Transport et infrastructures

Autoroutes : Sanef va investir 750 millions d’euros en France

Mots clés : Réseau routier

Le groupe autoroutier espagnol Abertis annonce un investissement global de 4 milliards d’euros d’ici à 2020, dont 1,75 milliard au Brésil et 750 millions d’euros en France (via Sanef), son premier marché. L’enveloppe  financera notamment des dédoublements de voie.

Gros travaux en vue sur les réseaux autoroutiers gérés par le géant Abertis, qui contrôle Sanef en France. Le groupe espagnol a en effet annoncé ce mardi 13 mars son intention d’investir 4 milliards d’euros d’ici à 2020, dont 1,75 Md € au Brésil et 750 M€ dans l’Hexagone, qui est son premier marché (plus de 2000 km de réseau), comme au Chili, a détaillé lors d’une conférence de presse le directeur général d’Abertis, José Aljaro, en précisant qu’une grande partie de ces sommes sera consacrée à des « dédoublements de voies ».

Enfin, 500 M€ iront en Italie et 250 M€ au reste des marchés d’Abertis, parmi lesquels 100 M€ en Espagne, son deuxième marché. Le président d’Abertis, Salvador Alemany, a refusé de commenter les rumeurs sur une possible entente entre l’italien Atlantia et l’espagnol ACS, actuellement engagés dans une bataille d’OPA, pour se répartir son groupe à l’amiable. « Jusqu’à preuve du contraire, ils ont pour l’instant l’intention d’être en compétition sur le marché », a-t-il affirmé.

 

Accord ou pas ?

 

Le processus « pourrait s’achever en mai (…) si aucun élément disruptif n’apparaît », comme un accord entre Atlantia et ACS, une OPA d’un troisième groupe ou une procédure judiciaire, a prudemment assuré Salvador Alemany. L’OPA d’Atlantia, lancée en mai 2017, achoppe notamment sur le sort de la société de satellites Hispasat, contrôlée par Abertis.

Hispasat gère l’essentiel des communications gouvernementales espagnoles et elle est à ce titre considérée comme stratégique par Madrid, qui exige de donner son feu vert à toute opération impliquant son passage sous contrôle étranger. Abertis devait demander mardi après-midi à ses actionnaires réunis en assemblée générale l’autorisation de vendre cette société. L’objectif est de la céder à l’opérateur du réseau électrique espagnol Red Eléctrica, mais celui-ci n’a pas encore présenté d’offre formelle, a annoncé Salvador Alemany.

Si Red Eléctrica présente finalement une offre, « nous déciderions s’il faut la mener à bien ou s’il est préférable d’attendre la fin du processus des OPA », a-t-il dit.

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