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Après le Tsunami, la reconstruction commence à peine

Defawe Philippe |  le 17/06/2005  |  InternationalRénovationArchitectureTravaux publics

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La reconstruction tarde en Indonésie, pays le plus détruit par le tsunami du 26 décembre et où la corruption ralentit le travail, mais l'homme chargé de coordonner cette tâche herculéenne promet que "l'ère de l'inefficacité est terminée".

"L'ère de l'inefficacité est terminée", a assuré dans un entretien à l'AFP Kuntoro Mangkusubroto, directeur de l'Agence de réhabilitation et de reconstruction d'Aceh et Nias (BRR).
Cet ancien ministre indonésien de 58 ans, parfaitement anglophone et réputé intègre, a été nommé par le président à ce poste clé il y a seulement six semaines.
Il a commencé par constater haut et fort les carences accumulées depuis la catastrophe du 26 décembre 2004: la bureaucratie, les craintes liées à la corruption, les laborieux montages des projets d'aides.
"Les routes? Il n'y a pas de route actuellement en construction. Les ponts? Il n'y a pas de pont actuellement en construction. Les ports? Il n'y a pas de port actuellement en construction", avait-il lancé début mai.

Depuis, la situation a selon lui nettement changé. "Nous avons approuvé tellement de projets et d'aide financière que d'ici le mois prochain les choses vont commencer à bouger plus vite", annonce-t-il.
Et d'insister: "Oui nous sommes en retard pour la reconstruction, mais nous sommes en meilleure forme maintenant".
Des personnalités indépendantes, comme l'ancien président américain Bill Clinton ou le président de la Croix-rouge française Jean-François Mattei, ont récemment reconnu que la reconstruction lourde semblait s'engager à Aceh.

Kuntoro Mangkusubroto promet une guerre quotidienne contre les éventuels détournements. "La corruption est notre priorité numéro un. Nous avons mis en place une politique de tolérance zéro", dit-il.
"Il s'agit d'une tâche très difficile pour nous, nous ne sommes pas fiers de nos résultats passés en matière de corruption. Mais il faut faire avec, on doit la combattre sinon nous allons sacrifier l'avenir de la population d'Aceh", ajoute-t-il.
Cette apparente rigueur a déjà rassuré des pays donateurs effrayés à l'idée de voir disparaître les pactoles débloqués pour l'aide.

Cette semaine, le gouvernement britannique a versé 57 millions de dollars à l'Indonésie, dont une partie doit servir à financer la lutte anti-corruption, en marquant sa confiance dans M. Mangkusubroto pour veiller à la bonne administration des fonds.
"Une des raisons qui font que nous voulons apporter notre assistance à l'agence est leur engagement contre la corruption et le désir de Kuntoro de mettre en place des systèmes très solides pour arrêter les fuites de capitaux", a expliqué à l'AFP le secrétaire d'Etat britannique chargé du développement Gareth Thomas.
M. Mangkusubroto espère aussi voir se conclure un accord de paix entre le gouvernement et les rebelles séparatistes de la province.
"Comment voulez-vous construire des routes s'il n'y a pas la paix ? Comment voulez-vous moderniser les choses s'il n'y a pas la paix ?", interroge-t-il.

Barry NEILD (AFP)

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