Industrie/Négoce

Altrad pas pénalisé par l’affaire Laporte

Mots clés : Entreprise du BTP - Sport

Le groupe de matériel de BTP, propriétaire du club de rugby de Montpellier soupçonné d’avoir été favorisé par le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte, n’a pas souffert de cette affaire, a-t-il indiqué lundi 18 décembre.

« En aucun cas ce type de petit soubressaut n’a une influence sur le jugement [de nos clients] ni sur la confiance qu’ils nous accordent », a déclaré à l’AFP Louis Huetz, directeur général du groupe, lors de la présentation des résultats annuels du groupe Altrad. « Ni Mohed Altrad ni le groupe ne sont en réalité directement impliqués » dans cette affaire, a par ailleurs estimé M. Huetz.

Le ministère des Sports a annoncé début décembre transmettre à la justice ses éléments concernant des pressions qu’auraient exercées Bernard Laporte pour réduire des sanctions contre le club de Montpellier, que possède l’entrepreneur Mohed Altrad, président du groupe du même nom.

Le groupe Altrad, par ailleurs sponsor maillot du XV de France depuis mars, a affiché sur son exercice 2016/17 (clos en août) un bénéfice net en hausse de 8,5% à 138 millions d’euros.

Si le chiffre d’affaires est lui resté stable (environ 2,2 milliards d’euros), il bondit à 3,4 milliards en prenant en compte l’acquisition récente du groupe anglais coté Cape. Cette transaction fait partie de la stratégie de réorientation du groupe vers des activités de services à l’industrie.

 

Réorientation

 

Avec les acquisitions du néerlandais Hertel en 2015 et du groupe français Prezioso en 2016, Altrad a modifié son profil d’activités. Il réalise désormais 80% de son activité dans les services à l’industrie (solutions d’accès aux sites, travaux de revêtement et d’isolation, préfabrication d’éléments mécaniques dans le cadre de la maintenance ou de la construction d’installations industrielles…) et 20% dans la fabrication et vente d’équipement. Le ratio était inverse il y a trois ans.

Les services à l’industrie sont « une activité qui est extrêmement stable, et qui offre beaucoup de potentialités », a expliqué Louis Huetz. « On estime le marché à au moins 100 milliards d’euros, cela fait donc de grandes opportunités de croissance ».

Le groupe réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires en Europe continentale (1,2 milliard) et au Royaume-Uni (900 millions), mais opère également au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie.

« Sur les services de maintenance industrielle, nous pensons que nous sommes n°1 sur nos zones géographiques, et n°2 dans le monde », a déclaré M.Huetz. Le groupe devrait se concentrer dans les deux années qui viennent à la structuration du nouveau groupe, mais souhaite sur le long terme continuer sa stratégie de croissance grâce aux acquisitions. 

 

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