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Architectes Des premiers « Rendez-vous » fondateurs

ELISABETH ALLAIN-DUPRE |  le 10/10/1997  |  ArchitectureLogementRénovationFrance Professionnels

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-Coup d'envoi d'un nouveau projet pour l'architecture, les «Rendez-vous» de La Villette ont été très suivis. -De la ville au logement en passant par la réhabilitation, les débats ont réaffirmé la place de l'architecture dans la société.

Lorsqu'on sait la difficulté qu'éprouvent actuellement les architectes à se situer - et pour beaucoup à vivre de leur métier - c'était un pari risqué de les réunir pour débattre de la place de l'architecture, et des architectes, dans la société. Pour oser ce pari, il fallait l'énergie du directeur de l'architecture, François Barré, organisateur de ces rencontres. Il l'a réussi en mettant l'accent sur la dimension symbolique et « refondatrice » de ces Rendez-vous.

Le matin du 3 octobre, Catherine Trautmann a donné le ton en présentant les grands axes de sa politique de l'architecture. Au-delà de son engagement personnel à défendre la dimension culturelle et d'intérêt public de l'architecture, fût-ce en dessous des 170 m2 fatidiques, le ministre a montré que les éléments d'une nouvelle donne pour l'architecture étaient réunis. En bref (voir aussi « Le Moniteur » du 3 octobre, p. 30), ce sont des moyens accrus pour la promotion et la diffusion, la réforme de l'enseignement enfin finalisée, la capacité à intervenir rapidement (organisation des concours...), une écoute de la profession manifestée par la prudence du ministre sur les questions qui fâchent, comme celle des modes d'exercice.

Pistes de réflexion

C'est aussi, surtout, un rapprochement avec la direction du patrimoine qui replace la création architecturale dans la double perspective de l'histoire et de l'aménagement du territoire. Le terrain ainsi déminé de belle manière (les tracts vengeurs ou corporatistes sont restés aux portes de la Grande Halle), les débats ont commencé. Ils ont été de qualité inégale, et souvent frustrants pour la salle - 1 400 participants présents en moyenne à tout moment - qui n'a pas souvent pu intervenir. Ces « Rendez-vous » étant promis à un rythme biennal, on souhaite que la direction de l'architecture imagine des relais de débat intermédiaires, où pourraient mieux s'exprimer interrogations et propositions. Car les pistes de réflexion n'ont pas manqué. Le 2 octobre, après le double état des lieux («20 ans d'architecture en France») dressé par les critiques François Chaslin et William J. R. Curtis, on a manqué de temps pour réfléchir à des stratégies possibles face à la crise, et pris de plein fouet les résultats - marqués par l'indifférence et l'incompréhension - du sondage Ipsos/Le Monde sur les attentes des Français face à l'architecture. Et l'après-midi, le débat sur les pratiques, mené par de jeunes architectes et Henri Ciriani, n'a guère permis de dépasser une vision affective (plaisir, douleur...) du métier, contrebalancée par le pragmatisme de deux maîtres d'ouvrage de qualité, Jean-François Leroux et le professeur Binet, chef du service d'hématologie à la Pitié-Salpêtrière.

Le lendemain 3 octobre, « L'atelier des métiers » a été ouvert par le président du groupe Moniteur, M. N. Vigier, suivi par la présentation du sondage Ifop/Moniteur : vision croisée des architectes et des maîtres d'ouvrage sur un métier et son évolution (« Le Moniteur » du 26 septembre, p. 18), que prolongeaient les débats suivants, le logement et l'habiter, la ville et sa fabrication. Ils confrontaient toujours fructueusement les expériences des uns et des autres.

Et l'on aurait voulu écouter davantage des architectes comme Bernard Reichen, Yves Lion, Dominique Perrault, Paul Chemetov ou Roland Castro, des élus comme Jacques Toubon ou Jean-Pierre Sueur, des acteurs et des observateurs comme le préfet Jean-Pierre Duport ou la sociologue Monique Eleb. Leurs interventions ont montré toute la richesse des champs ouverts aux architectes. Autant de chantiers, a souligné François Barré en conclusion, pour une refondation du métier.

PHOTO : De g. à dr., Catherine Trautmann, Michel Rebut-Sarda, conseiller, François Barré, directeur de l'architecture, et Bernard Latarjet, président du Parc de La Villette.

La salle, 1400 participants à tout moment, est peu intervenue dans les débats.

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