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Adrien Royer, architecte
Adrien Royer, architecte, devant son agence. - © © Carol Aplogan

Adrien Royer, architecte "tous terrains"

le 15/07/2010  |  ArchitectureEuropeProfessionnels

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Alors que la polémique sur l'intervention des architectes dans les constructions individuelles ne désenfle pas, le Moniteur.fr a décidé d'aller à la rencontre de l'un de ces architectes qui ne rechignent pas à travailler pour des particuliers. Sur recommandation...

Il est plutôt rare qu'un lecteur contacte un journal pour lui suggérer de "tirer" le portrait d'un architecte. Alors, lorsque cela arrive et qu'en plus, l'architecte dont on nous "souffle" le nom semble talentueux et ne rechigne pas à travailler pour des particuliers, difficile de rester insensible...
C'était courant avril, par voie de mail. Carol Aplogan, qui est à l'origine de cette e-initiative ne travaille pas dans l'architecture mais son intérêt pour le sujet qui la passionne depuis de nombreuses années, est encore plus vif depuis qu'elle a décidé de confier la construction de sa future maison à "un bourge de bonne famille", comme se définit lui-même l'intéressé. Son nom ? Adrien Royer. "C'est mon entourage qui m'a parlé de lui, explique la jeune femme. Je considère les architectes comme des artistes et Adrien Royer en est un !"

Pas bégueule

De l'artiste, Adrien Royer en a le look, indiscutablement. Mais il en a aussi l'approche. Un bonnet vissé sur la tête, ce fumeur invétéré de 34 ans, adepte du café soluble - "quand même plus rapide à préparer !" - et des "bâtiments qui savent se faire oublier" - ressemble à ces musiciens en tournée toujours prêts à monter sur scène quelle que soit la taille de la salle ou l'importance du public.

Fils de bonne famille, il aurait pu être médecin, avocat ou publicitaire comme "papa". Seulement voilà ! Ce n'était pas son "truc". Dans son agence du 13ème arrondissement, à quelques pas de la Poterne des Peupliers, Adrien Royer travaille aussi bien pour des particuliers, désireux de réaménager ou d'agrandir leur appartement que pour des institutionnels, comme le Journal Officiel ou encore la CAF de Paris avec qui il est en contact pour refaire des espaces de restauration. Fait de hauts et de bas, le métier d'architecte n'est pas un métier facile. Mais qu'importe.
Si Adrien Royer a décidé d'en faire son quotidien, "ce n'est pas pour gagner de l'argent mais pour être libre". C'est d'ailleurs ce même besoin qui l'a conduit à monter son agence. C'était en 2003, après seulement deux ans passés à travailler pour d'autres. "En sept ans, l'agence a participé à 600 projets, 100 ont été payés et 30 ont été construits !", s'amuse t-il. Comme si, finalement, tout cela n'était pas grave. Et pour cause.

Des planches anatomiques

A l'âge ou ses camarades d'école se rêvaient cosmonautes ou pompiers, lui se voyait déjà architecte. "J'ai eu le déclic à huit ans, devant le film Don Giovanni, de Losey. Au cours de la même année, mon père m'a emmené voir les villas Paladiennes, en Italie, et là je suis resté scotché". Premier choc et premier émoi.
Adrien Royer entretient avec l'architecture une relation quasi-charnelle. Ses dessins parlent pour lui. Des dessins organiques, où les masses de couleurs se font rares et où les traits et les lignes de fuites donnent l'impression d'être face à des planches anatomiques. "Là, je viens de finir un bâtiments de 15 logements. Et bien pendant longtemps, je n'ai pas pu le regarder. J'ai passé plus d'un an à travailler dessus. Lors de la livraison, j'ai eu l'impression de me faire plaquer. Ça m'a filé le blues".

Parmi ceux de la profession qu'il admire, il y a le suisse Peter Zumthor : "C'est le minimalisme absolu, il est dans le brut". Il y a aussi ce prof, rencontré à l'école d'architecture de Belleville, Henri Ciriani. "Il était capable de magnétiser une salle de 200 personnes rien que par sa présence". Son diplôme en poche, se voyait-il travailler pour des particuliers ? A vrai dire, la question ne sait jamais posée. D'ailleurs, lorsqu'on l'interroge sur la réalisation dont il est le plus fier, la réponse est immédiate : c'est l'appartement qui lui est actuellement prêté dans le sixième arrondissement de Paris. En échange, il l'a entièrement réaménagé... Et visiblement, ça a plu ! Alors, les polémiques...

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