Réalisations

Aude : Aragon célèbre son patrimoine de pierre sèche

Le 1er septembre prochain, sera inauguré à Aragon (Aude), le premier musée consacré à la pierre sèche. Le projet de l’association pierre sèche en Montagne Noire courait depuis 1998.
« Ce désir la municipalité l’a partagé. Le maire, Serge Loubet a toujours eu cette volonté de promouvoir le village, culturellement et historiquement », souligne l’agent de développement du patrimoine d’Aragon, Laure Maury.

Loin d’être un lieu de mémoire, cet espace permet d’aller à la rencontre de l’histoire d’un terroir et de ses habitants. « La pierre sèche et l’architecture rurale sont devenues au XVIII ème siècle des liens nécessaires entre économie, sociologie, ethnologie », rappelle Albert Dupont, président de l’association pierre sèche en Montagne Noire. Le sanctuaire de la pierre. A Aragon, on trouve au travers des murs, des enclos à moutons, des terrasses, des cabanes, des glacières, des fours à chaux, des vestiges qui témoignent du quotidien de ses habitants qui vivaient autrefois sur ce territoire.
« Ce projet n’est pas à l’échelon pharaonique, c’est un petit musée de près de 60 m2, adossé au Prieuré. Cet espace ne retranscrit pas l’histoire de la pierre sèche dans l’Aude, il retrace la fresque du patrimoine d’Aragon depuis 1760, date où Louis XVI exempta d’impôt tous les gens qui reprenaient des terres en friche. C’est à cette période de reconquête agricole que d’importantes structures en pierres sèches apparurent dans le terroir d’Aragon.

Dans ce musée, on apprend comment était construit ces cabanes de pierres, l’emploi de la pierre dans la construction d’autres édifices, tels que les enclos de troupeaux, les terrasses pour les cultures, le canlevo, un outil à bascule qui utilisait une grosse pierre pour soulever les seaux des puits, les drailles, des chemins fait en pierre ou les aiguières qui servaient à faire descendre les eaux de pluie des petites collines vers le village. Une grande majorité de ces vestiges se retrouvent sur le plateau de Plomige », précise le président. A cette époque, ces architectures servirent d’abord aux cultures vivrières de céréales principalement, d’élevage de moutons, puis viticole, avant que les bergers n’occupent ces lieux.

Après Daglan en Dordogne et Gardes dans le Vaucluse, Aragon est la troisième commune à ouvrir un musée consacré à la pierre sèche.

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