Entreprises de BTP

Autoroutes : comment ACS et Atlantia veulent donner naissance au premier concessionnaire mondial

Mots clés : Concurrence - Réseau routier

Florentino Perez, le patron d’ACS et le directeur général d’Atlantia, Giovanni Castelluci ont détaillé les contours de leur offre commune pour le rachat du groupe autoroutier espagnol, mettant fin à la bataille d’OPA qui couvait depuis octobre.

Finalement il n’y aura pas de bataille italo-espagnole pour la prise de contrôle d’Abertis. Le major du BTP ibérique ACS et le groupe de transports italien Atlantia ont annoncé le 14 mars avoir conclu un accord pour faire une offre conjointe sur Abertis, pour lequel ils étaient sur le point de se lancer dans une gigantesque bataille d’OPA. Selon l’accord préliminaire, Atlantia retirera son offre, déposée en mai, tandis que l’OPA sera menée entièrement en cash, au prix fixé par ACS précédemment, soit 18,36 euros par action Abertis pour une valorisation à 18,1 milliards d’euros.

 

Première entreprise de concessions et d’infrastructures au monde

 

Mais alors que la presse espagnole et plusieurs analystes tablaient ces jours-ci sur un partage des actifs d’Abertis entre ses deux acquéreurs, le président d’ACS, Florentino Perez a indiqué lors d’une conférence de presse que ce rachat conjoint ne visait pas à « dépecer » le groupe mais à créer « la première entreprise de d’infrastructures et concessions au monde ». « Nous n’avons pas conclu cet accord pour dépecer Abertis et nous répartir les actifs. Nous avons fait un projet à long terme, avec l’intention qu’il dure toujours », a déclaré celui qui est également le président du Real Madrid. « Nous avons essayé de concevoir un accord qui protège les intérêts de tous les actionnaires« , débouchant sur « la première entreprise de concessions et d’infrastructures au monde », a ajouté M. Perez, dont le groupe fut l’un des fondateurs d’Abertis.

Une entreprise qui « sera espagnole », a insisté Florentino Perez, soulignant que son président serait désigné par ACS et son directeur général par Atlantia. Les nominations auront lieu « dans les prochains jours », a-t-il précisé, sans exclure de reconduire une partie de l’équipe dirigeante actuelle.

 

Sanef reste dans le giron d’Abertis

 

La nouvelle société visera des projets aussi bien de construction d’infrastructures que de gestion de concessions, dans le cadre de partenariats publics-privés en Amérique du Nord, Australie et Europe.

Quant aux autoroutes françaises Sanef, propriété d’Abertis dont elle représente la première source de revenus, elles « seront gérées par Abertis », a assuré le directeur général d’Atlantia Giovanni Castelluci. « Nous aiderons à la gestion mais Sanef sera dirigée et gérée par Abertis ».

 

 

 

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