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Ancrages autoforants pour paroi cloutée
PHOTO - 561834.HR.jpg - © M. Desfontaines

Ancrages autoforants pour paroi cloutée

MICHEL DESFONTAINES |  le 17/06/2011  |  IngénierieHaute-Savoie

confortement -

Le chantier préparatoire du futur viaduc de Saint-Gervais (Haute-Savoie) s’est révélé plus difficile que prévu. L’ouvrage, dont l’inauguration est prévue pour 2012, est destiné à détourner la circulation automobile du centre de la station, en franchissant la brèche du torrent du Bonnant. La pièce maîtresse en sera une travée centrale en hourdis métalliques de 170 m de portée. Mais avant de commencer la construction du pont il a fallu conforter les parois des deux rives. Alpharoc, spécialiste du confortement, a dû gérer un aléa géologique. « La paroi présente différentes couches de matériaux, ce qui a posé problème pour l’utilisation de notre foreuse, une Tamrock Ranger 800 », explique Antoine Rossignol, conducteur de travaux. Quand elle perce, cette machine injecte de l’air pour évacuer les fraisats. Puis il faut retirer les tiges de forage du trou et y glisser les « clous » (des barres d’ancrage longues de plusieurs mètres). Or des éboulis de sable se produisaient, bouchant le trou. Pire : l’air injecté dans ce terrain poreux provoquait une surpression qui poussait la paroi. La solution trouvée par Alpharoc : les ancrages autoforants, qui servent eux-mêmes de tiges de foration. Ils possèdent en tête un petit taillant et restent fichés dans le terrain après y avoir été enfoncés. Ces « clous » réclament une mise en place particulière. D’abord, il faut impérativement utiliser un marteau hors du trou dont le couple de rotation et la force de frappe sont adaptés aux caractéristiques des tiges d’ancrage. Ensuite, le trou doit être amorcé traditionnellement avant d’être terminé à l’autoforant. Il faut donc une machine sur laquelle il est facile de changer les tiges. Alpharoc a d’abord fait appel à une Mori M40, qualifiée de « machine exigeante », puis dans un second temps à une Soilmec PSM 8. « Une pure foreuse de confortement, souligne Antoine Rossignol, avec un marteau bien adapté pour les matériaux que nous rencontrions. » Une fois la barre enfoncée, elle est chevillée par une injection de coulis-ciment. Sur l’ensemble des deux rives, Alpharoc a ainsi enfoncé près de 700 pieux d’ancrage dont plus de 200 pour la seule paroi de la rive gauche avec des longueurs de clous variant 14 m à 6 m.

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