Transport et infrastructures

Antibes rénove les ports Vauban et Gallice

Mots clés : Architecte - Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Transport maritime

Le 16 janvier au Palais des congrès d’Antibes, un mois après avoir soumis au vote du conseil municipal la décision de confier la gestion des ports de Vauban et Gallice au consortium Artémis, regroupant la CCI Nice Côte d’Azur, la Caisse d’Epargne Côte d’Azur et la Caisse des Dépôts, le député-maire d’Antibes-Juan Les Pins Jean Leonetti a présenté les grandes lignes d’un programme d’investissement qui dépasse les 100 millions d’euros. Le consortium a confié à l’architecte Philippe Prost le projet de transformation des deux ports. L’objectif est de faire d’Antibes la capitale européenne du yachting.

Depuis le 1er janvier, le consortium Artemis, composé de la CCI Nice Côte d’Azur, la Caisse d’Epargne Côte d’Azur et la caisse des dépôts, est le nouveau gestionnaire des ports Vauban et Gallice à Antibes (Alpes-Maritimes). Ce lundi 16 janvier, au palais des Congrès d’Antibes, un mois après le vote de l’attribution des deux délégations de service public (DSP) au consortium, le député-maire Jean Leonetti a présenté Franck Dosne, le directeur général des deux sociétés, gestionnaire du port de Vauban et de celui de Gallice. Ce dernier a insisté sur le sens de l’intérêt général de chacun des trois actionnaires(1): «Vauban 21 ambitionne de faire du port d’Antibes la capitale méditerranéenne du yachting, Gallice 21 projette de développer un modèle portuaire tourné vers l’écoresponsabilité et la proximité», résume Franck Dosne.

 

«Port à vivre»

 

Les ports ne doivent pas pour autant être déconnectés de la ville. Franck Dosne l’a répété: «A Vauban, par exemple, nous voulons créer un «port à vivre» ouvert à tous. Il sera aussi un lieu d’accueil des entreprises créant ainsi un accès maritime de premier plan à la technopole de Sophia Antipolis», a-t-il détaillé. L’ambition est de mettre le cap sur le port du troisième millénaire, ouvert sur les nouvelles technologies».

Pour cela, Artemis va investir 125 millions d’euros sur 25 ans dans le port Vauban et 16 millions d’euros sur 15 ans dans le port Gallice. Le plan d’investissements inclut de nouvelles capitaineries, la requalification des aires de carénages, le confortement des remparts, la création d’un yacht-club avec un restaurant, les aménagements du Fort carré, la construction d’un parking souterrain. Par exemple, à Gallice, Artemis prévoit de surélever d’environ 40 cm les quais intégrant des critères HQE (revalorisation des déchets de déconstruction, intégration de revêtement de sol produisant de l’énergie solaire, etc.). Un projet d’extension «mesurée» de Vauban est également à l’étude.

 

Services performants

 

L’objectif est de rehausser le niveau des infrastructures vieillissantes dans un contexte de forte concurrence avec l’arrivée de nouveaux acteurs en Croatie, en Espagne ou encore en Turquie. «On profite de la requalification des quais pour mettre aux normes les réseaux et offrir des services performants. Le port sera éco-responsable en termes de récupération des rejets des eaux des navires, de consommation électrique, etc.», souligne Stéphane Attali, directeur de l’ingénierie portuaire à la CCI Nice Côte d’Azur.»

 

Horizontalité

 

Artemis s’est associée à l’Atelier d’architecture Philippe Prost (AAPP). Philippe Prost, le concepteur de l’Anneau de la mémoire à Notre-Dame-de-Lorette et de la restauration de la citadelle Vauban à Belle-Ile-en-mer, a développé pour Antibes une approche «qui s’inscrit dans la mémoire des lieux tout en cherchant à les projeter dans l’avenir». Son intervention porte sur le vieux port et les abords du château et du Fort carré, le carénage, l’anse Saint-Roch et le quai des milliardaires. «Nous avons repris l’architecture blanche des ports. Nous avons travaillé avec l’horizontalité de l’eau et des remparts imaginant des bâtiments en plateau. Cela s’accompagne de tout un travail de réaménagement des sols. Nous nous inscrivons dans la continuité», a raconté Philippe Prost. Dans son projet, la question des déplacements est essentielle avec comme premier principe d’enterrer le stationnement. Sur les 1 600 places existantes, il n’en restera plus que 1 400. Sur le nombre, 800 seront enterrés. Ensuite, sur le port Vauban, il s’agit de rendre aux piétons la promenade à quai. Philippe Prost a, par exemple, imaginé une promenade paysagère de 7 km émaillée de stations avec des œuvres. A terme, une passerelle reliera la gare à l’anse Saint-Roch via la toiture d’un «bâtiment-passerelle».

 

Focus

Les redevances annuelles versées à la Ville d’Antibes devraient passer de 5OO OOO euros à 15,8 millions d’euros pour Vauban et 2,2 millions d’euros pour Gallice. Le projet défendu par Artémis met l’accent sur la relation du port avec son écosystème. Avec ses 8OO emplois, ses 15O millions d’euros de chiffre d’affaires et ses 200 entreprises, il constitue un atout économique majeur pour la ville.

 

(1) Dans chacune des deux sociétés, la CCI détient 51% des actions, la CdC 39%, la Caisse d’épargne 10%.

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