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Aides à la création d’entreprise

le 04/10/2007

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Décret n° 2007-1396 du 28 septembre 2007 - Ministère de l’économie, des finances et de l’emploi - JO du 29 septembre 2007 - NOR : ECED0751062D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de l’emploi,

Vu le code rural ;

Vu le code de la sécurité sociale, notamment son article L. 161-1-1 ;

Vu le code du travail, notamment ses articles L. 351-24 et L. 351-24-1 ;

Vu la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d‘orientation relative à la lutte contre les exclusions ;

Vu l’avis du conseil d’administration de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale en date du 13 avril 2007 ;

Vu l’avis du Comité supérieur de l’emploi en date du 19 avril 2007 ;

Vu la saisine pour avis du conseil du régime social des indépendants en date du 30 mars 2007 ;

Le Conseil d’Etat (section sociale) entendu,

Décrète :

Article 1

L’article R. 351-41 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. R. 351-41. - Les aides destinées aux personnes qui créent ou reprennent une entreprise, ou qui entreprennent l’exercice d’une autre profession non salariée, mentionnées à l’article L. 351-24, comprennent :

« 1° Les exonérations de cotisations sociales prévues à l’article L. 161-1-1 du code de la sécurité sociale. Ces exonérations peuvent être cumulées avec les allocations mentionnées à l’article 9 de la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 ;

« 2° Les versements par l’Etat, aux bénéficiaires des exonérations prévues au 1° ci-dessus, effectués conformément aux dispositions de l’article L. 351-24-2. Pour les personnes admises au bénéfice de ces exonérations au cours de leur période d’indemnisation au titre de l’allocation d’assurance mentionnée à l’article L. 351-3, le bénéfice de l’allocation de solidarité spécifique prévue à l’article L. 351-10 est maintenu jusqu’au terme du bénéfice de ces exonérations ;

« 3° L’avance remboursable prévue au onzième alinéa de l’article L. 351-24. La dotation aux jeunes agriculteurs accordée en application des articles R. 343-3 et suivants du code rural n’est pas cumulable avec cette avance remboursable ;

« 4° Le financement partiel par l’Etat des actions de conseil, de formation ou d’accompagnement au bénéfice des créateurs ou repreneurs d’entreprises. »

Article 2

L’article R. 351-41-1 du même code devient l’article R. 351-44-2.

Article 3

L’article R. 351-42 du même code est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « L. 161-1 ou » sont supprimés ;

2° Au 2°, la mention : « L. 353-1 » est remplacée par la mention : « L. 321-4-2 » ;

3° Au 5°, les mots : « visées aux 4°, 5°, 6° et 7° » sont remplacés par les mots : « visées aux 4°, 5°, 6°, 7°, 8° et 9° » ;

4° Le 6° est remplacé par les dispositions suivantes : « 6° les personnes mentionnées au onzième alinéa de l’article L. 351-24. ».

Article 4

L’article R. 351-44 du même code est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. R. 351-44. - La demande d’attribution de l’aide mentionnée au 1° de l’article R. 351-41 est adressée au centre de formalités des entreprises. Elle peut être introduite dès le dépôt de la déclaration de création ou de reprise d’entreprise. Elle doit être introduite au plus tard le quarante-cinquième jour qui suit ce dépôt.

« Toutefois, les personnes qui se sont vu octroyer l’avance remboursable mentionnée au 3° de l’article R. 351-41 sont dispensées de présenter cette demande.

« Un arrêté du ministre chargé de l’emploi définit la composition du dossier de demande d’attribution de l’aide.

« Lorsque le dossier de demande d’aide est complet, le centre de formalités des entreprises délivre au demandeur de l’aide un récépissé indiquant que la demande d’aide a été enregistrée. Il informe les organismes sociaux concernés de l’enregistrement de cette demande et transmet dans les vingt-quatre heures le dossier de demande d’aide et une copie du récépissé à l’URSSAF qui, au nom de l’Etat, statue sur la demande dans un délai d’un mois à compter de la date du récépissé.

« Lorsque les conditions d’octroi sont remplies, l’URSSAF, le cas échéant pour le compte du régime social des indépendants et sous son appellation, délivre à l’intéressé une attestation d’admission au bénéfice de l’aide mentionnée à l’article L. 161-1-1 du code de la sécurité sociale. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, elle notifie au demandeur la décision de rejet de sa demande et en informe les organismes sociaux concernés. Le silence gardé par l’URSSAF pendant plus d’un mois à compter de la date du récépissé vaut décision d’acceptation. »

Article 5

L’article R. 351-44-1 du même code est ainsi modifié :

1° Les I, II et III deviennent respectivement les II, III et IV ;

2° Il est inséré un I ainsi rédigé :

« I. - Pour bénéficier de l’avance remboursable mentionnée au 3° de l’article R. 351-41, le demandeur doit présenter un projet de création ou de reprise réel, consistant et viable au regard de l’environnement économique local, des moyens mobilisés et de ses compétences.

« La demande doit être préalable à la création ou reprise d’entreprise ou à l’exercice de la nouvelle activité. Elle est accompagnée d’un dossier justifiant que le demandeur remplit les conditions d’attribution de cette aide. Un arrêté du ministre chargé de l’emploi définit la composition de ce dossier » ;

3° Au premier alinéa du II, les mots : « l’ensemble des avantages prévus à l’article R. 351-41 » sont remplacés par les mots : « les avantages prévus aux 2°, 3° et 4° de l’article R. 351-41 » et les mots : « l’aide mentionnée au neuvième alinéa de l’article L. 351-24 » sont remplacés par les mots : « l’avance remboursable mentionnée au 3° de l’article R. 351-41 » ;

4° Au deuxième alinéa du II, les mots : « l’aide mentionnée au neuvième alinéa de l’article L. 351-24 » sont remplacés par les mots : « l’avance remboursable mentionnée au 3° de l’article R. 351-41 » ;

5° Le troisième alinéa du II est remplacé par les dispositions suivantes :

« Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le dossier de demande d’avance remboursable est adressé à l’organisme mandaté qui délivre au demandeur une attestation de dépôt et statue sur la demande dans un délai de deux mois à compter de la date du dépôt. Il notifie sa décision au demandeur et en informe simultanément le préfet et l’URSSAF. En cas de non-réponse dans le délai de deux mois, la demande est réputée rejetée. » ;

6° Il est ajouté au IV un troisième alinéa ainsi rédigé :

« Tout organisme mandaté doit également communiquer au préfet un rapport annuel d’évaluation portant notamment sur la consolidation et le développement des projets aidés » ;

7° Il est ajouté un V ainsi rédigé :

« V. - Lorsqu’il n’y a pas d’organisme mandaté dans le département, la demande tendant à l’octroi de l’avance remboursable mentionnée au 3° de l’article R. 351-41 est adressée au préfet du département. Le préfet délivre au demandeur un accusé de réception et statue sur la demande dans un délai de deux mois à compter de la date de sa réception. Sa décision est notifiée au demandeur. En cas de non-réponse dans le délai de deux mois, la demande est réputée rejetée. »

Article 6

L’article R. 351-44-2 du même code est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, le mot : « 4° » est remplacé par le mot : « 3° » ;

2° Au second alinéa, les mots : « et peut être associée, lorsque l’examen du dossier de demande en fait apparaître le besoin, à l’attribution de l’aide visée au 3° de cet article » sont supprimés.

Article 7

L’article R. 351-44-3 du même code est ainsi modifié :

1° Les mots : « au quatorzième alinéa de l’article L. 351-24 » sont remplacés par les mots : « au 4° de l’article R. 351-41 » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« La demande d’aide mentionnée au 4° de l’article R. 351-41 est adressée au préfet de département. Le préfet délivre au demandeur un accusé de réception et statue sur la demande dans un délai d’un mois à compter de la date de sa réception. Sa décision est notifiée au demandeur. En cas de non-réponse dans le délai de deux mois, la demande est réputée rejetée. »

Article 8

Les articles R. 351-45 et R. 351-46 sont abrogés.

Article 9

L’article R. 351-48 du même code est rédigé comme suit :

« Art. R. 351-48. - S’il est établi que l’aide a été obtenue à la suite de fausses déclarations ou si la condition de contrôle effectif de la société créée ou reprise cesse d’être remplie dans les deux ans suivant la création ou la reprise, et sous réserve du dernier alinéa du présent article :

«– le bénéfice des exonérations de cotisations sociales mentionnées au 1° de l’article R. 351-41 est retiré par décision de l’URSSAF ;

« – le bénéfice de l’avance remboursable mentionnée au 3° de l’article R. 351-41 est retiré par décision de l’organisme mandaté ou du préfet, qui en informe l’URSSAF.

« Dans ce cas, le bénéficiaire acquitte auprès des organismes de sécurité sociale concernés les cotisations dont il a été exonéré, en application des articles L. 161-1-1 et L. 161-24 du code de la sécurité sociale, et rembourse le montant de l’aide financière déjà perçue.

« Toutefois, lorsque la perte du contrôle effectif résulte de la cessation de l’activité créée ou reprise, ou de la cession de l’entreprise dans le cadre d’une procédure judiciaire, le remboursement de l’aide financière ainsi que le versement des cotisations sociales dont le bénéficiaire a été exonéré peuvent ne pas être exigés, sur décision motivée du préfet. »

Article 10

Les dispositions prévues à l’article 4 du présent décret s’appliquent aux demandes d’aides introduites à compter du 1er décembre 2007.

Article 11

Chargés de l’exécution…

Fait à Paris, le 28 septembre 2007.

Article L161-1-1 du Code de la sécurité sociale

Par dérogation aux dispositions en vigueur, l’exercice de leur nouvelle activité par les personnes mentionnées aux 1º à 9º de l’article L. 351-24 du code du travail qui bénéficient de l’aide à la création ou reprise d’entreprise instituée par ledit article ouvre droit, pour une période et dans la limite d’un plafond de revenus ou de rémunérations fixés par décret, à l’exonération des cotisations dues aux régimes d’assurance maladie, maternité, veuvage, vieillesse, invalidité et décès et d’allocations familiales auxquels elles sont affiliées en raison de l’exercice de cette activité et aux prestations servies par ces régimes. La durée de l’exonération, totale ou partielle, peut être prolongée dans des conditions et limites fixées par décret lorsque l’entreprise créée ou reprise entre dans le champ de l’article 50-0 du code général des impôts. Il en va de même lorsque les personnes mentionnées au premier alinéa ont opté pour le régime prévu à l’article 102 ter du même code.

L’exonération prévue à l’alinéa précédent porte:

1º Sur les cotisations à la charge de l’employeur et du salarié et afférentes à la fraction des rémunérations versées au cours de la période d’exonération, si ces personnes relèvent d’un régime de salariés ;

2º Sur les cotisations dues au titre de l’activité exercée au cours de la période d’exonération, si ces personnes relèvent d’un régime de non-salariés.

L’exonération doit être demandée par l’employeur dans le cas mentionné au 1º et par le non-salarié dans le cas mentionné au 2º.

L’exonération dont bénéficient les personnes mentionnées aux 8º et 9º de l’article L. 351-24 du code du travail ainsi que la prolongation de la durée d’exonération prévue au premier alinéa du présent article ne donnent pas lieu à application de l’article L. 131-7 du code de la sécurité sociale.

Article L351-24 du Code du travail

L’Etat peut accorder les aides mentionnées à l’article L. 161-1-1 du code de la sécurité sociale et à l’article 9 de la loi nº 98-657 du 29 juillet 1998 d‘orientation relative à la lutte contre les exclusions aux personnes suivantes, lorsqu’elles créent ou reprennent une activité économique industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, soit à titre individuel, soit sous la forme d’une société, à condition d’en exercer effectivement le contrôle, ou entreprennent l’exercice d’une autre profession non salariée :

1º Les demandeurs d’emploi indemnisés ;

2º Les demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits à l’Agence nationale pour l’emploi six mois au cours des dix-huit derniers mois ;

3º Les bénéficiaires de l’allocation de revenu minimum d’insertion, de l’allocation de solidarité spécifique ou de l’allocation de parent isolé prévue à l’article L. 524-1 du code de la sécurité sociale ;

4º Les personnes remplissant les conditions visées au premier alinéa de l’article L. 322-4-19 ;

5º Les personnes bénéficiant des dispositions prévues à l’article L. 322-4-19 et dont le contrat se trouve rompu avant le terme de l’aide prévue à ce même article  ;

6º Les personnes salariées ou les personnes licenciées d’une entreprise soumise à l’une des procédures prévues au titre II du livre VI du code de commerce qui reprennent tout ou partie de cette entreprise dès lors qu’elles s’engagent à investir en capital la totalité des aides et à réunir des apports complémentaires en capital au moins égaux à la moitié des aides accordées ;

7º Les personnes ayant conclu un contrat visé à l’article L. 127-1 du code de commerce, sous réserve qu’elles remplissent les conditions prévues aux 1º, 2º, 3º, 4º, 5º ou 6º du présent article à la date de conclusion dudit contrat ;

8º Les personnes physiques créant une entreprise implantée au sein d’une zone urbaine sensible ;

9º Les bénéficiaires du complément de libre choix d’activité mentionné à l’article L. 531-4 du code de la sécurité sociale.

En outre et dans la limite des crédits ouverts au budget de l’Etat, les personnes remplissant les conditions mentionnées aux 3º, 4º, 5º, 6º et 7º ainsi que les personnes de cinquante ans et plus inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’une aide financière de l’Etat.

La décision d’attribution de cette aide emporte décision d’attribution des droits mentionnés à l’article L. 161-1-1 du code de la sécurité sociale.L’Etat peut participer par convention au financement d’actions de conseil, de formation et d’accompagnement organisées avant la création ou la reprise d’entreprise et pendant trois années après.Les régions et la collectivité territoriale de Corse peuvent contribuer à la mise en place d’une ingénierie dans le cadre de l’aide à la création ou la reprise d’entreprise prévue par le présent article.NOTA : Ordonnance 2007-329 2007-03-12 art. 14 : Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur en même temps que la partie réglementaire du nouveau code du travail et au plus tard le 1er mars 2008.

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