. Pour cerner leurs attentes, les équipes sont devenues pluridisciplinaires. Elles intègrent notamment des chercheurs en sciences humaines et sociales. La recherche s’appuie également sur des living labs, des structures intermédiaires entre le laboratoire et le domicile.
Des testeurs viennent essayer les produits en condition réelle. Leur comportement est observé, et ils répondent à des questionnaires.

Quels obstacles reste-t-il à franchir ?

Avant tout, les bâtiments doivent être prêts à accueillir des objets connectés. A eux seuls, les protocoles Wi-Fi ou Bluetooth ne suffisent pas. Ils sont de faible portée, et nécessitent en outre une source d’alimentation. Aujourd’hui, la majorité des fabricants adoptent le protocole KNX. Un précâblage adapté à ce standard offre la possibilité à l’occupant de façonner son intérieur en fonction de ses besoins. Les produits liés à des services sensibles mériteraient plus de vigilance de la part des autorités. Des démarches de labellisation pour le secteur santé doivent se mettre en place.

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PHOTO - 839081.BR.jpg - © LAAS-CNRS
La carte SIM pour s’affranchir du Wi-Fi

« En termes d’infrastructures, les protocoles Wi-Fi et Bluetooth ne présentent pas que des avantages. Pour certains usages critiques, comme la téléassistance, une autre technologie s’impose. Matooma propose une carte SIM multiopérateurs et un service de gestion en ligne. Les données transitent ainsi par les réseaux mobiles, et évitent la connexion à une box domestique. Si l’un des réseaux est indisponible, la puce en choisit un autre. Grâce à nos accords avec plusieurs opérateurs nationaux et internationaux, nous offrons une tarification unique pour 180 pays. »

Frédéric Salles, président-directeur général de Matooma

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PHOTO - 839082.BR.jpg - © g. barbaz/MATOOMA
L’individu et sa responsabilité

« Connecter un objet n’a rien d’anodin. Cet acte revient à créer une porte d’accès numérique dans le réseau d’un bâtiment. Si elle est mal protégée, un pirate peut entrer. Ces nouveaux produits confrontent aussi les individus à des choix. Est-ce que j'accepte un usage commercial de mes données personnelles ? Il revient à chacun d’évaluer si son gain individuel est supérieur aux concessions accordées à l’entreprise. Selon les personnes, les décisions fluctuent. Elles peuvent aussi évoluer avec l’âge. »

Nicolas Arpagian, directeur scientifique du cycle Sécurité numérique à l’INHESJ

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PHOTO - 839080.BR.jpg - © TPG COMMUNICATION
Serrure La clé se virtualise

Pour le printemps, une floraison de serrures connectées s’annonce dans les magasins. Le groupe Openways a tiré le premier. Un an après une commercialisation aux Etats-Unis, l’entreprise lance sur le marché européen Okidokeys, un cylindre motorisé manœuvrable bien sûr par un morceau de métal cranté, mais aussi par un bracelet, une carte, un porte-clés ou une application mobile. Par le biais d’un site Internet, l’usager peut partager une clé virtuelle, avec des créneaux de fonctionnement définis. Il a également accès à l’historique des ouvertures de sa porte. « Pour plus de sécurité, chaque compte utilisateur est crypté selon un code différent. Par ailleurs, nous ne connaissons pas les adresses des clients », souligne François-Xavier Mallet, directeur marketing de la marque. Disponible depuis janvier sur Internet, Okidokeys arrivera en mars dans différents points de vente, tels que Leroy Merlin ou la Fnac. Au mois d’avril, ce sera au tour du serrurier Vachette de commercialiser un produit similaire. Un produit qui s’inscrit dans sa nouvelle collection Revo’motion.

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PHOTO - 838982.BR.jpg - © OKIDOKEYS
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Revêtement de sol Le plancher qui détecte les chutes

L’actimétrie, qui se définit comme la mesure et l'enregistrement des activités, intéresse les industriels. Ainsi Tarkett commercialise un dispositif de détection de chute adossé à ses revêtements de sol, le Floor In Motion Care. Les mouvements de la personne envoient des signaux. Après analyse par un logiciel, le personnel médical a accès à l’ensemble des déplacements des patients (voir ci-contre). En cas de chute, une alarme se déclenche. Pour le moment, ce service nécessite un câblage, mais des déclinaisons sans fil sont à l'étude. D’autres systèmes, moins contraignants en termes d’investissement et de travaux, devraient arriver dans les prochaines années. Un module de suivi des consommations électriques peut également être installé sur les appareils électroniques afin de surveiller leur usage.

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PHOTO - 839927.BR.jpg - © tARKETT
Economies d’énergie Le suivi des consommations testé

Selon la croyance populaire, les dispositifs d’information à l'attention des usagers diminueraient les consommations d’énergie. Toutefois, aucune institution française n’avait mené d’étude sur le sujet. C’est maintenant chose faite avec le projet Tableau de bord habitat (TBH) Alliance. Lancée en octobre 2014, la démarche consiste à équiper 3 200 foyers avec des capteurs de suivi sur une période d'un an. Les habitants peuvent visualiser les informations enregistrées sur une tablette tactile. Plusieurs modes d’affichage seront expérimentés, afin de déterminer le plus efficace en termes d’économie. Les résultats sont attendus en mars 2017, et devraient donner lieu à une note d’intérêt général.
L’opération est menée par un consortium composé des entreprises Archos, CGI Business Consulting, EcoCO2, Fludia, et SPLV Analytics ainsi que du laboratoire Lutin Userlab. Le coût du projet est estimé à 4,1 millions d’euros.

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PHOTO - 839928.BR.jpg - © ARCHOS

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