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Amiens Une vaste offre fonciere pour doper le developpement

ELISABETH GILLION |  le 20/02/2004  |  SommeCollectivités localesAménagementDroit de l'urbanismeRénovation

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L'ouverture du dernier tronçon d'A29 vers Neufchatel-en-Bray, en 2005, place Amiens au coeur d'un carrefour autoroutier nord-européen. La capitale picarde en espère un nouvel élan. L'agglomération doit s'étendre à l'ouest et au sud et se densifier à l'intérieur.

Longtemps l'enclavement a privé la capitale picarde du développement que semblait lui promettre l'équidistance entre Paris et Lille. Coupant au plus court, l'autoroute du nord a écarté pour cinquante ans Amiens et Saint-Quentin des principaux flux de circulation. Le plan Transmanche, avec l'A16, a rétabli la première sur l'itinéraire historique de Paris à Londres. Puis la détermination des élus régionaux a arraché le tronçon de l'A29 entre Amiens et Saint-Quentin, chaînon manquant de la liaison Le Havre-Reims. Le trafic y atteint aujourd'hui le double des prévisions initiales malgré une construction à l'économie. Dans un an, avec le bouclage du tronçon vers Neufchâtel-en-Bray, l'agglomération d'Amiens bénéficiera enfin d'un carrefour autoroutier nord-sud/est-ouest, en demeurant néanmoins protégée des trafics de transit par une rocade, achevée elle aussi depuis quelques mois. La capitale picarde en espère un nouvel élan. La communauté d'agglomération Amiens Métropole, que préside l'actuel ministre de l'Equipement Gilles de Robien, s'est préparée à l'ouverture en élaborant une vaste offre foncière. Recevant au ministère, le 2 février dernier, une centaine d'architectes nationaux et locaux intervenus à Amiens depuis son élection à la mairie en 1989, Gilles de Robien les a appâtés avec la promesse de 100 millions d'euros d'investissement public par an dans les trois ou quatre ans à venir et un « énorme potentiel de beaux projets ». Il lorgne également les opérateurs privés pour les accompagner.

L'OUEST DEVIENT TENDANCE

La toile d'araignée autoroutière de Picardie s'achèvera provisoirement au printemps 2005. Mettant la ville à une heure de Rouen, l'ouverture de l'A29 Amiens-Neufchâtel complétera le carrefour autoroutier Saint-Quentin-Reims- Paris-Calais. La dernière branche Amiens-Lille-Belgique (A24) est au stade de la concertation. L'agglomération va logiquement s'étendre au sud et à l'ouest, à la jonction de ces liaisons rapides. La communauté Amiens Métropole y concentre les équipements : à côté du palais des congrès, bientôt restructuré par l'Amiénois Denis Richard, du stade de football translucide de Chaix et Morel, taillé pour la première division, et de l'hippodrome, Fuksas va édifier un Zénith de 5 000 places. Signe que l'Ouest devient tendance, une première friche vient d'y être transformée en bureaux à l'initiative d'une société privée alliant architectes et publicitaires, expérience isolée pour l'heure car en avance sur le calendrier des projets publics. Amiens Métropole prévoit, dans les cinq ans, de relier par une pénétrante enjambant les voies ferrées la ceinture historique des boulevards extérieurs sud au diffuseur autoroutier. Et, soulagement pour l'ensemble de la basse ville, la publication du plan de risques contre les inondations ne change rien.

Au-delà de la rocade, se profile le plus vaste projet public, la ZAC Europamiens, 400 hectares, qui patine depuis dix ans. Prévue en deux tranches pour réunir des locaux d'enseignement, des activités, des services et des habitations, elle est en phase d'études. La métropole annonce que le cabinet Turnhauer devrait livrer ses premières esquisses au printemps prochain.

LE SUD SE DESSINE AUTOUR DES ETABLISSEMENTS DE SANTE

En contournant la ville par le sud, la ZAC Intercampus est aussi à l'étude, située près de l'hôpital sud où vont être regroupés tous les services, elle est surtout destinée au logement. Puis vient la ZAC du Mont Thomas qui associera établissements de santé et logements. Le calendrier n'en est pas encore défini. Par contre, dans l'immédiat s'ouvrent des perspectives dans la ZAC Paul-Claudel dont la SEM Amiens-Aménagement réalise les accès sur les plans de Fuksas : trois tranches très paysagées, marquées par une noue centrale articulant des quartiers intérieurs. Elle ne comporte que des logements (550 mixtes). La première phase de 105 collectifs, 50 pavillons et 22 maisons en bande est attribuée à Sodearif/ Farel, GeorgesV/ Pierre-Louis Carlier, Investimo/Duez, Unilova/Arval. Les candidatures sont ouvertes pour la suite.

DE NOMBREUSES DENTS CREUSES AU CENTRE

A l'intérieur du périmètre urbain, les anciens quartiers industriels de la basse ville comptent de nombreuses friches. A Saint-Maurice, Bouygues réalise un programme de 105 logements. Les boulevards extérieurs offrent de vastes terrains, dans l'esprit de l'ensemble en cours d'achèvement par ABI et de l'ancien stade que va reconvertir Beuvrard. Dans l'ancienne caserne Friant, restent de petits immeubles à métamorphoser, ainsi qu'un programme de maisons en bandes à mettre sur pied. Une autre friche militaire, abbaye monumentale, reste sans affectation, près de la gare. Ce quartier central, classé en ZAC, est appelé à bouger en profondeur dans les prochaines années sous la férule de Paul Chemetov. Il devrait livrer au printemps le périmètre définitif des 160/170 hectares à repenser (friches ferroviaires, entrepôts, jardins des bords de Somme, habitat densifiant la trame des années trente...). Mais il a déjà autorisé plusieurs opérations respectant à la fois le caractère urbain des lieux et les techniques de construction adaptées aux marais. Sur l'évolution de la place de la gare et des immeubles contigus à la tour Perret, confiés au cabinet Vasconi, le permis de construire va être déposé dans les prochains mois, le ministère de la Culture ayant agréé le projet situé en site classé. En plein centre-ville, le bloc de l'îlot Yvert en déshérence depuis des années, mais toujours occupé par une imprimerie, devrait enfin changer d'allure, sous la houlette du groupe Eiffage, propriétaire des lieux.

UN IMPORTANT GPV

La métropole se doit également d'achever un important grand projet de ville, réparti en trois quartiers au nord, à l'ouest et à l'est de la ville. L'OPAC, propriétaire du sol et des immeubles du quartier nord qui abritent 30 000 personnes et une partie de la zone franche, a décidé de céder des logements aux locataires et à d'autres promoteurs, ainsi que des terrains pour bâtir des bureaux, des commerces et des habitations basses. En échange des démolitions, l'office construit 600 logements dans l'agglomération et les villages d'alentour. L'office pointe aussi nombre de petites dents creuses en ville pour y intégrer des logements sociaux par touches discrètes. Il se donne deux ans pour diversifier au nord les habitants par vagues successives, en attendant l'arrivée des étudiants en lettres dans la citadelle voisine qui devrait booster le quartier. Dans la zone sensible de Victorine-Autier à l'est démarrent les premières cessions de terrains à la SEM Amiens-Aménagement notamment pour la filiale de la Caisse des dépôts, la SAPI. Un pôle de services et des démolitions sont prévus.

QUATRE ZAC D'ACTIVITE A UN QUART D'HEURE

Considérant le bassin d'emploi jalonné par les nouvelles autoroutes, il faudra attendre quelque temps avant de voir se dessiner l'offre de terrains. Si la chambre de commerce a prévu quatre ZAC à un quart d'heure d'Amiens, elle n'a pas encore le mandat d'aménageur pour les lancer et les communautés de communes n'avancent pas toutes au même rythme sur le développement économique. Ces zones d'équilibre HQE se trouveront à Poix-de-Picardie (diffuseur de l'autoroute A29 au sud), Hangest à l'est, Doullens (autoroute Amiens/Lille/Belgique) et Flixecourt sur un diffuseur d'A16 à l'ouest.

DONNEES CHIFFREES

30 000 étudiants.

Revenu moyen : 13 745 euros en 2000 (17 380 euros moyenne nationale).

80 % d'emplois dans le tertiaire.

11,6 % de taux de chômage (9,7% taux national)

20 770 logements sociaux dans la ville (40 %).

135 000 Amiénois, 173 000 habitants dans les 29 communes de l'agglomération, 325 000 pour le bassin d'emploi (40 km de diamètre).

Population active : 76 324.

PLAN :

Le carrefour autoroutier est composé de l'A16 Ile- de-France/Amiens/Boulogne et de l'A29 Reims/Saint-Quentin/Amiens. Il ouvrira au printemps 2005. A24 Amiens/Lille/ Belgique est en phase de concertation.

La voirie de la ville est aussi étendue que celle de Lyon, la banlieue n'existe pas. La campagne se glisse en ville avec les 650 ha de jardins sur l'eau des Hortillonnages. Un fleuve, deux rivières, de vastes marais, des parcs.

Un centre en creux de vallée, entouré de collines.

PHOTOS :

- L'artère principale d'Amiens (ici la 1re tranche) a été transformée en voie piétonne.

- LA CITADELLE : Dans la citadelle (en bas à gauche) commandée par Henri IV à Jean Errard, ingénieur militaire, et écornée par la pénétrante nord dans les années 70, l'université de Picardie Jules-Verne installera sa présidence et ses bâtiments de sciences humaines. L'hôpital nord (à gauche de la citadelle) va déménager. Amiens Métropole compte sur ces transformations pour revitaliser les quartiers d'Amiens Nord (au-dessus) qui font l'objet d'un grand projet de ville.

- HOPITAL SUD Entre l'actuel hôpital sud (à gauche) et le campus universitaire, va se développer un pôle santé où seront regroupés l'ensemble des services hospitaliers actuellement dispersés.

- A la porte ouest, près du futur Zénith, du palais des congrès, bientôt rénové, et du stade, la transformation d'une friche industrielle en bureaux est engagée.

- Le carrefour autoroutier de l'A16 (Paris-Calais) et de l'A29 (Saint-Quentin-Rouen-Le Havre) est en chantier.

- Vers l'ouest, l'A29 s'élance vers Rouen et Le Havre. Le chaînon manquant (Amiens-Neufchatel-en-Bray) doit ouvrir au printemps 2005.

L'habitat reconquiert des dents creuses de la reconstruction d'après-guerre et des friches industrielles. Ici, la résidence des Villandières dans le quartier Saint-Germain, à quelques centaines de mètres de la cathédrale.

«Céder beaucoup de terrains, pour détendre le marché» Gilles de Robien, ministre de l'Equipement, prolonge comme président de l'agglomération Amiens-Métropole, les aménagements engagés depuis son élection à la mairie en 1989.

Quels sont les prochains équipements publics que vous projetez ?

Avec la construction du Zénith, le projet de centre d'art contemporain avec le FRAC s'achèvera la remise à niveau d'Amiens pour qu'elle dispose des équipements culturels dignes d'une capitale régionale. Les pouvoirs publics vont donc bientôt laisser le premier rôle aux acteurs privés.

Amiens se trouve maillée dans un réseau de trois autoroutes, bientôt quatre avec la liaison Amiens/Lille/Belgique qui est en phase de concertation ; à 40 km d'Amiens, le canal Seine-Nord

est enfin programmé et j'ai fait inscrire les études du TGV Paris/Londres par Amiens au schéma directeur ferroviaire, lors du dernier CIADT. Avec une position géographique aussi valorisante, un cadre de vie agréable, dans la verdure, et 325 000 habitants, le bassin d'emploi d'Amiens peut enfin poser ses ambitions à l'échelle européenne.

Quelle est votre stratégie pour cette agglomération au plan européen ?

Avant tout développer les emplois tertiaires supérieurs, trouver des formations et des laboratoires qui séduisent étudiants et chercheurs, ouvrir de nouveaux espaces aux activités tertiaires, offrir une palette de services à la hauteur d'une métropole régionale. En effet, je fais partie de ceux qui considèrent que la qualité de la vie et l'offre sportive et culturelle d'une ville déterminent son développement et sa réputation.

Notre politique se décline à la fois en termes d'urbanisme et de services. En 2008, nous aurons regroupé au sud d'Amiens les différents bâtiments hospitaliers et les cliniques privées, pour créer un CHU de première importance. Dans les mêmes délais, l'Etat va transférer les facultés de lettres dans la citadelle. Cet ensemble de jardins et de bâtiments de belle facture servira de charnière entre la ville basse, ancienne, où l'on a amené 15 000 étudiants, et au nord, la zone franche et les quartiers en GPV. L'arrivée de 3 000 étudiants dans la citadelle devrait irriguer ces quartiers nord et en changer l'ambiance. Avec ce déménagement, nous allons faire coup double !

En dehors de ces deux mouvements, comment voyez-vous l'évolution des quartiers ?

Ailleurs dans la ville, il faut recoudre les éléments, recycler petit à petit quantité de friches industrielles, militaires, ferroviaires... Pour cela il faut du temps, une association intelligente entre pouvoirs publics et acteurs privés car faire de la ville sur la ville est forcément long et délicat. Comme nous devons rester fidèles à notre politique de qualité architecturale et de concertation avec les habitants, nous allons peut-être moins vite qu'ailleurs...

Il faut multiplier les interlocuteurs privés, c'est dans la profusion que naissent les quartiers vivants. A cet égard, la reconversion de la caserne Friant me semble exemplaire. Elle était close et austère derrière de hauts murs en briques, elle est devenue en cinq ans un ensemble agréable autour d'un jardin car tous les partenaires publics s'y sont attelés ainsi que les bailleurs sociaux, des associations et des groupes privés. Il reste encore quelques places à prendre pour deux immeubles et des maisons en bande : avis aux amateurs !

Sur l'agglomération,

quelles sont les priorités ?

La méthode diffère selon les priorités, selon les lieux. Dans les onze zones en procédure de ZAC, Amiens Métropole s'inscrit clairement comme l'acteur principal, elle y maintiendra une emprise totale et décisive. Ainsi le quartier de la gare, où 160/170 hectares sont confiés

à Paul Chemetov. Nous discutons avec la SNCF pour qu'elle accepte de planifier ses besoins en locaux et en terrains, afin de remettre

sur le marché des surfaces derrière la gare. Nous agissons de la même façon avec RTE.

En effet, Amiens Métropole modifie sa politique foncière, nous avons ces dernières années acquis nombre de dents creuses et constitué petit à petit des îlots ou des peaux de léopard, mais maintenant nous aimerions rencontrer des opérateurs privés

à qui les céder, nous allons céder beaucoup pour détendre le marché.

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Dix années de réserve pour les promoteurs

Le club des développeurs, qui regroupe une demi-douzaine de promoteurs amiénois, estime intéressant le rythme actuel de dévolution des terrains : « Les bailleurs sociaux réalisent en moyenne 200 logements par an et nous 600, plus des bureaux et quelques réhabilitations. Le marché est tenu, les programmes se vendent vite, nous n'avons rien en stock. Dans une ville aussi étendue qu'Amiens, on a répertorié l'équivalent de 6 000 logements possibles dans les friches industrielles, ce qui nous donne une dizaine d'années de réserve. Mais il faut faire de la dentelle, c'est complexe, pour rester une affaire, il faut que les procédures soient rapides », explique le président du club Ludovic Cuvelier-Vasseur, par ailleurs responsable d'Eiffage Immobilier. Si la demande croît, car la pierre est redevenue une valeur refuge et une forme de garantie pour la retraite, la majeure partie des acheteurs est fonctionnaire. « Si Amiens se voit métropole d'envergure européenne, il faut y multiplier les emplois tertiaires, le reste ne pèse pas sur notre marché », assure-t-il.

UN PERMIS SUR DEUX ATTAQUE

Les promoteurs amiénois s'inquiètent toutefois de la flambée des prix ( + 20 % en 2003, soit 2 000 à 2 600 euros/m2) et de la lenteur des procédures. « Même si les services sont compétents et motivés, la pratique de la démocratie locale avec concertation des comités de quartier et d'une foule d'associations rend les projets aléatoires. » Un permis de construire sur deux étant attaqué, il faut souvent écrêter d'un étage pour passer, ce qui diminue la rentabilité du programme. Enfin, le poids de l'archéologie dans une région historique, très repérée, très connue, reste lourd, même avec la nouvelle loi.

Enfin, la notoriété de Gilles de Robien attire nombre de promoteurs en quête d'un coup. Ils viennent de Paris (George V), Lille (ABI, Bouygues, Palm), Rouen (Delavacrie), Abbeville (Decarne)... Les deux principaux acteurs locaux, Eiffage/Marignan et Finaxiome ont donc besoin de voir loin et large. « Il serait utile qu'Europamiens sorte rapidement. Nous cherchons des terrains en limite de l'agglomération car les constructions d'immeubles et de maisons en bandes ne répondent pas à tous les segments de demande », les résidences haut de gamme sont trop rares : Eiffage/Marignan vient de vendre sur plan 60 grandes maisons chics en quelques semaines. « En dehors de la ville, la demande suit les lignes du bus urbain, le bassin de vie ne représente pas un marché ; seuls quelques villages dynamiques attirent du monde : on constate des poches de marché. Là, les maisons s'arrachent et 30 % plus cher que l'an dernier, mais dans la commune voisine personne ne veut y aller. » D'ores et déjà les promoteurs tablent sur l'attrait de la vallée de la Somme à l'ouest de l'agglomération. Une effervescence plus vive encore gagne le sud, vers Conty et Poix, à cause de la concentration des hôpitaux dans cette direction et de l'ouverture de l'A29, mais on ne pourra construire que là où les élus s'investissent...

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