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Assainissement et déchets Trouver des solutions malgré le surcoût

le 08/08/1997  |  DéchetsEnvironnementEuropeMorbihanFinistère

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« Ces dernières années, l'environnement a été une préoccupation majeure des élus insulaires », insiste le secrétaire général de l'Association de protection des îles du Ponant (Apip), Dominique Pinard. Grâce aux structures intercommunales, les îles peuvent s'équiper. Ainsi, avant la fin de l'année, le Sivom du canton d'Auray permettra de doter Hoëdic d'un système d'assainissement par lagunage. « Nous ne voulons pas de station d'épuration, car nous n'avons pas les moyens d'avoir des techniciens d'entretien en permanence sur l'île », explique le premier adjoint, Jean Rambure. Pour l'instant, la plupart des petites maisons de pierre ne disposent pas de jardins. Aussi fosses et puisards empiètent-ils sur le terrain communal. Le district de Belle-Ile s'engage jusqu'à 2005 sur un budget de 3 millions de francs HT par an destiné à l'assainissement. Les quatre communes (Le Palais, Bangor, Sauzon et Locmaria) viennent d'approuver le zonage d'assainissement. Trente villages sur cent se rattacheront au réseau d'assainissement collectif. Bangor sera reliée à un autre réseau avec bassin de décantation et de lagunage car il y a saturation en été. Dominique Yvon, maire de Groix, s'enorgueillit du fait que 90 % du réseau soit branché à l'égout depuis le 1er juillet et annonce être le seul maire des grandes îles du Morbihan à avoir réglé le problème des déchets. Pour remplacer la décharge sauvage, le projet d'installation d'un incinérateur, envisagé un temps, a été rapidement abandonné en raison du surdimensionnement de ce dernier, au profit de l'envoi des déchets sur le continent. Le premier camion de déchets a embarqué le 16 juin pour la décharge contrôlée du district du pays de Lorient. Cette solution représente un coût moindre pour la commune qui, en adhérant au district, jouit de la solidarité intercommunale de 180 000 habitants. A Belle-Ile, les déchets sont broyés et ensevelis dans un centre d'enfouissement technique qui arrivera à saturation dans moins de cinq ans. Le district a rapidement abandonné l'idée de réaliser une usine d'incinération, d'un coût trop important pour le tonnage traité. On envisage donc le transport des ordures ménagères vers le continent. Ce qui fait monter le traitement de la tonne de déchets à 3 500 ou 4 000 francs, alors qu'il est estimé à 1 000 francs sur le continent. A Hoëdic, tout est brûlé dans la décharge, même le plastique. Le premier adjoint craint pour la nappe phréatique. Quant aux encombrants, ils s'amoncellent... La solution viendra peut-être du Sivom du canton d'Auray qui s'engage dans le financement d'une étude. Dans le Finistère, le conseil général réfléchit à l'armement d'un bateau qui transporterait les déchets de Molène, Ouessant et Sein vers l'usine d'incinération de Brest. Mais, comme dans le Morbihan, un certain nombre de questions se posent : qui va payer le surcoût dû au transport maritime ? Comment minimiser le coût par habitant ?

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