Transport et infrastructures

Assises de l’eau : les propositions du secteur coulent à flots

Lancée le 24 avril, la première partie des Assises de l’eau doit permettre de relancer les investissements dans les infrastructures et de réfléchir à leur financement. Une question qui n’est pas nouvelle et sur laquelle les acteurs du secteur, privés comme publics, ont déjà leur idée.

 

C’était un rendez-vous attendu. Le gouvernement a officiellement lancé les Assises de l’eau le 24 avril dernier. Une bonne nouvelle pour les acteurs du secteur, prêts à défendre leurs propositions. La première partie des Assises, consacrée au petit cycle de l’eau (eau potable et assainissement) et à la relance de l’investissement dans les infrastructures, doit aboutir à un plan de lutte contre les fuites dans les réseaux qui sera annoncé en juillet. Etat des lieux, hiérarchisation et financement seront au programme des discussions.

Tous les professionnels s’accordent sur un point : des efforts seront nécessaires pour venir à bout du sous-investissement chronique dont souffrent les infrastructures, de plus en plus vétustes. L’Union nationale des Industries et entreprises de l’eau et de l’environnement (UIE)* note ainsi que les investissements directs ont reculé de 20% (en valeur absolue) entre 2008 et 2016. Chaque année, il manquerait entre 2 et 3 milliards d’euros pour assurer un renouvellement suffisant des réseaux d’eau et d’assainissement. Alors que le taux de fuite est en moyenne de 21% au niveau national (250 territoires se situant même à plus de 50%), il y a urgence à agir, martèlent les fédérations professionnelles.

 

Conforter le principe de « l’eau paye l’eau »

 

Pour commencer, il apparaît nécessaire de « conforter le...

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