En direct

ASSOCIER LE PLAN ET LA CARTE

Jacques Rolland |  le 22/11/2018

L'interopérabilité entre les formats du BIM et des SIG progresse. L'automatisation de processus d'échanges facilite la collaboration des concepteurs et des gestionnaires d'infrastructures et de patrimoine.

Annoncée il y a déjà plusieurs années ; formalisée fin 2017 par un partenariat entre Autodesk, leader américain de la CAO, et Esri, champion mondial de l'information géographique ; en cours de normalisation auprès de l'ISO (Organisation internationale de normalisation)… La convergence entre les technologies du BIM (Building Information Modeling) et celles du SIG (Système d'information géographique) commence à se concrétiser.

L'objectif est d'associer le plan et la carte pour assurer la continuité des espaces et passer automatiquement, sans rupture, de l'architecture structurelle d'un bâti aux éléments localisés de son environnement. Avec pour objectif de partager et d'exploiter les objets et les données à différentes échelles et dans toutes les dimensions. Les exemples précurseurs ne manquent pas : la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (78) pilote déjà ainsi ses espaces urbains ; la cartographie de la Société du Grand Paris intègre 1 million de bâtiments en 3D - dont 68 gares et 140 km² d'aménagements urbains ; l'Établissement public d'aménagement de La Défense-Seine-Arche met en forme, avec le CSTB, une démarche BIM multi-échelle sur support cartographique. Mais il reste encore à assurer l'automatisation des échanges de données BIM/SIG.

Un simple glisser/déposer suffit

Dans la compétition entre éditeurs qui s'engage, Autodesk et Esri ont déjà pris de l'avance. « En associant la CAO au SIG, nous cherchons à ce que la donnée BIM de tous les objets constitutifs d 'un bâti soit accessible en 3D à tous nos utilisateurs », indique en Gwenaël Bachelot, responsable avant-ventes chez Autodesk. Depuis juin 2018, la version 2.2 d'ArcGis Pro d'Esri donne accès directement aux modèles BIM d'une application Autodesk Revit (à partir de la version 2011).

« L'architecte ou l ' ingénieur utilise un simple glisser / déposer pour faire passer son projet conçu sous Revit dans un contexte géographique ArcGis Pro », détaille Lionel Henry, d'Esri France. Cet ingénieur informaticien passé successivement chez Géoconcept, Autodesk et Bentley connaît bien cette problématique. C'est déjà ce que réalisent les opérateurs du service d'architecture et d'urbanisme de la Communauté de l'agglomération havraise (CODAH) ou encore les architectes de la ville de Dijon. En cinq secondes chrono, ce glisser/déposer leur permet d'accéder directement aux informations du modèle BIM depuis leur application ArcGis Pro. Ces informations sont considérées comme des objets géographiques. À ce titre, il est [...]

Cet article est réservé aux abonnés CTB, abonnez-vous ou connectez-vous pour lire l’intégralité de l’article.

Déjà abonné

Saisissez vos identifiants

Mot de passe oublié ?
Se connecter

Pas encore abonné

En vous abonnant au Moniteur, vous bénéficiez de :

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code des juridictions financières

Code des juridictions financières

Date de parution : 12/2018

Voir

De l'immeuble de bureau aux lieux du travail

De l'immeuble de bureau aux lieux du travail

Date de parution : 12/2018

Voir

Le ravalement

Le ravalement

Date de parution : 12/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur