Paysage

Artisanat du paysage et des TP : l’an zéro 1 de la représentativité

Mots clés : Artisanat - Travaux publics

La reconnaissance officielle de la représentativité de la Confédération nationale artisanale des Travaux publics et du paysage (CNATP) a inspiré l’allégresse de sa présidente Françoise Despret, le 17 janvier lors de la présentation de ses vœux. Son état d’esprit contraste avec la fureur exprimée, sur le même sujet, par l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), dans son premier communiqué de l’année.

« La voie de l’artisanat va s’étoffer, pour mieux défendre l’entreprise dans un esprit de responsabilité sociale ». Le sourire aux lèvres, Françoise Despret a présenté, le 17 janvier, les vœux les plus joyeux de son mandat. Outre les deux arrêtés du 21 décembre dernier qui reconnaissent à la CNATP sa représentativité dans les TP comme dans le paysage, la conjoncture économique et politique alimente son état d’esprit : « desserrement des contraintes » issue de la loi travail, réaffirmation du rôle central de la branche, pour résister « au dumping social des grandes entreprises », allégement du compte pénibilité… Remerciant au passage l’Union des  entreprises de proximité pour le portage du dossier qui aboutit à la reconnaissance officielle, Françoise Despret salue la qualité du travail d’enquête mené dans les départements et les régions par l’administration déconcentrée de l’Etat.

 

Changement de ton

 

Dans le concert de louanges adressées au gouvernement d’Edouard Philippe et à la présidence d’Emmanuel Macron, seule  la perspective de convergence entre les prix de l’essence et ceux du gas-oil  crée une dissonance : elle « gêne dangereusement la rentabilité » et laisse penser que l’Etat veut « prendre d’une main ce qu’il donne de l’autre ». Mais le temps du congrès de 2015 paraît loin, quand la présidente fustigeait le projet de loi du ministre de l’Economie Emmanuel Macron sur l’innovation numérique.

L’innovation numérique, la CNATP y est entrée de plain-pied en 2017, dans le registre de la communication : comme elle l’avait annoncée lors des vœux de l’an dernier, la confédération s’affiche désormais sur les réseaux sociaux et sur You Tube, pour promouvoir ses thèmes favoris comme la charte Zéro Phyto ou les coopératives d’aide à la personne. La concordance de ces thèmes avec ceux de l’organisation concurrente, l’Union nationale des entreprises de paysage (Unep) ne contrarie pas la porte-parole des artisans des TP et du paysage : « Travaillons ensemble pour faire avancer la profession, avec nos différences ».

 

L’union est un combat

 

Dans son premier communiqué de l’année diffusé dès le 4 janvier, l’Unep a montré qu’elle ne l’entendait pas de cette oreille, au point qu’elle brandit la menace d’un recours : « Tant que nous n’aurons pas davantage de certitudes quant à la légitimité de cette représentativité, que nous contestons, nous étudierons toutes les voies de recours possibles afin de défendre les intérêts des entreprises de paysage », conclut l’Unep, sous la signature de sa présidente Catherine Muller.  Toutes deux originaires de l’Ain, les deux présidentes ne se sont jamais rencontrées.

 

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