Paysage

Amis des pollinisateurs, tous à Besançon les 28 et 29 juin!

Les protecteurs des pollinisateurs urbains ont rendez-vous les 28 et 29 juin à Besançon, pour les premières assises nationales consacrées à ces insectes. La capitale franc-comtoise démontrera sa position de locomotive du plan national lancé en 2016, dans la foulée du projet européen Life Urbanbees conduit par la métropole lyonnaise de 2010 à 2014.

Un air de Street Art participatif émerge de la partie la plus visible de l’engagement bisontin pour les pollinisateurs urbains : les jardiniers de la ville libèrent leur créativité dans des hôtels à insectes en formes de fleurs ou de fourmis, tandis que les enfants créent d’autres habitats adaptés sous forme de spirales de pierre. Ces œuvres expriment un changement de paradigme engagé depuis 2007, lorsque la ville a mis fin à l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’espace public, avec 10 ans d’avance sur la loi.

 

 

Nouvelles pratiques

 

« Parallèlement, le fleurissement a radicalement changé, avec le remplacement des annuelles et bisannuelles par des vivaces et indigènes », résume Samuel Lelièvre, directeur des espaces verts, sportifs et forestiers de Besançon depuis janvier 2017. Pour accompagner la mutation dans son service de 150 personnes, dont 90 jardiniers affectés à la gestion de l’espace public, cet ingénieur écologue a poussé au renouvellement de l’offre de formations du Centre national de la fonction publique territoriale dans les domaines du fleurissement, de la gestion différenciée et de la biodiversité. Parallèlement, des formations internes mobilisent la ligue pour la protection des oiseaux et le muséum national d’histoire naturelle (MNHM). « Chaque équipe comprend désormais un écologue référent », complète Samuel Lelièvre.

 

Sciences participatives

La consolidation scientifique des nouvelles pratiques s’est appuyée, en 2017, sur le stage de Redha Tabet, étudiant à l’Agro de  Toulouse et auteur d’un mémoire comparant la richesse faunistique de plusieurs parcelles selon leur mode de gestion. « La fauche tardive ne suffit pas. Encore faut-il des pelouses riches en dicotylédones et en fleurs », précise le directeur des espaces verts. L’accumulation de connaissances repose également sur les sciences participatives, abondamment représentées au programme des assises nationales des pollinisateurs urbains des 28 et 29 juin, avec des experts nationaux de l’Office pour la protection des insectes, invertébrés et de l’environnement (Opie) et du MNHM, relayés à Besançon dans le programme Vigi-nature. Les rencontres professionnelles se prolongeront le 30 juin par un programme d’animations destinés au Grand public, sur le site de la promenade du Glacis.

 

Floraison d’écojardins

 

La collectivité réussira-t-elle à susciter un effet d’entraînement vers les propriétaires privés ? « Nous y réfléchissons, en particulier à travers une charte de l’arbre qui associerait l’ensemble des parties prenantes », annonce Samuel Lelièvre. Alors que Besançon a renoncé à concourir pour les villes et villages fleuris, le changement de paradigme s’accompagne d’une nouvelle stratégie de labellisation : trois nouveaux écojardins portent à 12 le total des sites détenteurs de cette marque fondée sur un référentiel scientifique garanti par Plante & Cité, et ouverte aux espaces publics et privés.

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