En direct

Au cœur de Transpolis, la ville-laboratoire pour les véhicules autonomes et connectés
Des places de parking ont été aménagées. - ©

Au cœur de Transpolis, la ville-laboratoire pour les véhicules autonomes et connectés

Léna Corot |  le 05/12/2019  |  AinMobilitéInfrastructuresEspaces publicsIngénierie

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Ville du futur
Ain
Mobilité
Infrastructures
Espaces publics
Ingénierie
Véhicule autonome
Valider

Transpolis, une ville-laboratoire de 80 hectares dans la plaine de l'Ain (en région lyonnaise), a été officiellement inaugurée en juillet 2019. Géré par la SAS Transpolis, une entreprise fondée en 2011 par vingt-deux actionnaires et partenaires, ce lieu est en service depuis août 2018 et a bénéficié d'un co-financement public-privé de 20 millions d'euros. Le but est d'aider les industriels et chercheurs à développer des solutions de mobilité urbaine que ce soit au niveau du véhicule ou de l'infrastructure.

 

Transpolis permet aux industriels, chercheurs ou autorités publiques de venir tester une solution véhicule et/ou infrastructure dans des conditions proches du réel. L'objectif est de s'assurer que leur technologie est sécurisée avant de la commercialiser ou de la tester dans l'espace public. Véhicule autonome et connecté, solution de freinage d'urgence, nouveau revêtement pour la signalétique sur la chaussée, infrastructure connectée, barrière de sécurité, équipement télécom… des produits très divers peuvent être testés au sein de cette ville-laboratoire située dans la plaine de l'Ain.

Le lieu est loué avec toute l'ingénierie autour afin de réaliser les essais. Une location à la journée, à la semaine ou au mois… tout dépend de ce que les sociétés veulent tester et de la complexité de leur projet. « Une cinquantaine de projets, tous types d'activités confondus, sont actuellement en cours », affirme Stéphane Barbier, directeur commercial et du développement de Transpolis.

PHOTO - 19792_1208244_k3_k1_2829353.jpg
Un rond-point est mis en scène au coeur de la ville factice. - ©

Modulable selon les besoins

Les avantages de Transpolis ? « La taille de cet espace et son côté modulable n'existent pas sur beaucoup de sites », nous assure Philippe Vezin, directeur de recherche à l'IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux). Le site est composé d'une ville factice de 80 hectares située sur un ancien site militaire et comprenant 12 km de rues et de boulevards. Des hangars de 50 m de long par 10 à 15 m de haut donnent un décor urbain qui est complété par l'ajout de fausses façades comme dans un studio de cinéma. Marquages au sol, abribus, ronds-points ou encore feux de signalisations complètent l'infrastructure. Le tout peut être aménagé selon les besoins des industriels ou des chercheurs.

Transpolis dispose aussi d'une portion d'autoroute de 1,7 km qui permet notamment d'y tester des véhicules autonomes et connectés. A cela s'ajoutent 6 km de routes de campagne avec des enchaînements de virage permettant, par exemple, de tester des systèmes d'aide à la conduite ou le confort des véhicules. Des parkings ont aussi été aménagés au sein de Transpolis. Pour parfaire le tout, l'installation dispose de mannequins : deux cyclistes, quatre piétons dont un enfant et un véhicule constitués de blocs de mousse. Si un véhicule les percute, ils ne s'abîment pas et le véhicule factice peut facilement être reconstitué. « Ces mannequins sont pilotables à distance et permettent de créer différents scénarios », explique Philippe Vezin.

PHOTO - 19792_1208244_k4_k1_2829354.jpg
Un feu de signalisation et de fausses façades. - ©

Critères d'homologation

Au-delà des tests de technologies, Transpolis permettra d'aborder des questions autour de l'homologation des véhicules autonomes afin de donner des éléments aux pouvoirs publics : est-ce que l'on certifie uniquement le véhicule ou aussi l'usage que l'on va en faire ? Comment peut-on garantir que cet usage va fonctionner ? Quels critères fixer pour leur homologation ?

De son côté, l'IFSTTAR aimerait aussi travailler sur le côté sciences humaines et sociales afin d'étudier la perception du grand public face au véhicule autonome. L'institut de recherche envisage donc d'amener de vraies personnes sur le site.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Date de parution : 06/2018

Voir

Une trajectoire métropolitaine - L'exemple de Toulouse

Une trajectoire métropolitaine - L'exemple de Toulouse

Date de parution : 04/2016

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur