Transport et infrastructures

Autoroutes : le ministère des Transports dément toute discussion avec les concessionnaires

Mots clés : Gouvernement - Information - communication - événementiel - Réseau routier

Le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier a démenti, vendredi 31 août, les informations de presse faisant état de discussions avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes, via l’ASFA (Association des sociétés françaises d’autoroutes) en vue de la prolongation de leurs contrats.

Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a réagi le 31 août et « démenti formellement les informations parues dans la presse concernant le contenu de discussions en cours avec l’Association des sociétés françaises d’autoroute, faisant état d’une possible prolongation de la durée des concessions et d’une prétendue prise en charge des dépenses d’entretien et de réparation de certaines sections d’autoroutes gérées jusqu’alors par l’Etat ».

Une source au sein du ministère des Transports avait indiqué le 30 août à l’AFP que cette hypothèse était à l’étude et que des négociations allaient être prochainement entamées avec l’Asfa (Association des sociétés françaises d’autoroutes). Ce même 30 août, le groupe Eiffage, par la voix de son P-DG Pierre Berger, avait fait savoir, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels, qu’il proposerait au gouvernement dans le cadre de la négociation qui va démarrer en septembre sur son prochain contrat de plan 2014-2018 des extensions ou raccordements d’autoroutes en échange d’une formule financière à définir pouvant prendre la forme d’une prolongation de la durée de la concession pour ne pas alourdir la charge d’amortissement de ces investissements.

 

Eiffage et Vinci pro-actifs  

 

Dans le cadre de la négociation qui va démarrer en septembre sur son contrat de plan 2014-201, le n°3 français du BTP a ainsi cité en exemple quelques projets qu’il entendait promouvoir auprès du nouveau gouvernement comme il l’avait fait auprès du précédent : le raccordement entre l’A89 et l’A6 (environ 100 millions d’investissement pour un tronçon de 6 kilomètres), la rénovation de l’A6 entre le péage de Fleury et Paris (100 à 150 millions pour 20 kilomètres), la Route centre-Europe Atlantique route transverse entre deux barreaux autoroutiers verticaux du réseau APRR (1 milliard d’euros d’investissement environ). « Nous pouvons démontrer que l’adossement n’est pas interdit par l’Union européenne. Je ne désespère pas que nous trouvions tous ensemble des solutions pour avancer dans cette période difficile», a ainsi argumenté Pierre Berger face aux obstacles réglementaires et financiers souvent mis en avant sur le sujet.

En janvier, Pierre Coppey – devenu depuis président de l’Asfa –, avait fait une sortie, estimant que « l’État pourrait financer de l’ordre de 10 milliards d’euros de travaux routiers sans argent public en mobilisant les capacités de l’ensemble des concessionnaires français ». Ces travaux seraient financés par adossement ou allongement de la durée de leurs concessions existantes, dont « sans aucune conséquence tarifaire pour les usagers ».

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