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Autoconsommation : un premier retour d’expérience
La table ronde " mise en oeuvre " du colloque Autoconsommation organisé par Metrol et GL Events - © © DR

Autoconsommation : un premier retour d’expérience

Jean-Charles Guézel |  le 03/04/2014  |  France entièreParisEurope

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Quelles contraintes techniques à surmonter, quel matériel supplémentaire à prévoir, comment assurer la sécurité électrique des personnes ? Telles sont quelques-unes des questions qui ont été abordées lors d’une table ronde dédiée à la mise en œuvre des solutions d’autoconsommation.

Déjà couramment mise en œuvre en Allemagne, l’autoconsommation des énergies renouvelables est encore un sujet de débat en France. Pour preuve le colloque « Autoconsommation et stockage de l’énergie verte » organisé le 2 avril à Paris par Metrol et GL Events. Un évènement qui a été l’occasion de faire le point sur sa mise en œuvre pratique à travers l’expérience d’ilotage de Neuvialle, un hameau situé sur la commune de Peyrelevade (Corrèze). « A Neuvialle, où l’on compte 13 maisons, un gite et quelques bâtiments agricoles, l’objectif était d’évaluer la faisabilité de la mise en autonomie complète du hameau durant certaines périodes », explique Gérard Moine, consultant auprès du bureau d’études Transénergie. Côté production, cette petite communauté, alimentée en temps normal par un poste de 250 kVA, peut compter sur deux générateurs photovoltaïques totalisant 220 kWc. « Pour accéder à l’autosuffisance, il a fallu mener des actions de maîtrise de l’énergie », précise Jean-Luc Fraisse, expert en raccordement des EnR au réseau de distribution électrique. Concrètement, la consommation d’énergie annuelle est passée ainsi de 53  000 kWh à 31 500 kWh, et la demande de pointe de 45 kW à 35 kW. Et il a bien sûr fallu installer des batteries - en l’occurrence au plomb d’une capacité de 1 300 kWh -  avec un convertisseur bidirectionnel de 45 kW et,  en secours et/ou appoint, un groupe électrogène de 80 kVA alimenté en biocarburant.

La sécurité en question

Concernant la qualité de l’électricité (fréquence, harmoniques, tension et fluctuations), Jean-Luc Fraisse indique que « le niveau requis n’est pas très difficile à atteindre en îloté grâce à l’absence d’appareil à fort courant de démarrage, comme certaines pompes à chaleur par exemple ». Reste la question des protections électriques : « compte-tenu des faibles intensités de court-circuit, les disjoncteurs peuvent fonctionner mais pas forcément les fusibles, c’est un point à regarder ». Pour ce qui concerne les batteries lithium-ion utilisées dans d’autres projets, « il s’agit de systèmes disposant de leur propre électronique, ce qui peut poser des problème de sécurité électrique particuliers », insiste pour sa part Gérard Moine. Toujours au chapitre des difficultés à résoudre, Jean-Luc Fraisse cite enfin la conception du système de supervision qui doit à la fois optimiser le taux d’utilisation de l’énergie renouvelable et faire basculer l’îlot du fonctionnement en autonomie au réseau amont, ou vice-versa, sans aucune coupure sensible pour les clients : « c’est de loin le plus délicat », conclut-il.

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