En direct

Architectes Formation continue : le cap est mis

ELISABETH ALLAIN-DUPRE, PASCALE JOFFROY |  le 21/03/1997  |  Formation continueApprentissage BTPArchitectureConcoursMaîtrise d'ouvrage

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Formation continue
Apprentissage BTP
Architecture
Concours
Maîtrise d'ouvrage
Droit de l'urbanisme
SEM
Collectivités locales
Nord
France
Paris
Gironde
Isère
Europe
Haute-Garonne
International
Loire
Réglementation
Urbanisme
Professionnels
Valider

-Avec un budget en hausse, la formation continue est une priorité pour la direction de l'architecture et les organisations professionnelles. -Les objectifs premiers des formations mises en place : renforcement des compétences, diversification des métiers.

Pouvoirs publics et représentants de la profession s'accordent sur ce point : les architectes doivent changer s'ils ne veulent pas se trouver marginalisés. D'où l'importance nouvelle qu'accordent les uns et les autres à la formation continue, et l'augmentation significative des budgets qui lui sont consacrés (voir encadré). Thème central des congrès passés (Lille, 1996) et futurs (Tours, juin 1997) de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa), la formation continue est l'une des priorités affichées du directeur de l'architecture François Barré. Quant à l'Ordre des architectes, il vient de consacrer coup sur coup trois réunions importantes de ses instances nationales, dont le Collège national des architectes, à ce thème.

Qu'attend-on de la formation permanente des architectes ? Essentiellement deux choses. D'abord, il s'agit de mettre à jour et de renforcer les compétences des architectes libéraux et des sociétés d'architecture, soit pour leur permettre de conquérir ou reconquérir des marchés, comme la réhabilitation, la maison individuelle ou l'export, soit pour les insérer dans des missions nouvelles type SPS (sécurité et protection de la santé), ou délaissées, comme l'économie ou l'OPC (ordonnancement, pilotage, coordination).

Diversification des «métiers» de l'architecture

Ensuite, il faut préparer la diversification des « métiers » de l'architecture. Celle-ci est inéluctable : « Avec 24 000 étudiants en architecture et 900 diplômés par an, seuls 50 % des confrères feront de la maîtrise d'oeuvre dans dix ans », prévoit Jean-Louis Lissalde, président de l'Unsfa. Or, les secteurs ne manquent pas - services techniques de ville, structures de maîtrise d'ouvrage publique ou privée, sociétés d'économie mixte, etc. - où l'architecte et sa capacité à appréhender l'organisation globale de l'espace peut jouer (et joue de plus en plus) un rôle essentiel.

Peu prise en compte jusqu'ici par les écoles d'architecture, cette formation à la diversification des métiers est appelée à évoluer parallèlement à la formation initiale, l'une n'ayant pas vocation à pallier les insuffisances de l'autre.

Un petit millier seulement formé chaque année

Reste à faire entrer la démarche formation dans les moeurs. Actuellement, selon l'évaluation des organismes collecteurs (voir encadré), le Fif-PL, qui existe depuis quatre ans et le Faf-PL, depuis dix ans, seul un petit millier d'architectes suit chaque année une formation, soit 5 % environ des architectes diplômés. C'est peu, même si l'on admet que l'on se forme aussi au travers de revues, de documents techniques ou de voyages et, bien sûr avant tout, sur le terrain. Mais, sur ce dernier front, la perte en ligne est importante, les architectes ne prenant guère le temps de capitaliser leur savoir. Et la matière à apprendre s'amenuise faute d'une quantité de projets ou de chantiers suffisante...

Dans ce contexte un peu pionnier, les principaux acteurs et financeurs des formations spécifiques pour architectes commencent à s'organiser pour jouer la synergie. A la direction de l'architecture, par exemple, on cible ostensiblement la diversification des métiers et l'innovation (l'un des derniers stages mis en place s'appelle « l'architecture à haute qualité environnementale »). Instaurés par Jean-Pierre Duport en 1983, ces stages de diversification ont vu leur éventail considérablement élargi. De même leur budget : près de 6 millions de francs en 1997, contre 1,6 million de francs au moment du transfert de tutelle. Par ailleurs, un bureau de la formation continue, dirigé par Jean-Pierre Courtiau, a été créé au sein de la sous-direction des enseignements.

Elaborées quant à leur contenu avec de nombreux partenaires, tels l'Union nationale des fédérations d'organismes HLM ou l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (Anah), les formations financées par la direction de l'architecture durent un an à temps plein. « En effet, explique Jean-Pierre Courtiau, cette durée d'un an a été vérifiée comme une durée optimale pour l'insertion. »

Une vision prospective de l'évolution de la profession

Prioritairement réservées aux architectes diplômés en recherche d'emploi, elles accueillent aussi parfois (se renseigner au cas par cas) des architectes libéraux en perte sensible d'activité. Elles sont pratiquement toutes organisées sur le même modèle : petits effectifs de stagiaires (12 à 18 personnes en moyenne) qui reçoivent 33 jours de formation théorique, répartie à raison de trois jours sur onze mois, et une formation pratique au sein d'organismes d'accueil, publics ou parapublics, voire même privés. Suivant les formateurs, ces organismes d'accueil sont tantôt « fournis », tantôt recherchés par le candidat à la formation lui-même (cas le plus fréquent). A la sortie, les taux d'insertion sont plutôt bons : suivant les formations, de 60 à 80 % des stagiaires trouveraient un emploi.

En matière de formation, explique son président, Jean-Claude Chamberlan, l'Ordre national des architectes a une double mission : d'une part, orienter les formations dans une vision prospective de l'évolution du métier, d'autre part valider les formateurs et le contenu des stages. En revanche, il n'a pas vocation à former lui-même les architectes, et s'appuie, pour ce faire, à la fois sur la structure paritaire du Groupe pour l'éducation permanente des architectes (Gepa, voir ci-dessous) et sur les conseils régionaux de l'Ordre, désormais libres de définir et de gérer leurs crédits. Nombre de ces conseils régionaux, mobilisés de longue date sur la formation, constituent le gros des « clients » du Gepa.

Certains d'entre eux, tels l'Ile-de-France ou la Bretagne, ont également constitué leurs propres structures de formation, ou nouent, comme c'est la cas en Aquitaine et bientôt en région Paca, des contacts en ce sens avec les écoles d'architecture et établissement d'enseignement supérieur locaux. On ne sait pas encore très bien comment l'Ordre « validera » ces différentes formations. La mission pourrait être confiée au Comité d'orientation pédagogique qui existe déjà au sein du Gepa, à moins que ne soit créée une structure ad hoc au sein de l'Ordre.

En revanche, les orientations sont claires : les formations doivent à la fois conforter la position de l'architecte sur l'ensemble de ses missions (coordination SPS, économie de la construction, coordination de chantier etc.) et le préparer à l'évolution prévisible de son métier. Ainsi, observe Jean-Claude Chamberlan, « la réforme du Code de l'urbanisme entraînera ipso facto le renforcement de la formation juridique et réglementaire de l'architecte ». En effet, ce dernier réunit seul, selon lui, l'homme de l'art et l'homme de droit évoqués sous le terme de « professionnel qualifié » par le projet de réforme du permis de construire. Enfin, sur le caractère statutaire de la formation continue, prônée par certains ordres régionaux, Jean-Claude Chamberlan reste prudent, et préfère parler d'incitation à l'entretien des connaissances plutôt que d'une obligation.

Vers un organisme paritaire de certification ?

Cette position n'est pas partagée par l'Unsfa, dont le président Jean-Louis Lissalde milite pour une formation permanente obligatoire des architectes. Un domaine que l'Unsfa connaît bien, puisqu'il représente les architectes au sein des deux organismes collecteurs des fonds formation : Fif-PL (pour les professionnels libéraux) et Faf-PL (pour leurs salariés). A ce titre, il définit les formations prioritairement prises en charge par ces organismes, en liaison avec le Gepa, dont le président Pierre Glénat est aussi le président-fondateur de l'Unsfa.

Un éventail de formations de plus en plus large

Créé en 1963, le Gepa est un organisme de formation paritaire Ordre-Unsfa. Il propose un éventail de 40 stages environ, généralement de courte durée, destinés à des architectes diplômés. Son chiffre d'affaires est de 9 millions de francs, dont 1,2 million fourni cette année par l'Ordre des architectes, le reste remboursé aux architectes par le Fif-PL et le Faf-PL.

A l'origine très orientées vers la gestion classique des agences et des chantiers, les formations du Gepa s'ouvrent désormais à de nouvelles missions ou cibles de marchés (OPC, désamiantage, etc.). Pour ces formations, il est envisagé de créer un organisme paritaire de certification qui, selon Pierre Glénat, permettrait de « redonner le pouvoir aux architectes de remplir ces missions de façon très professionnelle ». Par ailleurs, le Gepa a été le premier organisme d'architectes agréé par le ministère du travail pour former des coordonnateurs SPS. Il a formé l'an dernier 800 architectes à ces missions, qui constituent un élément de rémunération complémentaire, ou peuvent même « faire tourner » une agence qui aurait fait le choix de s'y consacrer pleinement.

Pouvoirs publics et représentants de la profession s'accordent sur ce point : les architectes doivent changer s'ils ne veulent pas se trouver marginalisés. D'où l'importance nouvelle qu'accordent les uns et les autres à la formation continue, et l'augmentation significative des budgets qui lui sont consacrés (voir encadré). Thème central des congrès passés (Lille, 1996) et futurs (Tours, juin 1997) de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa), la formation continue est l'une des priorités affichées du directeur de l'architecture François Barré. Quant à l'Ordre des architectes, il vient de consacrer coup sur coup trois réunions importantes de ses instances nationales, dont le Collège national des architectes, à ce thème.

Qu'attend-on de la formation permanente des architectes ? Essentiellement deux choses. D'abord, il s'agit de mettre à jour et de renforcer les compétences des architectes libéraux et des sociétés d'architecture, soit pour leur permettre de conquérir ou reconquérir des marchés, comme la réhabilitation, la maison individuelle ou l'export, soit pour les insérer dans des missions nouvelles type SPS (sécurité et protection de la santé), ou délaissées, comme l'économie ou l'OPC (ordonnancement, pilotage, coordination).

Diversification des «métiers» de l'architecture

Ensuite, il faut préparer la diversification des « métiers » de l'architecture. Celle-ci est inéluctable : « Avec 24 000 étudiants en architecture et 900 diplômés par an, seuls 50 % des confrères feront de la maîtrise d'oeuvre dans dix ans », prévoit Jean-Louis Lissalde, président de l'Unsfa. Or, les secteurs ne manquent pas - services techniques de ville, structures de maîtrise d'ouvrage publique ou privée, sociétés d'économie mixte, etc. - où l'architecte et sa capacité à appréhender l'organisation globale de l'espace peut jouer (et joue de plus en plus) un rôle essentiel.

Peu prise en compte jusqu'ici par les écoles d'architecture, cette formation à la diversification des métiers est appelée à évoluer parallèlement à la formation initiale, l'une n'ayant pas vocation à pallier les insuffisances de l'autre.

Un petit millier seulement formé chaque année

Reste à faire entrer la démarche formation dans les moeurs. Actuellement, selon l'évaluation des organismes collecteurs (voir encadré), le Fif-PL, qui existe depuis quatre ans et le Faf-PL, depuis dix ans, seul un petit millier d'architectes suit chaque année une formation, soit 5 % environ des architectes diplômés. C'est peu, même si l'on admet que l'on se forme aussi au travers de revues, de documents techniques ou de voyages et, bien sûr avant tout, sur le terrain. Mais, sur ce dernier front, la perte en ligne est importante, les architectes ne prenant guère le temps de capitaliser leur savoir. Et la matière à apprendre s'amenuise faute d'une quantité de projets ou de chantiers suffisante...

Dans ce contexte un peu pionnier, les principaux acteurs et financeurs des formations spécifiques pour architectes commencent à s'organiser pour jouer la synergie. A la direction de l'architecture, par exemple, on cible ostensiblement la diversification des métiers et l'innovation (l'un des derniers stages mis en place s'appelle « l'architecture à haute qualité environnementale »). Instaurés par Jean-Pierre Duport en 1983, ces stages de diversification ont vu leur éventail considérablement élargi. De même leur budget : près de 6 millions de francs en 1997, contre 1,6 million de francs au moment du transfert de tutelle. Par ailleurs, un bureau de la formation continue, dirigé par Jean-Pierre Courtiau, a été créé au sein de la sous-direction des enseignements.

Elaborées quant à leur contenu avec de nombreux partenaires, tels l'Union nationale des fédérations d'organismes HLM ou l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (Anah), les formations financées par la direction de l'architecture durent un an à temps plein. « En effet, explique Jean-Pierre Courtiau, cette durée d'un an a été vérifiée comme une durée optimale pour l'insertion. »

Une vision prospective de l'évolution de la profession

Prioritairement réservées aux architectes diplômés en recherche d'emploi, elles accueillent aussi parfois (se renseigner au cas par cas) des architectes libéraux en perte sensible d'activité. Elles sont pratiquement toutes organisées sur le même modèle : petits effectifs de stagiaires (12 à 18 personnes en moyenne) qui reçoivent 33 jours de formation théorique, répartie à raison de trois jours sur onze mois, et une formation pratique au sein d'organismes d'accueil, publics ou parapublics, voire même privés. Suivant les formateurs, ces organismes d'accueil sont tantôt « fournis », tantôt recherchés par le candidat à la formation lui-même (cas le plus fréquent). A la sortie, les taux d'insertion sont plutôt bons : suivant les formations, de 60 à 80 % des stagiaires trouveraient un emploi.

En matière de formation, explique son président, Jean-Claude Chamberlan, l'Ordre national des architectes a une double mission : d'une part, orienter les formations dans une vision prospective de l'évolution du métier, d'autre part valider les formateurs et le contenu des stages. En revanche, il n'a pas vocation à former lui-même les architectes, et s'appuie, pour ce faire, à la fois sur la structure paritaire du Groupe pour l'éducation permanente des architectes (Gepa, voir ci-dessous) et sur les conseils régionaux de l'Ordre, désormais libres de définir et de gérer leurs crédits. Nombre de ces conseils régionaux, mobilisés de longue date sur la formation, constituent le gros des « clients » du Gepa.

Certains d'entre eux, tels l'Ile-de-France ou la Bretagne, ont également constitué leurs propres structures de formation, ou nouent, comme c'est la cas en Aquitaine et bientôt en région Paca, des contacts en ce sens avec les écoles d'architecture et établissement d'enseignement supérieur locaux. On ne sait pas encore très bien comment l'Ordre « validera » ces différentes formations. La mission pourrait être confiée au Comité d'orientation pédagogique qui existe déjà au sein du Gepa, à moins que ne soit créée une structure ad hoc au sein de l'Ordre.

En revanche, les orientations sont claires : les formations doivent à la fois conforter la position de l'architecte sur l'ensemble de ses missions (coordination SPS, économie de la construction, coordination de chantier etc.) et le préparer à l'évolution prévisible de son métier. Ainsi, observe Jean-Claude Chamberlan, « la réforme du Code de l'urbanisme entraînera ipso facto le renforcement de la formation juridique et réglementaire de l'architecte ». En effet, ce dernier réunit seul, selon lui, l'homme de l'art et l'homme de droit évoqués sous le terme de « professionnel qualifié » par le projet de réforme du permis de construire. Enfin, sur le caractère statutaire de la formation continue, prônée par certains ordres régionaux, Jean-Claude Chamberlan reste prudent, et préfère parler d'incitation à l'entretien des connaissances plutôt que d'une obligation.

Vers un organisme paritaire de certification ?

Cette position n'est pas partagée par l'Unsfa, dont le président Jean-Louis Lissalde milite pour une formation permanente obligatoire des architectes. Un domaine que l'Unsfa connaît bien, puisqu'il représente les architectes au sein des deux organismes collecteurs des fonds formation : Fif-PL (pour les professionnels libéraux) et Faf-PL (pour leurs salariés). A ce titre, il définit les formations prioritairement prises en charge par ces organismes, en liaison avec le Gepa, dont le président Pierre Glénat est aussi le président-fondateur de l'Unsfa.

Un éventail de formations de plus en plus large

Créé en 1963, le Gepa est un organisme de formation paritaire Ordre-Unsfa. Il propose un éventail de 40 stages environ, généralement de courte durée, destinés à des architectes diplômés. Son chiffre d'affaires est de 9 millions de francs, dont 1,2 million fourni cette année par l'Ordre des architectes, le reste remboursé aux architectes par le Fif-PL et le Faf-PL.

A l'origine très orientées vers la gestion classique des agences et des chantiers, les formations du Gepa s'ouvrent désormais à de nouvelles missions ou cibles de marchés (OPC, désamiantage, etc.). Pour ces formations, il est envisagé de créer un organisme paritaire de certification qui, selon Pierre Glénat, permettrait de « redonner le pouvoir aux architectes de remplir ces missions de façon très professionnelle ». Par ailleurs, le Gepa a été le premier organisme d'architectes agréé par le ministère du travail pour former des coordonnateurs SPS. Il a formé l'an dernier 800 architectes à ces missions, qui constituent un élément de rémunération complémentaire, ou peuvent même « faire tourner » une agence qui aurait fait le choix de s'y consacrer pleinement.

PHOTOS :

François Barré Directeur de l'architecture

«L'une des toutes premières priorités de la direction de l'architecture »

Jean-Claude Chamberlan Président de l'Ordre national des architectes

«La réforme du Code de l'urbanisme entraînera ipso facto le renforcement de la formation juridique et réglementaire de l'architecte »

Jean-Louis Lissalde Président de l'Unsfa

«Avec 24000 étudiants en architecture et 900 diplômés par an, seuls 50 % des confrères feront de la maîtrise d'oeuvre dans dix ans »

LE BUDGET 1997 DE LA FORMATION CONTINUE

Direction de l'architecture : 6 millions de francs.

Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (Fif-PL) : 7,4 millions de francs en 1996, estimé autour de 5 millions en 1997.

Fonds d'assurance formation des professions libérales (Faf-PL) : environ 16 millions de francs (compris formation des collaborateurs d'agence).

Conseil national de l'Ordre des architectes : dotation au Gepa (Groupe pour l'éducation permanente des architectes) : 1,2 million de francs.

Conseils régionaux de l'Ordre des architectes : depuis cette année, le budget formation continue des ordres régionaux est inclus dans leur budget global, qu'ils établissent et le gèrent librement en fonction de leurs besoins. Jusque là, ce budget (3,3 millions de francs en 1996) était versé par le conseil national au Gepa, qui le redistribuait aux régions.

A ces montants s'ajoute la part, généralement marginale, d'autofinancement des architectes.

Les formations

La liste ci-dessous est limitée aux formations organisées par les architectes et pour un public d'architectes. Elle ne reprend donc pas les formations initiées par d'autres organismes tels l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées, le Cebtp/Cated, l'Iptic, le Credef, etc., dont certaines s'adressent également aux architectes. Elle ne prétend pas non plus à l'exhaustivité. En particulier, elle ne rend pas compte des formations dispensées par les conseils régionaux de l'Ordre des architectes lorsque ceux-ci font appel à d'autres structures que le Gepa (1). Les architectes désireux de se former ont intérêt à s'informer prioritairement auprès de leurs conseils régionaux.

ont présentées par secteur, thème, durée de la formation et organisme formateur.

Gestion et organisation de l'agence

Responsabilité des architectes et contrat de construction

2 jours Gepa

Application de la loi MOP

2 jours Gepa

Marchés publics de maîtrise d'oeuvre, de travaux, fournitures ou services

2 jours Gepa

Calcul du prix de revient des missions et calcul des honoraires

2 jours Gepa

Honoraires et contrats : bâtir un argumentaire et négocier son prix

2 jours Gepa

Profession architecte/maîtrise d'oeuvre

2 jours Gepa

Fiscalité de l'agence

2 jours Gepa

Organisation et gestion de l'agence

2 jours Gepa

Organisation, gestion de chantier

2 jours Gepa

Secrétariat comptable, organisation et gestion de l'agence

2 jours Gepa

Secrétariat technique

2 x 2 jours Gepa

Procédure qualité

Enjeux de la qualité

2 jours Gepa

Démarche qualité des entreprises d'architecture

soit un face à face pédagogique de 3x1 jour + journée, soit un accompagnement téléphonique, soit une auto-formation à l'aide de manuels et de CD-ROM.

Faf- PL

Nouveaux outils

Comprendre et maîtriser les outils de demain (informatique, télétravail, Internet...)

Architectes demandeurs d'emploi

Un an Afide

Cao-Dao

Niveau 1 (apprentissage) : 3 + 2 jours ; niveau 2 (perfectionnement) : 2 +1 jours Gepa

Economie

Estimatif des coûts de construction

2 jours Gepa

Le descriptif

2 jours Gepa

L'appel d'offre, pièces contractuelles de la production du domaine bâti

2 jours Gepa

Accessibilité

Accès des bâtiments pour les personnes à mobilité et perception réduites

2 jours Gepa

Diagnostic accessibilité

2 jours Gepa

Communication

Communication efficace au quotidien

2 jours Gepa

La négociation

2 jours Gepa

Relation de groupe,

présentation et défense

du projet

2 jours Gepa

Stratégies de communication

visuelle

2 jours Gepa

Prise de parole

2 jours Gepa

Programmation

La programmation, garantie de la qualité de la conception architecturale

2 jours Gepa

Montage d'opération

Montage d'opérations de logements à financement public

2 jours Gepa

Réhabilitation

L'architecte et le bâti ancien : politiques et techniques de réhabilitation

Architectes demandeurs d'emploi

Un an CEDERS

Réhabilitation du patrimoine, partenariat architecte/artisan

Architectes demandeurs d'emploi

Un an ANFAB et CAPEB

Réhabiliter les quartiers, un métier pour l'architecte

Architectes demandeurs d'emploi

Un an

Ecole d'architecture de Paris-La Villette et ARHVA

Réhabilitation du patrimoine

2 jours Gepa

Le diagnostic immobilier

2 jours Gepa

Villes

Stratégies d'accès aux marchés de l'urbanisme

2 jours Gepa

L'architecte et le management urbain

Architectes demandeurs d'emploi

Un an

Ecole d'architecture et de paysage de Bordeaux/Centre de formation aux professions de l'architecture et du cadre de vie

L'architecte, « chef de projet au sein de la cité »

Architectes demandeurs d'emploi

Un an PLACE

L'architecte et la qualité des territoires urbains

Architectes demandeurs d'emploi

Un an

Ecole d'architecture de Grenoble/Institut d'urbanisme de Grenoble

Maîtrise d'ouvrage et maîtrise d'oeuvre urbaines

Architectes demandeurs d'emploi

Un an CEFTE

Assistance à la maîtrise d'ouvrage dans le domaine du bâtiment et de l'aménagement

Architectes demandeurs d'emploi

Un an

Ecole d'architecture Paris-Val-de-Marne

Les outils de la politique urbaine

2 jours Gepa

L'architecte et la dimension sociale de la ville

Architectes demandeurs d'emploi

Onze séminaires plus mémoire de fin de stage

CAUE du Gers.

Les études d'impact

2 jours Gepa

Paysage

Connaissance des végétaux et volet paysager du permis de construire

2 jours Gepa

L'architecte et le paysage européen :

Architectes demandeurs d'emploi

Un an

Conservatoire international des parcs et jardins et du paysage

Export

Entraînement aux réalités internationales

Architectes demandeurs d'emploi, architectes salariés en congé individuel de formation, architectes libéraux en perte d'activité

Un an Adefri

L'architecte, consultant pour les pays émergents (Asie, Amérique latine et Europe de l'Est)

Architectes demandeurs d'emploi

Un an ADEFRI

France-Pologne : des partenariats vers l'Europe

Architectes demandeurs d'emploi

Un an, dont 9 mois en Pologne.

ARHVA

Maison individuelle

L'architecte et la maison individuelle.

Architectes demandeurs d'emploi

Un an

CAUE de Seine et Marne

La maison individuelle

2 jours Gepa

Logement social

L'architecte responsable de programmes de logements sociaux

Architectes demandeurs d'emploi

Un an AFPOLS

Missions

L'architecte et la mission de coordination SPS

1 jour (initiation)

Gepa

Coordonnateur SPS

Niveau 1 : 5 jours modules de x jours ; niveau 2 : 10 jours, répartis en 2x3jours et 1x4 jours ; niveau 3 : 3 ou 5 jours

Gepa

L'Ordonnancement pilotage coordination.

Module 1 : 2 jours ; module 2 : 2x2 jours

Gepa

Divers

Désamiantage

2 jours Gepa

L'architecture à haute qualité environnementale

Architectes demandeurs d'emploi

Un an (avec voyages d'études en France, Allemagne et Angleterre)

Ecole d'architecture de Paris-La Villette

Conceptualisation de la couleur en architecture

2 jours Gepa

L'expertise judiciaire

2 jours Gepa

Comportement des membres d'un jury de concours (pour les architectes appelés à siéger dans les jurys de concours)

2 jours (à confirmer)

Gepa

(1) A l'exception du stage « Jury de concours », réservé aux architectes libéraux, tous les stages du Gepa sont destinés aux architectes et collaborateurs d'architectes. Ces stages sont organisés localement, à la demande des Conseils régionaux de l'Ordre de architectes et suivant un calendrier fixé par eux.

Les organismes formateurs

ADEFRI (Association pour le développement de la formation aux réalités internationales), 9 rue Léon Vaudoyer, 75007 Paris (Alain Simon). Tél. : 01.42.73.24.31.

AFIDE (Agir, former, informer, développer, entreprendre), 9, rue Rostand, 75005 Paris (Jean Stern, Claude Connan). Tél. : 01.45.35.60.92.

AFPOLS (Association pour la formation professionnelle continue des organismes de logement social), 2 rue Lord Byron, 75008 Paris (Pierre Chanoine, tél. : 01.40.75.79.12. ; Catherine Dubois, tél. : 01.40.75.79.09.).

ANFAB (Association nationale de la formation des artisans du bâtiment) et CAPEB (Confédération artisanale des petites entreprises du bâtiment), 46, avenue d'Ivry, 75625 Paris Cedex 13 (Alain Branca, Marie Fréjat). Tél. : 01.53.60.50.00.

ARVHA (Association pour la recherche sur la ville et l'habitat), 11 rue Cecilia Kellermann, 77410 Annet-sur-Marne (Luc Givry, Catherine Guyot, Marek Czarzasty). Tél. : 01.60.27.06.88.

CAUE du Gers, 29 chemin du Baron, 31100 Toulouse (Jean-Louis Paulet). Tél. : 05.62.05.75.34.

CAUE de Seine-et-Marne, 27, rue du Marché, 77120 Coulommiers (Dominique Bonini, Isabelle Thauvel). Tél. : 01.64.03.30.62.

CEDERS (voir CEFTE)

CEFTE (Centre d'études et de formation aux technologies économiques), 14 avenue Jules-Ferry, 13 261 Aix-en-Provence (Catherine Nancy, Bouzid Sabeg). Tél. : 04.42.33.48.34.

Centre de formation aux professions de l'architecture et du cadre de vie, 2bis place Jean-Jaurès, 33000 Bordeaux (Daniel Mandouze, tél. : 05.46.56.41.00. ; Elisabeth Gastien, tél. : 05.56.44.68.83.).

Conservatoire international des parcs et jardins et du paysage, Ferme du Château, 41150 Chaumont- sur-Loire (Ariane Delilez). Tél. : 01.48.04.84.59.

Ecole d'architecture et de paysage de Bordeaux, domaine de Raba, 33405 Talence (Chantal Calais). Tél. : 05.56.84.45.78.

Ecole d'architecture de Grenoble, 60 avenue de Constantine, 38036 Grenoble Cedex 02 (Vincent Michel). Tél. 04.76.69.83.00.

Ecole d'architecture de Paris Val-de-Marne, 11 rue du Séminaire de Conflans, 94220, Charenton-le-Pont (Jean-Marie Galibourg, Michel Rousset, Thierry Vilmin). Tél. : 01.43.53.60.60.

Ecole d'architecture de Paris-La Villette, 144 rue de Flandres, 75019 Paris

Gepa, (Groupe pour l'Education permanente des architectes), 25 rue du Petit-Musc, 75004 Paris. Tél. : 01.42.78.92.92. Fax. 01.42.78.63.54.

Institut d'urbanisme de Grenoble, 2 rue François-Raoult, 38000 Grenoble (Josée Jeanneret). Tél. : 04.76.85.16.70.

PLACE (Pour lier l'action entre cité et entreprise), 14 rue Coustou, 31500 Toulouse (Guy Pottier). Tél. : 05.62.73.06.73.

ORGANISMES COLLECTEURS ET PRISE EN CHARGE

Le Fif-PL

Le Fonds interprofessionel de formation des professionnels libéraux (Fif-PL) est un organisme collecteur agréé né en 1993. Il gère les 70,3 millions de francs collectés par l'Urssaf auprès des professionnels libéraux, qui s'acquittent d'une cotisation annuelle de 245 francs. Il a versé un total de 7,4 millions de francs en 1996 aux architectes ayant suivi des formations. Mais cette année exceptionnelle bénéficiait des rattrapages des années précédentes et le budget moyen qu'il pourra consacrer à la formation continue des architectes devrait s'établir, en vitesse de croisière, autour de 4 ou 5 millions de francs. La prise en charge des formations s'échelonne de 1 500 francs pour des formations classiques (leur coût moyen est de 2 000 francs), à 5 000 francs pour les formations SPS, beaucoup plus chères. Le Fif-PL est actuellement présidé par Pierre Glénat, également président du Gépa.

Le Faf-PL

Le Fonds d'assurance formation des professions libérales (Faf-PL) a engagé en 1996 16 millions de francs (sur un budget total de 200 millions de francs) pour la formation continue des architectes salariés et collaborateurs d'agence (secrétaires, économistes, etc.). Il perçoit des cotisations calculées sur une assiette définie par la masse salariale des agences. La prise en charge du Faf-PL s'échelonne entre 1 200 et 2 000 francs par jour pour des formations « classiques » et atteint 16 000 francs (plus une participation à la charge du salarié) pour les formations SPS. 2 000 personnes ont bénéficié d'un financement du Faf-PL en 1996. Nadine Guet, directeur du Faf-PL, veut promouvoir la formation à distance qu'elle considère comme « un moyen de diffuser une formation de qualité, en tenant compte des rythmes particuliers de la profession, et de sa répartition sur tout le territoire ».

« Un tel outil revient environ à 8 000 francs pour le Faf-PL, par agence, précise-t-elle, et peut servir à plusieurs collaborateurs dans l'agence. » Chers à créer, mais faciles à diffuser, ces outils de formation à distance pourraient être distribués facilement auprès des quelques 7 000 agences cotisantes. Plusieurs guides et un CD-Rom sont déjà disponibles sur la démarche qualité.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Construire en pisé

Construire en pisé

Date de parution : 10/2020

Voir

Droit et Gestion des Collectivités Territoriales - 2020

Droit et Gestion des Collectivités Territoriales - 2020

Date de parution : 10/2020

Voir

Code commenté de la commande publique

Code commenté de la commande publique

Date de parution : 10/2020

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil