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Aquitaine Vaste chantier pour l'eau

claude mandraut |  le 30/05/1997  |  Collectivités localesEnvironnementFrance GirondeSanté

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-D'ici à 2001, 6,7 milliards de francs de travaux sont attendus des collectivités locales pour l'assainissement. -L'eau potable appellera 600 millions de francs.

L'eau - qu'il s'agisse de l'eau potable ou de l'assainissement - devrait encore générer une masse importante de travaux dans les années à venir. La Cebatrama (Cellule économique du bâtiment, des travaux publics et des matériaux de construction d'Aquitaine), reprenant les résultats d'une étude réalisée par Sogelerg et Sogreah, estime que, d'ici à 2001, les besoins d'équipement des collectivités locales d'Aquitaine se monteront à 600 millions de francs HT de travaux pour l'alimentation en eau potable et à 6,7 milliards HT en ce qui concerne l'assainissement (encadré).

Deux programmes engagés

Ces investissements, rendus nécessaires par les nouvelles réglementations, telles que la mise aux normes européennes, la loi sur l'eau et le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, devraient venir en complément des chantiers engagés régulièrement par les maîtres d'ouvrage aquitains. A l'heure actuelle, ils affectent, en moyenne, 300 millions par an à l'alimentation en eau potable et 900 millions à l'assainissement (tableau).

Deux programmes significatifs de cet intérêt pour l'eau sont en cours en Gironde. Dans la communauté urbaine de Bordeaux (CUB), 274 millions vont être engagés par la Lyonnaise des eaux sur trois ans, jusqu'en 1998, pour améliorer l'alimentation en eau potable et la protection des ressources en eau, mais aussi pour préserver les besoins futurs. L'agence de l'eau Adour-Garonne y participera à hauteur de 63 millions. Un contrat complémentaire concernant la nappe de l'Eocène sera signé par la suite.

Les travaux en cours portent principalement sur les interconnexions permettant de transférer les eaux d'un point à un autre, la réalisation de réservoirs d'une capacité de 6 000 m3 et d'une réserve d'eau traitée de 2 000 m3, des équipements de traitement de l'eau, un dispositif d'ultrafiltration sur le captage du Thil, l'extension de 300 m3/h supplémentaires de l'usine de Budos, la création d'une station d'alerte sur la Jalle de Blanquefort, la réhabilitation de l'aqueduc de Budos et, éventuellement, de différents forages, et la mise en place de périmètres de protection. Enfin, un diagnostic sera effectué sur les principales canalisations, et la gestion du réseau par le poste central de télécontrôle sera complétée.

L'ampleur du programme est justifiée par la population de la CUB - 570 000 habitants desservis par un réseau de 3 000 km dont 60 km d'aqueducs -, mais aussi par différents facteurs techniques. On note en effet dans la nappe de l'Eocène des concentrations en fluor et sulfates supérieures aux normes françaises, une certaine sensibilité de la nappe de l'Oligocène aux pollutions de surface, et des phénomènes d'eaux rouges. En outre, de nombreux branchements du réseau sont en plomb.

Une Maison de l'eau ?

Par ailleurs, une Maison de l'eau pourrait voir le jour dans l'agglomération bordelaise. Il lui reviendrait de diffuser des informations sur l'eau auprès du grand public. Cette opération, dont la CUB serait le maître d'ouvrage, ferait l'objet d'un contrat entre cette dernière, la Lyonnaise des eaux et l'agence de l'eau Adour-Garonne.

Autre programme lourd en Gironde, celui du syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba). Cette structure, créée en 1964, qui a déjà réalisé 700 km de réseau de collecte des eaux usées, 70 km de réseau de transfert, 300 postes de pompage et 4 stations d'épuration de 205 000 équivalents habitant, poursuit en effet ses travaux, et prévoit des investissements de 33 millions sur les réseaux en 1997 (33 millions en 1998, 27 millions en 1999) et de 10 millions par an sur le structurant jusqu'en 2000.

Les travaux restants seront réalisés principalement dans les secteurs de Lège-Cap-Ferret, La Teste, Gujan-Mestras et Arcachon. En outre, 5 millions seront affectés aux eaux pluviales, chaque année, jusqu'à la fin du millénaire. D'ores et déjà, les prélèvements régulièrement effectués font apparaître que les eaux de baignade du bassin d'Arcachon sont globalement de bonne qualité, d'autant plus que les rejets se font dans l'océan par le wharf de la Salie.

PHOTO : Le syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon prévoit cent millions de francs d'investissements dans les trois ans à venir. Cinq millions par an iront aux eaux pluviales.

TABLEAU : LES INVESTISSEMENTS ANNUELS DES MAITRES D'OUVRAGES AQUITAINS Actuellement, 1,2 milliard par an s'investit au profit de l'eau.

Besoins nouveaux pour l'assainissement

Objectifs à l'horizon 2001 : -Augmentation du taux de dépollution de 45 à 60%.

-Augmentation du taux de collecte de 63 à 80%.

Travaux : -Création de 1 231 000 EH (Equivalents Habitants) de capacité de traitement (stations d'épuration), soit environ 2,5 milliards de francs HT de travaux.

-Extension de collecte de 556 000 EH, soit environ 2,2 milliards de francs HT de travaux. -Réalisation et raccordement de réseaux de 502 000 EH, soit environ 2 milliards de francs HT de travaux.

Au total 6,7 milliards de francs HT de travaux.

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