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Attention à la dégradation des pots catalytiques utilisateurs d’urée !
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Attention à la dégradation des pots catalytiques utilisateurs d’urée !

Gilles Rambaud |  le 29/03/2013

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Entretien -

Présente dans la grande majorité des poids lourds depuis 2006, et plus récemment dans certains engins de chantiers, la SCR révèle aujourd’hui son point faible. Cette selective catalytic reduction (ou réduction catalytique sélective - RCS) consiste à injecter une quantité contrôlée d’urée dans un pot catalytique où s’opère une réaction chimique qui détruit les oxydes d’azote, l’un des composés visés par les politiques de réduction des émissions polluantes. Or cette réaction chimique ne se produit qu’à température élevée. Si le pot catalytique est trop froid, l’urée se combine alors en acide cyanurique qui cristallise sous forme d’une poudre blanche, étouffe l’échappement et provoque une panne. « Il aura fallu attendre que les camions atteignent un certain âge pour que l’on découvre le problème », explique Pierre Cayer, de Renault Trucks Oils (RTO), une filiale du groupe Total qui fabrique les lubrifiants et les additifs vendus par le réseau Renault Trucks. Tous les véhicules ne sont pas touchés. L’épidémie frappe prioritairement les camions dont le moteur n’a pas le temps de monter en température ; souvent ceux circulant en zone urbaine. Or les moteurs des engins de chantiers tournent moins vite et chauffent moins que ceux des poids lourds. Cela signifie-t-il qu’ils seront davantage sensibles à ce phénomène ? « C’est certain », tranche-t-on chez RTO. Alors, comment l’éviter ? En utilisant une autre solution d’urée que l’AdBlue, majoritairement consommée aujourd’hui. Ces produits existent déjà, comme le CleanR Max par exemple, qui contient un additif résolvant chimiquement le problème… mais coûte environ 20 % plus cher. Pierre Cayer le justifie par un calcul : « Les pannes liées à l’encrassement du pot SCR se résolvent en grattant l’acide cyanurique manuellement. Or c’est un produit classé comme irritant dont il faut se protéger et qu’on ne jette pas n’importe où. Dans les cas les plus sérieux, il faut changer le pot catalytique. Coût : 8 000 euros. Rien à voir avec les quelques centaines d’euros annuels de surcoût du CleanR Max par rapport à l’AdBlue classique. » Sans parler de la lente perte de puissance du moteur qui s’étouffe peu à peu, ce qui ne manquera pas de provoquer une surconsommation de carburant.

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