Collectivités territoriales

Après Irma, de nouvelles règles d’urbanisme pour Saint-Martin

Une nouvelle carte de l’aléa cyclonique et de nouvelles règles temporaires à respecter en matière d’urbanisme ont été présentées mercredi 17 janvier au soir à Saint-Martin, pour tirer les leçons de l’ouragan qui a ravagé l’île en septembre 2017.

Les éléments de l’étude des aléas, réalisée par les services de l’Etat, avaient été remis à la collectivité de Saint-Martin fin novembre. Il s’agissait de relever les effets d’Irma en terme de submersion marine notamment et d’établir ensuite le périmètre des zones à risques. « Irma ayant été d’une violence inédite (catégorie 5, vents à plus de 370 km/h), l’inondation par submersion marine causée par l’ouragan a excédé à certains endroits celle qui était prévue par la carte du Plan de prévention des risques naturels (PPRN) de 2011 », selon le rapport.

L’objectif était de réactualiser le PPRN et de pouvoir éclairer à court terme les décisions de la collectivité en matière de reconstruction, puisque c’est elle qui a les compétences en matière d’urbanisme, a rappelé le délégué interministériel à la reconstruction, Philippe Gustin.

La collectivité a élaboré de nouvelles règles d’urbanisme temporaires, qui seront en vigueur jusqu’en octobre 2018, « qui visent à permettre aux particuliers et aux entreprises d’entamer la reconstruction avant l’adoption de mesures d’urbanisme définitives », selon un communiqué commun de l’Etat et de la collectivité.

Pour les activités économiques en zones à risques (commerces, restaurants et bars de plage, hôtels), « les activités économiques devront prendre en compte les effets cycloniques dans leur reconstruction afin d’atténuer la vulnérabilité de leur bâtiment (recul, matériaux, élévation) et la sécurité de leurs clients (construction d’une « safe room » en étage pour les hôtels construits le long du littoral, etc). »

Pour les habitations en zones à risques, « un sursis à statuer sera opposé aux demandes de reconstruction. La collectivité permettra des réparations mais se donnera un délai de deux ans maximum pour étudier les solutions à apporter aux habitants concernés. Par conséquent, seules les réparations urgentes seront autorisées, notamment celles concernant la mise hors d’eau et d’air des bâtiments« .

Cela signifie que d’ici deux ans, certaines zones de certains quartiers de l’île pourraient passer sous coup d’une interdiction de construire ou de résider. « C’est une question de vie humaine dont on parle », a insisté le président de la collectivité Daniel Gibbs.

Des règles assouplies seront en vigueur pour les rénovations des habitations situées en dehors des zones à risques, où « les travaux sont autorisés sans le dépôt d’une déclaration préalable ».

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