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Asie Les entreprises françaises sont sur les rails

emmanuelle boulestreau |  le 24/01/1997  |  InternationalTransportsCollectivités localesTransports mécaniques

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-Le secteur ferroviaire, où les entreprises françaises ont une forte réputation, apparaît prometteur dans de nombreux pays, à commencer par la Thaïlande, la Corée, la Birmanie, la Chine...

GEC Alsthom Transport est entré en Thaïlande il y a 20 ans avec la vente de 113 locomotives électriques diesel, et les spécialistes français des métros et des travaux ferroviaires (Spie Batignolles, Interinfra, Sofretu, Sofrerail, Cegelec...) se sont acquis à l'international une réputation de tout premier plan. Aujourd'hui, la bataille se joue en Asie où les besoins se chiffrent en centaines de milliards de francs. Avec une détermination notable à jouer les cartes du long terme et de la communication, l'offre technologique française s'expose aujourd'hui un peu partout en Asie.

Les ambitions régionales des ferroviaires françaises

A Bangkok, en décembre dernier, lors du séminaire sur « Les transports urbains et ferroviaires » et de la première exposition technologique française d'envergure dans le pays, les grands du ferroviaire étaient presque tous présents : la SNCF, Systra (Sofretu-Sofrerail), la RATP, Cegelec, GEC Alsthom, SAE (Eiffage) et Framatome, pour le génie civil, ont présenté leurs savoir-faire et rencontré le SRT (State Railway of Thaïland) et le MRTA (Metropolitan Rapid Transit Authority).

Leurs ambitions sont régionales : en Chine, Framatome est le tunnelier du métro de Shanghai. A Bangkok, SAE International, après une première déconvenue (« Le Moniteur » du 20 septembre 1996, page 25) sur la ligne nord du métro, est actuellement en seconde position pour la ligne sud du métro (de Bang Sue à Huay Kwang). Soletanche est en lice pour les fondations du même métro.

Quant à GEC Alsthom et Systra (ingénierie commune à la RATP et à la SNCF), ils devraient retirer avant le mois de février les dossiers d'étude de préfaisabilité des quatre lignes de TGV envisagées par les autorités thaïlandaises.

De grands travaux d'infrastructures en vue

La période actuelle est favorable à cette offensive. D'une part, la technologie française intéresse les pays asiatiques ; d'autre part, l'Asie projette d'énormes travaux d'infrastructures de transport pour les années à venir.

En Corée, ce sont 600 milliards de francs qui seront investis dans les infrastructures d'ici à l'an 2000, dont 180 milliards de francs sur 558 kilomètres de lignes de métro et 70 milliards de francs sur le programme de la ligne de TGV Séoul/Pusan. En Thaïlande, 270 kilomètres de métro sont prévus dans les 20 ans à venir, de même qu'un investissement de 100 milliards de francs sur un TGV. En Birmanie, s'il trouve le financement, le gouvernement prévoit d'investir dans le renouvellement du matériel roulant d'ici à 2001. Sans parler du continent chinois, qui ne fait que commencer à s'équiper avec les métros de Shanghai et de Canton.

L'offensive de GEC Alsthom

Pour GEC Alsthom, l'atout de l'ancienneté aurait cependant peu de poids sur les marchés émergeants d'Asie si l'entreprise ne mettait pas, en ce moment, les bouchées doubles. Le groupe est ainsi en train de former un consortium pour se porter candidat, dès à présent, à la concession du métro de Bangkok.

Campagne de presse à l'appui, le franco-anglais a également annoncé son intérêt pour le projet de train à grande vitesse entre Bangkok et Rayong (ouverture des plis en mai 1997) et suit de près les discussions de la Banque de développement asiatique sur le projet de ligne ferroviaire Singapour/Sud de la Chine. « Ces projets peuvent mettre dix ans. Il y a beaucoup de politiques en jeu. Nous devons donc être là dès l'origine, échanger des informations avec les autorités locales, assurer un suivi actif des projets », a indiqué son représentant. En Corée, GEC Alsthom Transport est à l'affût de toute extension des lignes de métro à Séoul, Pusan, Taegu, Inchon, Taejon et Kwangju, et d'une éventuelle deuxième ligne à grande vitesse vers l'ouest. « Une implantation industrielle ne se justifie pas sans contrat mais le travail commercial débute bien avant », précisent les responsables de GEC Alsthom.

PHOTO : Chaîne de montage du TGV destiné à la Corée.

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