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Adaptations du régime d’aides

le 24/05/2013

Habitat -

Délibérations du conseil d’administration de l’agence nationale de l’habitat (anah) du 13 mars 2013 Direction de l’expertise et de l’animation territoriale service des affaires juridiques anah Non publiées au JO

Présentation générale des délibérations Du 13 mars 2013

Les adaptations du régime d’aides adoptées par le Conseil d’administration du 13 mars 2013 ont principalement pour objet, en lien avec d’éventuelles évolutions du programme Habiter Mieux (non arrêtées au 13 mars 2013), de renforcer les financements des travaux d’économies d’énergie par l’Anah. Elles poursuivent par ailleurs trois autres objectifs :

– en cohérence avec l’objectif de lutte contre la précarité énergétique, favoriser le développement d’un parc locatif privé à vocation sociale,

– généraliser l’obligation d’évaluation énergétique pour les dossiers financés par l’Anah. L’Agence devra en effet justifier que les fonds issus de la vente aux enchères des quotas carbone sont majoritairement affectés à l’efficacité énergétique,

– améliorer le traitement des travaux lourds en cohérence avec la priorité accordée à la lutte contre l’habitat indigne.

Dans cette perspective, les nouvelles délibérations apportent des améliorations aux régimes d’aides « propriétaires occupants », « propriétaires bailleurs » et « syndicats des copropriétaires », ainsi qu’aux conditions de financement de l’accompagnement des demandeurs (ingénierie et assistance à maîtrise d’ouvrage).

Régime d’aides applicable aux propriétaires occupants (PO)

La principale mesure d’adaptation du régime d’aides PO vise à appliquer un taux de financement majoré aux travaux de lutte contre la précarité énergétique (travaux d’économies d’énergie d’un projet de travaux d’amélioration éligibles à l’aide de solidarité écologique du programme Habiter Mieux). L’objectif est de revenir à un niveau de reste à charge équivalent à celui qui avait été estimé au début du programme, avec un montant moyen des travaux constaté supérieur à celui initialement escompté (près de 15 000 €au lieu de 10 000 €).

Les conditions de financement de l’Anah, dans le cadre du programme Habiter Mieux, seront ainsi identiques à celles pratiquées dans le cadre des autres priorités de l’Agence (habitat indigne et très dégradé, adaptation des logements à la perte d’autonomie).

A cette occasion, le régime d’aides applicable aux PO est simplifié. Seules deux catégories de ménages aux ressources modestes subsistent, contre trois ­auparavant :

– les catégories « ressources très modestes » et « ressources modestes » au sens du régime d’aides PO 2010 sont fusionnées du fait de la suppression des plafonds de ressources dits « très sociaux » (plafonds ­correspondant à 50 % des plafonds de ressources « majorés »). Tous les ménages dont les ressources sont inférieures ou égales au plafond de ressources « standard » sont désormais regroupés dans une catégorie unique, sous la dénomination « ménages à ressources très modestes ». Compte tenu du niveau du plafond de ressources « standard », on considère que, pour ces ménages, l’intervention de l’Anah a nécessairement un caractère très social, ce qui justifie l’application du taux de subvention maximal dans les situations prioritaires (habitat indigne et très dégradé, précarité énergétique, autonomie) ;

– les ménages « PO majorés », dont les ressources sont supérieures au plafond de ressources standard et inférieures ou égales au plafond de ressources majoré (ex-catégorie « ressources modestes / ’’plafond majoré’’ » dans le régime d’aides PO 2010), forment à présent la catégorie des « ménages à ressources modestes ». Avec l’ajout, dans l’arrêté « plafond de ressources » (à paraître d’ici le 1er juin 2013), de la lutte contre la précarité énergétique parmi les cas d’application du plafond de ressources majoré, ces ménages deviennent éligibles sur l’ensemble des champs d’action prioritaires de l’Anah.

Les autres adaptations concernent les points suivants :

– obligation, dans le cas de projets de travaux lourds, de joindre à la demande une évaluation énergétique (règle qu’il est demandé aux territoires d’appliquer depuis le début de l’année 2013). Il s’agit, d’une part, de recueillir l’information sur le gain énergétique éventuellement généré, nécessaire à la justification de l’emploi des nouvelles ressources de l’Anah ; d’autre part, de davantage sensibiliser les propriétaires occupants concernés à la nécessité d’engager des travaux améliorant les performances énergétiques, en particulier dans le cas où la situation à l’origine du projet de travaux envisagé n’a, en première analyse, pas de rapport direct avec cette problématique ;

– mesure visant à remédier aux difficultés rencontrées sur certains territoires par les personnes relevant potentiellement des GIR 5 et 6 pour faire réaliser l’évaluation en GIR par un organisme de gestion des régimes obligatoires de la sécurité sociale. Le cas échéant, pour les personnes, autonomes ou relativement autonomes, âgées de plus de soixante ans, cette évaluation pourra être effectuée par la personne réalisant le rapport d’ergothérapie ou le diagnostic « ­autonomie » ;

– précision sur le financement par l’Anah de travaux de mise en conformité des installations d’assainissement non-collectif (dans le cadre de la modalité de financement « autres travaux »). A la suite des discussions menées sur ce sujet avec la direction de l’eau et de la biodiversité, il est introduit une disposition prévoyant que la subvention de l’Anah ne peut être octroyée que de façon complémentaire à une aide de l’Agence de l’eau, attribuée directement ou par l’intermédiaire d’une collectivité (l’aide de l’Anah ne pouvant être supérieure à celle de l’Agence de l’eau).

Régime d’aides applicable aux propriétaires bailleurs (PB)

Les modifications du régime d’aides ont deux objectifs principaux :

– d’une part, une meilleure prise en compte de la problématique énergétique dans le secteur locatif, avec notamment le financement par l’Anah de projets de travaux d’amélioration des performances énergétiques dans des logements peu ou pas dégradés ;

– d’autre part, le développement d’un parc locatif privé à vocation sociale, combinant loyer et charges maîtrisés. Il importe que les logements bénéficiant des aides de l’Anah puissent bénéficier autant que possible à des ménages au ressources modestes, pour s’inscrire dans la lutte contre la précarité énergétique.

Rénovation énergétique dans le secteur locatif privé

La liste des situations pouvant donner lieu à l’octroi d’une aide de l’Anah est étendue au cas des « projets de travaux d’amélioration des performances énergétiques », définis comme des travaux d’économies d’énergie permettant un gain de performance d’au moins 35 % menés dans les logements peu ou pas dégradés. Ces travaux sont financés par l’Anah à hauteur de 25 % dans la limite du plafond de travaux de 750 €/ m2.

Les règles prévoyant l’obligation de fournir l’évaluation ­énergétique sont re-précisées, et celles relatives à l’éco-conditionnalité adaptées afin de généraliser le principe adopté en juin 2012 lors de la hausse du plafond des projets de travaux d’amélioration : lorsque la règle d’éco-conditionnalité s’applique, l’étiquette « D » doit être exigée par principe mais il est possible de ne prendre en compte que l’étiquette « E » dans les cas particuliers mentionnés dans la délibération et précisés par instruction.

Développement d’un parc locatif privé à vocation sociale

A noter au préalable que la règle prévoyant de subordonner l’octroi de l’aide au bailleur au conventionnement du logement (dans les secteurs intermédiaire ou social, en fonction des prix du marché) n’est pas modifiée et s’applique pleinement.

Prime de réduction du loyer en secteur tendu

Dans les secteurs où l’écart entre le loyer conventionné social (valeur nationale de la zone) et le prix du marché est supérieur à 5 €/m2, le conventionnement social ne redevient attractif, après prise en compte des impacts fiscaux, qu’à condition d’augmenter le niveau de l’aide au bailleur d’environ 200 €/m2.

Le dispositif de prime de réduction adopté en 2010 pour tenir compte de la tension du marché produit des résultats insuffisants : peu de collectivités l’ont appliqué depuis lors. Cela tient principalement, d’une part, à son champ limité (possibilité ouverte aux seuls projets de travaux lourds) et, d’autre part, à la condition de cofinancement à parité (montant de la prime Anah équivalent à celui de l’aide propre des collectivités, dans la limite de 100 €/m2).

Aussi la délibération adoptée le 13 mars 2013 étend-elle la possibilité d’octroyer la prime à l’ensemble des projets de travaux financés par l’Anah, et la rend plus incitative pour les collectivités en fixant son montant au triple de l’aide propre, dans la limite de 150 €/m2.

Cette mesure facilitera le développement d’une offre sociale dans le parc privé en secteur tendu ou relativement tendu (marges de la zone A, zone B1). Sa mise en œuvre sera accompagnée d’une communication ciblée sur les territoires concernés.

Prime de réservation

Les conditions d’octroi d’une prime de réservation font également l’objet de modifications.

D’une part, le principe d’une prime de réservation en cas de conventionnement très social (droit de désignation du préfet) est maintenu, moyennant les adaptations suivantes :

– la prime sera octroyée uniquement lorsque le conventionnement très social s’inscrit dans le cadre d’un dispositif opérationnel permettant l’attribution effective du logement à un ménage reconnu prioritaire, au titre du DALO, du PDALPD ou de la LHI ;

– son montant est toujours de 2 000 €mais peut être doublé en secteur tendu. L’octroi d’une prime de réservation de 4 000 €, en complément de la prime de réduction du loyer, permettra alors au bailleur de maintenir l’équilibre financier de l’opération et de neutraliser l’impact du différentiel de loyer entre les niveaux social et très social.

D’autre part, le budget de l’Anah n’étant plus abondé, à compter de l’exercice 2013, par des crédits de la participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC -« 1 % logement »), il n’est plus possible d’octroyer une prime en cas de réservation consentie volontairement par le bailleur à un associé collecteur d’Action Logement. A noter que, parallèlement, le dispositif de réservation dit « obligatoire » devient inopérant, avec l’abrogation de la délibération n° 2010 – 11 du 5 mai 2010 par la délibération n° 2013-15.

Maîtrise d’ouvrage d’insertion (MOI)

Un travail mené en concertation avec les représentants des organismes agréés pour la MOI, à partir de l’examen de plusieurs bilans d’opération, a mis en évidence les difficultés que rencontrent les maîtres d’ouvrage, dans les conditions de financement actuelles, pour assurer l’équilibre global de ces opérations souvent complexes et coûteuses.

Les nouvelles dispositions adoptées consistent à augmenter le taux de subvention maximal et le plafond de travaux et, en ce qui concerne la fixation du loyer de sortie (dont le montant ne doit pas dépasser le loyer-plafond d’un logement financé en PLA-I), à prévoir l’application d’un coefficient de structure. Les organismes agréés sont, en secteur tendu, éligibles à la prime de réservation. Pour le reste, les exigences sont globalement renforcées, avec l’atteinte de l’étiquette énergétique « D » et une durée d’engagement de 15 ans minimum.

Régime d’aides applicable aux locataires

Il s’agit d’une simple mise à jour, afin de faire référence à la nouvelle délibération relative au régime d’aides applicable aux propriétaires occupants.

Complément de subvention au titre de l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), octroyé en secteur diffus aux bénéficiaires de l’aide aux travaux

Les modifications de la réglementation relative à l’AMO subventionnable s’inscrivent dans la continuité des adaptations du régime des aides aux propriétaires bailleurs, et visent par ailleurs à mieux accompagner la réalisation de travaux lourds :

– un complément de subvention sera dorénavant octroyé aux bailleurs pour chaque logement compris dans le dossier. Le complément de subvention versé par l’Anah sera de 448 €par logement dans les cas prioritaires, et de 135 €dans les autres cas (avec possibilité de prise en charge par l’aide à l’ingénierie du FART en cas d’ouverture du programme Habiter Mieux aux bailleurs). Les limitations prévues dans la ­réglementation issue de la réforme applicable depuis 2011 sont donc supprimées (jusqu’à maintenant, un dossier bailleur ne pouvait donner lieu à l’octroi que d’un seul complément, quel que soit le nombre de logements compris dans le dossier, et uniquement pour des travaux portant sur les parties privatives ou l’intérieur d’un logement occupé) ;

– en cas d’octroi à un bailleur d’une prime de réservation, le complément de subvention sera lui-même majoré de 448 €supplémentaires (la mission d’AMO comportant des éléments de nature à faciliter l’attribution du logement à un ménage prioritaire) ;

– le montant du complément de subvention en cas de travaux lourds (PO ou PB) sera augmenté pour atteindre 800 €par logement (dont une partie prise en charge par le FART en cas d’octroi d’une aide de solidarité écologique).

En outre, le descriptif des missions d’AMO est adapté à la marge et intègre notamment un item relatif à l’assistance à la valorisation des certificats d’économies d’énergie générés sur le projet de travaux, ainsi que des précisions en matière de conventionnement.

Les relations contractuelles entre le prestataire et le propriétaire sont précisées avec, pour l’opérateur, l’obligation d’afficher le coût complet de la mission (avec une transparence sur les éventuels financements publics perçus directement par l’opérateur) et l’interdiction de facturer des prestations non prévues au contrat et relevant de la mission d’AMO ­subventionnable.

Prestations subventionnables et régime d’aides applicable en matière d’ingénierie (études et suivi-animation)

La principale adaptation concerne le financement du suivi-animation des opérations programmées et vise à prendre en compte, pour le calcul de la part variable de la subvention octroyée au maître d’ouvrage de l’opération programmée, les logements faisant l’objet d’une aide aux propriétaires bailleurs :

– à l’instar de la prime à l’appui renforcé du propriétaire occupant créée dans le cadre de la réforme de 2010, création d’une prime à l’appui renforcé du propriétaire bailleur (313 €) pour les logements financés au titre de la lutte contre l’habitat indigne et dégradé, de l’adaptation à la perte d’autonomie ou de l’amélioration des performances énergétiques (avec possibilité de prise en charge par l’aide à l’ingénierie du FART en cas d’ouverture du programme Habiter Mieux aux bailleurs) ;

– en secteur tendu, création d’une prime complémentaire octroyée pour chaque logement faisant l’objet d’un conventionnement social ou très social : prime au développement du logement social dans le parc privé (313 €) ou, en cas d’octroi au bailleur d’une prime de réservation, prime pour l’attribution d’un logement conventionné très social à un prioritaire (626 €).

A noter également :

– l’adaptation du descriptif des missions d’accompagnement renforcé, pour intégrer l’assistance à la valorisation des CEE dans les missions et pour tenir compte de la création de la prime à l’appui renforcé du bailleur (afin notamment que, dans le cas d’un projet de travaux en milieu occupé, la mission d’accompagnement du bailleur puisse aussi bénéficier à l’occupant du logement) et des primes complémentaires pour les logements faisant l’objet d’un conventionnement social ou très social en secteur tendu ;

– l’ajout d’une disposition de principe indiquant que, sauf exception justifiée, les missions de suivi-­animation ne sont subventionnables que si des études préalables et/ou pré-opérationnelles ont été préalablement mises en œuvre ou si, à défaut, le maître d’ouvrage disposait d’éléments de diagnostics et de repérage ­suffisants ;

– la revalorisation du plafond de l’aide prévue au titre des missions du coordinateur du plan de sauvegarde, porté de 15 000 €H.T. à 50 000 €H.T., niveau correspondant au haut de la fourchette des coûts observés sur le terrain ;

– la possibilité de financer les missions du mandataire ad hoc, dans le cas d’une copropriété fragile ou en difficulté ;

– un rappel sur la nécessité d’intégrer, dans le cas d’études et d’interventions programmées portant sur les copropriétés en difficulté, les prestations d’ingénierie nécessaires pour la réalisation du diagnostic et l’élaboration de la stratégie et du programme de travaux (condition d’octroi de l’aide au syndicat).

Régime d’aides applicable aux syndicats des copropriétaires

Pour rappel, dans sa séance du 13 juin 2012, le Conseil d’administration avait, à la suite du rapport Braye, adopté une délibération consolidant les règles du régime d’aides applicable aux syndicats des copropriétaires et prévoyant notamment que l’octroi de l’aide est conditionné au préalable à la réalisation d’un diagnostic complet et à l’élaboration d’une stratégie de redressement pérenne et d’un ­programme de travaux cohérent (sauf exception pour une tranche de travaux d’urgence). Au cours de cette séance avait été évoquée la nécessité de faire évoluer courant 2013, après étude des différentes options, les conditions de déplafonnement des travaux et d’application du taux de subvention de 50 % dans le cas des OPAH « copropriété » (dispositif « pathologie lourde »).

Dans ce contexte, les nouvelles dispositions visent pour l’essentiel à faire évoluer les conditions de financement des travaux dans le cas des OPAH « copropriété », afin notamment de mieux encadrer la notion de travaux lourds et de prendre en compte le coût des travaux d’économies d’énergie :

– possibilité de déplafonner les travaux, en cas de dégradation très importante du bâti, de travaux permettant un gain de performance énergétique supérieur à 50 % ou, à titre exceptionnel, de désordres structurels avérés et particulièrement difficiles à traiter ;

– possibilité d’appliquer un taux de subvention maximal de 50 % aux travaux nécessaires pour résoudre une situation de dégradation très importante du bâti ou, le cas échéant et à titre exceptionnel, aux travaux permettant de résoudre des désordres structurels avérés et particulièrement complexes à traiter.

Le dispositif « pathologie lourde » est donc supprimé ; c’est l’état de dégradation du bâti qui sera désormais pris en considération. En effet, le critère de la dégradation très importante correspond davantage à la situation que rencontrent les maîtres d’ouvrage – laquelle est trop souvent résolue par un détournement de la notion de « pathologie lourde » ou d’une procédure en plan de sauvegarde. Le recours à la grille d’évaluation de la dégradation, plus conforme aux modalités générales d’octroi des aides issues de la réforme de 2010, permettra d’objectiver la situation et le cas échéant d’octroyer des financement comparables à ceux qui auraient pu être attribués en cas d’habitat indigne ou de plan de sauvegarde. Pour les bâtiments ne présentant pas une situation globale de dégradation, le recours à la notion de « désordres structurels » – qui a vocation à demeurer exceptionnel – permettra de débloquer les situations techniques particulières, dans les strictes limites du nécessaire et après un examen approfondi de la situation par l’autorité décisionnaire.

Enfin, la délibération institue une obligation générale de fournir une évaluation énergétique, sauf exception (règle qu’il est demandé aux territoires d’appliquer depuis le début de l’année, dans le cadre de la justification de l’emploi des ressources issues de la vente des quotas-carbone).

Entrée en vigueur

Les nouvelles délibérations entrent en vigueur pour les dossiers déposés à compter du 1er juin 2013. Elles précisent que les dispositions contraires aux nouvelles mesures et figurant dans des instructions antérieures, ou dans des conventions de programme ou de gestion en cours, ne sont plus applicables aux dossiers déposés à compter de cette date.

Pour assurer la bonne application des nouvelles dispositions, il est prévu notamment, dans les semaines à venir :

– la diffusion d’une instruction générale sur les évolutions et leur mise en œuvre ;

– la mise à jour du logiciel [email protected], des formulaires de demande et des supports de communication à destination du grand public ;

– la formation et l’information à destination du réseau Anah : délégations de l’Anah dans les régions et les départements, délégataires (services instructeurs et autorités décisionnaires), collectivités maîtres d’ouvrage d’opérations programmées, partenaires co-financeurs, opérateurs.

Nota : les dispositions nouvelles ou modifiées figurent en rouge dans les délibérations.

Délibération n° 2013 – 07 : régime d’aides applicable aux propriétaires occupants (article r. 321-12, i, 2° du cch) et aux personnes assurant la charge effective des travaux pour leurs ascendants ou descendants propriétaires occupants (article r. 321-12, i, 3° du cch)

Pour les dossiers déposés à compter du 1er juin 2013, le montant maximal des aides de l’agence pouvant être attribuées aux bénéficiaires mentionnés aux 2° et 3° du I de l’article R. 321-12 du CCH est déterminé conformément au tableau synthétique et aux dispositions ci-après :

TABLEAU

1° Projet de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé, dont l’ampleur et le coût justifient l’application du plafond de travaux majoré

Dans le cas où le projet de travaux vise à résoudre une situation d’habitat indigne particulièrement grave ou de dégradation très importante, nécessitant de mettre en œuvre des travaux lourds, l’aide peut être attribuée dans les limites du plafond de travaux majoré, dans les conditions ci-après.

a) L’application du plafond majoré n’a pas de caractère automatique. Si l’ampleur et le coût des travaux à réaliser pour résoudre la situation d’habitat indigne ou de dégradation ne le justifient pas, le plafond de travaux majoré n’est pas appliqué. Les travaux peuvent toutefois être subventionnés dans les conditions définies au 2°.

b) L’application du plafond de travaux majoré n’est possible que dans l’un des cas suivants :

– existence d’un arrêté d’insalubrité pris en application des articles L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique,

– existence d’un arrêté de péril pris en application des articles L. 511-1 et suivant du CCH,

– existence avérée d’une situation d’insalubrité, constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général,

– existence avérée d’une situation de dégradation très importante, constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général.

c) Lorsqu’il est fait application du plafond de travaux majoré, l’opération doit comporter :

– soit une mission de maîtrise d’œuvre complète,

– soit, en dehors des cas de maîtrise d’œuvre obligatoire définis par le conseil d’administration en application de l’article 4 du RGA, une prestation d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, exécutée dans le cadre d’une mission de suivi-animation d’opération programmée, ou donnant lieu à l’octroi d’une subvention forfaitaire au demandeur.

d) En outre, le dossier de demande de subvention doit obligatoirement comporter une évaluation énergétique avant travaux et projetée après travaux permettant de mesurer, le cas échéant, le gain de performance résultant de la réalisation du projet de travaux.

Il ne peut être dérogé à cette obligation que dans le cas où le projet consiste uniquement en des travaux qui, ne pouvant pas avoir d’impact significatif sur les performances énergétiques du bâti ou de ses équipements, portent uniquement sur les parties communes de copropriété, en habitation collective.

L’évaluation jointe au dossier de demande de subvention indique la consommation conventionnelle du logement en kWhep/m2.an et son « étiquette énergie et climat » :

– telles que résultant de la situation existante avant la réalisation des travaux, d’une part,

– et telles que projetées après travaux, d’autre part.

Dans le cas où le projet fait l’objet d’une modification en cours d’opération, le logement doit faire l’objet d’une nouvelle évaluation énergétique indiquant les valeurs après travaux correspondant au projet finalement réalisé. L’évaluation actualisée est fournie au plus tard au moment de l’examen de la demande de paiement.

L’évaluation est établie avec la méthodologie 3CL-DPE (méthodologie du diagnostic de performance énergétique -DPE) ou avec le logiciel Dialogie de l’ADEME, ou par une méthodologie équivalente. Elle est réalisée par un opérateur de suivi-animation d’opération programmée ou d’assistance à maîtrise d’ouvrage doté de la compétence nécessaire, ou, à défaut, par un diagnostiqueur agréé pour effectuer des DPE, ou dans le cadre d’une demande de certification ou de labellisation du projet par un organisme agréé.

Dans le cas où le projet objet de la demande d’aide comprend exclusivement des travaux réalisés sur parties communes, il peut s’agir d’une évaluation réalisée globalement au niveau du bâtiment ou de l’immeuble, au moyen d’une méthode ou d’un logiciel adaptés, tels que 3CL-DPE, Mediademe ou TH-C-E ex.

Lorsque l’aide de solidarité écologique peut être octroyée, l’évaluation énergétique est produite dans les conditions définies par le règlement des aides du FART.

e) En cas d’application du plafond de travaux majoré, des travaux autres que ceux nécessaires pour mettre fin à la situation d’habitat indigne ou de dégradation peuvent également être pris en compte, dès lors qu’ils figurent sur la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application de l’article 4 du RGA. Le taux maximal applicable est identique pour l’ensemble des travaux subventionnés.

2° Projet de travaux d’amélioration visant à résoudre une autre situation et ne justifiant pas l’application du plafond de travaux majoré

Lorsque la situation à laquelle le projet de travaux vise à répondre ne justifie pas l’application, telle que prévue au 1° ci-dessus, du plafond de travaux majoré, l’aide peut être attribuée dans les limites d’un plafond de travaux au sein duquel le ou les taux de subvention maximaux applicables dépendent de la nature des travaux et de la situation à résoudre, d’une part, et des ressources du ménage, d’autre part.

a) Travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat

Relèvent des travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat, au sens de la présente délibération :

• lorsque l’ampleur et le coût du projet ne justifient pas l’application du plafond de travaux majoré, les travaux réalisés à la suite :

– d’un arrêté d’insalubrité pris en application des articles L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique,

– d’un arrêté de péril pris en application des articles L. 511-1 et suivants du CCH,

– de la constatation d’une situation d’insalubrité avérée, sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide de la grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général ;

• dans les autres cas, les travaux réalisés à la suite :

– d’un arrêté pris en application des articles L. 129-1 et suivants du CCH (travaux de sécurité des équipement communs) ;

– d’une notification de travaux prise en application de l’article L. 1334-2 du même code (travaux de suppression du risque saturnin) ;

– d’un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) mentionné à l’article L. 1334-5 du code de la santé publique et mettant en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb à des concentrations supérieures aux seuils définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb. Le CREP doit avoir été réalisé au cours des deux années précédant le dépôt du dossier.

Les autres travaux du projet peuvent être subventionnés dans les conditions définies aux b), c) et d) ci-dessous.

b) Travaux pour l’autonomie de la personne

Relèvent des travaux pour l’autonomie de la personne, au sens de la présente délibération, les travaux permettant d’adapter le logement et les accès au logement aux besoins spécifiques d’une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie liée au vieillissement, et dont la nécessité a pu être justifiée par le demandeur, dans les conditions ci-après. Le taux de subvention maximal majoré applicable pour ces travaux est fonction des ressources du ou des ménages concernés.

Le dossier de demande de subvention doit comporter :

• d’une part, l’un des justificatifs de handicap ou de perte d’autonomie suivants :

– décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) reconnaissant l’éligibilité à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), à l’allocation pour adulte handicapé (AAH), ou à la prestation de compensation du handicap (PCH) ;

– décision de la CDAPH mentionnant le taux d’incapacité permanente et rendue à l’occasion d’une demande de carte d’invalidité ;

– évaluation de la perte d’autonomie en groupe iso-ressource (GIR) réalisée par un organisme de gestion des régimes obligatoires de la sécurité sociale (CARSAT, CRAM ou autre structure exerçant une mission de service public équivalente) ou le conseil général, ou par toute personne mandatée par eux, mettant en évidence l’appartenance à un GIR de niveau 1 à 6.

• d’autre part, l’un des documents suivants, permettant de vérifier l’adéquation du projet de travaux aux besoins :

– l’évaluation complète réalisée à l’occasion de la demande de PCH à domicile, lorsque la demande concerne des aides liées au logement ;

– un rapport d’ergothérapeute ;

– un diagnostic « autonomie » réalisé par un architecte ou un technicien compétent. Cette compétence s’apprécie en fonction notamment des formations reçues en matière d’ergothérapie ou d’adaptation du logement aux besoins des personnes handicapées, âgées ou à mobilité réduite.

Pour les personnes autonomes ou relativement autonomes âgées de plus de soixante ans, en cas d’impossibilité de faire réaliser l’évaluation de la perte d’autonomie en GIR par un organisme de gestion des régimes obligatoires de la sécurité sociale, cette évaluation peut être ­effectuée par la personne réalisant le rapport d’ergothérapie ou le diagnostic « autonomie ».

Le rapport d’ergothérapeute ou le diagnostic « autonomie », qui peut être réalisé dans le cadre d’une mission de suivi-animation en opération programmée ou d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pouvant donner lieu à l’octroi d’une subvention forfaitaire au demandeur, comprend :

– une description sommaire des caractéristiques sociales du ménage et de ses capacités d’investissement,

– une présentation des difficultés rencontrées par la (les) personne(s) dans son (leur) logement,

– un diagnostic de l’état initial du logement ainsi que des équipements existants,

– les préconisations de travaux permettant d’adapter le logement aux difficultés rencontrées par le(s) personne(s),

– une hiérarchisation des travaux.

En tout état de cause, ces travaux figurent dans la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA. Lorsqu’ils ne sont pas préconisés dans le rapport d’ergothérapeute ou le diagnostic autonomie, ils peuvent être financés dans les conditions définies aux d) ci-dessous.

c) Travaux de lutte contre la précarité énergétique

Relèvent des travaux de lutte contre la précarité énergétique, au sens de la présente délibération, les travaux d’économies d’énergie compris dans le projet qui, figurant sur la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA, permettent un gain de performance énergétique du logement d’au moins 25 % et donnent lieu à l’octroi de l’aide de solidarité écologique dans les conditions définies par le règlement des aides du FART. Le taux de subvention majoré applicable pour ces travaux est fonction des ressources du ou des ménages concernés.

d) Autres travaux subventionnés

Dans le respect des orientations de l’Anah pour la programmation des interventions, s’ils figurent sur la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA, les travaux autres que ceux définis aux a), b) et c) ci-dessus peuvent être subventionnés à un taux maximal fonction des ressources du ou des ménages concernés.

Il est précisé, s’agissant des travaux de mise en conformité des installations d’assainissement non-collectif, que la subvention de l’Anah ne peut être octroyée que de façon complémentaire à une aide de l’Agence de l’eau, attribuée directement ou par l’intermédiaire d’une collectivité, et dans les conditions définies par une instruction du directeur général.

Dans le cas des ménages aux ressources modestes mentionnés au a) du 5° de la présente délibération, seuls peuvent faire l’objet d’une aide les travaux portant sur les parties communes d’un immeuble ou sur un logement faisant l’objet d’un Plan de sauvegarde ou situés dans le périmètre d’une OPAH « copropriété » (ou du volet « copropriété » d’une OPAH).

3° Règles relatives à la prise en compte des dépenses autres que celles correspondant aux travaux

Les dépenses correspondant à la maîtrise d’œuvre ou aux autres prestations intellectuelles subventionnables (coordination SPS, diagnostics techniques…) sont prises en compte dans la dépense subventionnée, hors plafond de travaux, au prorata des travaux subventionnés.

Les missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage donnant lieu à l’octroi d’une subvention forfaitaire au demandeur sont également prises en compte hors plafond de travaux.

4° Taux maximal de subvention appliqué à la dépense subventionnée

Pour les aides attribuées sur le budget de l’agence, aucune majoration des taux maximaux n’est possible, à l’exception de celles prévues dans les conventions de gestion mentionnées à l’article L. 321-1-1 du CCH, dans les limites fixées par l’article R. 321-21-1 du même code.

5° Plafonds de ressources

Les personnes mentionnées aux 2° et 3° du I de l’article R. 321-12 du CCH doivent répondre, en application du dernier alinéa du I du même article, aux conditions de ressources définies dans l’arrêté mentionné à cet alinéa.

a) Rappel des différents plafonds de ressources et dénomination des ménages par référence à ces plafonds :

Les plafonds de ressources dits « standards » et « majorés » sont ceux mentionnés respectivement à l’article 1er (annexe 1) et à l’article 2 (annexe 2) de l’arrêté susmentionné.

Par référence à ces plafonds de ressources, sont dénommés :

– ménages aux ressources « très modestes » : ceux dont les ressources sont inférieures ou égales aux plafonds de ressources « standards »,

– ménages aux ressources « modestes » : ceux dont les ressources sont supérieures aux plafonds de ressources « standards » mais inférieures ou égales aux plafonds de ressources « majorés ».

b) Dispositions spécifiques applicables dans le cas de demandes présentées par des personnes assurant la charge effective des travaux pour leurs ascendants ou descendants propriétaires occupants (3° du I de l’article R. 321-12 du CCH) :

Pour le calcul de la subvention, le taux maximal de subvention est :

– celui applicable aux ménages aux ressources « modestes », si au moins un des deux ménages est un ménage aux ressources « modestes » ;

– celui applicable aux ménages aux ressources « très modestes », dans les autres cas.

6° Subvention complémentaire pour assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) :

Le cas échéant, le montant de la subvention principale, calculé conformément aux règles ci-dessus, est majoré d’un montant forfaitaire correspondant à la subvention complémentaire destinée à participer au financement des prestations d’AMO.

7° Dispositions particulières dans le cas où l’aide est octroyée au titulaire d’un bail commercial portant en partie sur des locaux affectés à l’habitation

Conformément au II du R. 321-12 du CCH et à l’article 15-C.2 du RGA, une subvention peut être accordée, à titre exceptionnel, au titulaire d’un bail commercial, à condition que celui-ci puisse, le cas échéant avec l’accord du propriétaire des murs, souscrire des engagements identiques à ceux exigés pour les propriétaires occupants, notamment ceux fixés à l’article 15-D du RGA.

Dans ce cas, les dispositions de la présente délibération, complétées des dispositions particulières ci-après, sont applicables.

Une aide ne peut être attribuée au titulaire d’un bail commercial que dans le cas où le local objet des travaux d’amélioration ou d’accessibilité, et inclus dans le bail commercial :

– est, au moment du dépôt du dossier, un local affecté à l’usage d’habitation. A cet effet, le demandeur joint au dossier l’état des lieux annexé au bail commercial, ainsi que, le cas échéant, tout document permettant de constater l’occupation effective du logement ;

– constitue, au terme des travaux, un local auquel il est possible d’accéder de façon indépendante des autres locaux inclus dans le bail commercial.

8° Calcul de la subvention en cas d’évolution du montant des travaux entre l’attribution de la subvention et son paiement

Le montant mis en paiement ne peut être supérieur à celui engagé au moment de l’attribution de la subvention. En cas de diminution de la dépense subventionnée, constatée à l’occasion de la demande de paiement, le montant de la subvention est recalculé en tenant compte de cette diminution.

Pour l’application de cette règle, lorsque le projet subventionné donne lieu à l’application de plusieurs taux de subvention sur des travaux distincts au sein d’un même plafond de travaux :

– la fraction de subvention engagée pour chaque sous-ensemble de dépenses subventionnées à un même taux constitue alors un maximum qui ne peut pas être dépassé au moment du paiement,

– cette fraction de subvention est recalculée à la baisse en cas de diminution des dépenses subventionnées correspondantes, constatée au moment de la demande de paiement.

9° Dépôt d’une nouvelle demande dans les cinq années suivant le dépôt d’une première demande ayant donné lieu, pour le même logement, à l’octroi d’une subvention

Aucune aide ne peut être attribuée au titre d’une nouvelle demande si, au moment du dépôt de celle-ci, le plafond de travaux précédemment applicable a déjà été atteint, tous types de travaux confondus, dans le cadre du ou des dossiers déposé dans les cinq années précédentes et ayant donné lieu à l’octroi d’une subvention, sous réserve des dispositions ci-après :

– le cas échéant, si cela est plus favorable à la personne formulant la nouvelle demande, le plafond pris en compte est celui applicable dans le cadre du régime d’aides en vigueur pour les dossiers déposés à compter du 1er janvier 2011 ;

– dans le cas où le projet de travaux contenu dans le nouveau dossier justifie l’application du plafond de travaux majoré dans les conditions du 1° de la présente délibération, c’est ce plafond majoré qui est pris en compte.

Si le plafond de travaux pris en compte n’a pas été atteint au titre des travaux du ou des dossiers précédents, une nouvelle demande déposée dans le délai de cinq ans peut donner lieu à l’octroi d’une aide dans les conditions de la présente délibération et dans la limite du reliquat existant sur le plafond de travaux. L’autorité décisionnaire, le cas échéant après avis de la CLAH, peut au cas par cas réduire ce délai de cinq ans lorsque la survenance ou l’évolution d’un handicap nécessite des nouveaux aménagements.

10° Entrée en vigueur de la présente délibération et abrogation des dispositions contraires ou antérieures

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013 par les bénéficiaires mentionnés aux 2° et 3° du I de l’article R. 321-12 du CCH. Pour les dossiers déposés à compter de la même date, la délibération n° 2010-51 du 22 septembre 2010 est abrogée. Il en est de même des dispositions contraires à la présente délibération contenues dans des instructions antérieures du directeur général ou dans des conventions de programme ou des conventions de gestion en cours.

***

Délibération n° 2013 – 08 :Régime d’aides applicable aux propriétaires bailleurs et aux autres bénéficiaires mentionnés au 1° du i de l’article r. 321-12 du cch, ainsi qu’aux organismes agréés mentionnés au 6° du i de l’article r. 321-12 du cch

Pour les dossiers déposés à compter du 1er juin 2013, le montant maximal des aides de l’agence pouvant être attribuées aux bénéficiaires ­mentionnés aux 1° et 6° du I de l’article R. 321-12 du CCH est déterminé conformément au tableau synthétique et aux dispositions ci-après :

TABLEAU

1° Projet de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé, dont l’ampleur et le coût justifient l’application du plafond de travaux majoré

Dans le cas où le projet de travaux vise à résoudre une situation d’habitat indigne particulièrement grave ou de dégradation très importante, nécessitant de mettre en œuvre des travaux lourds, l’aide peut être attribuée dans les limites du plafond de travaux majoré, dans les conditions ci-après.

a) L’application du plafond majoré n’a pas de caractère automatique. Si l’ampleur et le coût des travaux à réaliser pour résoudre la situation d’habitat indigne ou de dégradation ne le justifient pas, le plafond de travaux majoré n’est pas appliqué. Les travaux peuvent toutefois être subventionnés dans les conditions définies au 2°.

b) L’application du plafond de travaux majoré n’est possible que dans l’un des cas suivants :

– existence d’un arrêté d’insalubrité pris en application des articles L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique,

– existence d’un arrêté de péril pris en application des articles L. 511-1 et suivants du CCH,

– existence avérée d’une situation d’insalubrité, constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général,

– existence avérée d’une situation de dégradation très importante, constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général.

c) Dans le cas d’une demande portant sur plusieurs logements, le plafond de travaux majoré peut être appliqué pour l’ensemble des logements subventionnés :

– lorsque l’objet principal du projet de travaux lourds porte sur les parties communes du bâtiment, et que la situation d’habitat indigne particulièrement grave ou de dégradation très importante concerne ces parties communes ;

– lorsque le projet de travaux lourds consiste en un traitement d’ensemble du bâtiment, et que la surface habitable des logements objets de la demande, et reconnus en situation d’habitat indigne particulièrement grave ou de dégradation très importante, représente plus de la moitié de la surface habitable totale de ce bâtiment.

d) Lorsqu’il est fait application du plafond de travaux majoré, l’opération comporte :

– une mission de maîtrise d’œuvre complète,

– ou, quand une mission de maîtrise d’œuvre n’est manifestement pas nécessaire et en dehors des cas de maîtrise d’œuvre obligatoire définis par le conseil d’administration en application de l’article 4 du règlement général de l’agence, une prestation d’assistance à la maîtrise d’ouvrage exécutée dans le cadre, soit d’une mission de suivi-animation d’opération programmée, soit d’un contrat signé avec un opérateur et pouvant éventuellement donner lieu à l’octroi d’une subvention forfaitaire au demandeur.

e) En cas d’application du plafond de travaux majoré, des travaux autres que ceux nécessaires pour mettre fin à la situation d’habitat indigne ou de dégradation peuvent également être pris en compte, dès lors qu’ils figurent sur la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application de l’article 4 du RGA. Le taux maximal applicable est identique pour l’ensemble des travaux subventionnés.

2° Projet de travaux d’amélioration visant à résoudre une autre situation et ne justifiant pas l’application du plafond de travaux majoré

Lorsque la situation à laquelle le projet de travaux vise à répondre ne justifie pas l’application, telle que prévue au 1° ci-dessus, du plafond de travaux majoré, l’aide peut être attribuée dans les limites d’un plafond de travaux au sein duquel le ou les taux de subvention maximaux applicables dépendent de la nature des travaux et de la situation à résoudre.

a) Travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat

Relèvent des travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat, au sens de la présente délibération :

• lorsque l’ampleur et le coût du projet ne justifient pas l’application du plafond de travaux majoré, les travaux réalisés à la suite :

– d’un arrêté d’insalubrité pris en application des articles L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique,

– d’un arrêté de péril pris en application des articles L. 511-1 et suivants du CCH,

– de la constatation d’une situation d’insalubrité avérée, sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général ;

• dans les autres cas, les travaux réalisés à la suite :

– d’un arrêté pris en application des articles L. 129-1 et suivants du CCH (travaux de sécurité des équipement communs) ;

– d’une notification de travaux prise en application de l’article L. 1334-2 du même code (travaux de suppression du risque saturnin) ;

– d’un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) mentionné à l’article L. 1334-5 du code de la santé publique et mettant en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb à des concentrations supérieures aux seuils définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb. Le CREP doit avoir été réalisé au cours des deux années précédant le dépôt du dossier.

Les autres travaux du projet peuvent être financés dans les conditions définies aux b), c), d) et e) ci-dessous.

b) Travaux pour l’autonomie de la personne

Relèvent des travaux pour l’autonomie de la personne, au sens de la présente délibération, les travaux permettant d’adapter le logement et les accès au logement aux besoins spécifiques du locataire, et dont la nécessité a pu être justifiée par le demandeur dans les mêmes conditions que celles fixées au b) du 2° de la délibération n° 2013-07 du conseil d’administration du 13 mars 2013 relative au régime d’aides applicable aux propriétaires occupants et aux personnes assurant la charge effective des travaux.

En tout état de cause, ces travaux figurent dans la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA.

Les autres travaux du projet peuvent être financés dans les conditions définies aux a), c), d) et e) du présent 2°.

c) Travaux pour réhabiliter un logement dégradé

Les travaux concernés sont ceux permettant de résoudre une situation avérée de dégradation « moyenne », constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général.

Dans ce cas, des travaux autres que ceux nécessaires pour mettre fin à la situation de dégradation peuvent être également pris en compte, dès lors qu’ils figurent dans la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA.

Dans le cas d’une demande portant sur plusieurs logements ou un immeuble, l’ensemble des logements subventionnés (le cas échéant, à l’exclusion de ceux pour lesquels est appliqué le plafond de travaux majoré) est supposé relever d’une situation avérée de dégradation moyenne, telle que définie ci-dessus, lorsque cette situation concerne les parties communes de l’immeuble. A défaut, la situation de dégradation est examinée logement par logement.

d) Travaux d’amélioration des performances énergétiques

Relèvent des travaux d’amélioration des performances énergétiques, au sens de la présente délibération, les travaux d’économies d’énergie figurant sur la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA et qui, réalisés dans un logement ou un bâtiment peu ou pas dégradé, permettent un gain de performance énergétique du logement d’au moins 35 %.

L’état du logement et, le cas échéant, du bâtiment est évalué sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général.

Le gain de performance du logement est attesté par la production de l’évaluation énergétique mentionnée au 8° de la présente délibération.

Les autres travaux du projet peuvent être financés dans les conditions définies aux a), b) et e) du présent 2°.

e) Travaux réalisés à la suite d’une procédure RSD ou d’un contrôle de décence

Dès lors que le projet permet de résoudre une situation de non-conformité au règlement sanitaire départemental (RSD) ayant donné lieu à une prescription des actions utiles à la disparition des causes de non-conformité, ou une situation de non-décence mise en évidence à la suite d’un contrôle diligenté par la caisse d’allocations familiales (CAF) ou la caisse de la mutualité sociale agricole (CMSA), ou pour leur compte, les travaux nécessaires à la disparition de cette situation peuvent être subventionnés.

A l’appui de sa demande, le bénéficiaire joint les éléments de diagnostic et de préconisation de travaux produits au cours de la procédure concernée.

Les autres travaux du projet peuvent être financés dans les conditions définies aux a), b) et d) du présent 2°.

f) Travaux de transformation d’usage

Conformément à l’article R. 321-15 du CCH, ces travaux doivent avoir pour objet principal :

– la transformation en logement d’un local autonome dont l’affectation principale d’origine n’est pas à usage d’habitation.

– ou la transformation en pièce habitable d’un local attenant au logement et affecté à l’origine à un autre usage que l’habitation.

Des travaux de transformation d’usage d’un local attenant à un logement peuvent également être financés lorsqu’ils permettent de résoudre une des situations spécifiques mentionnées aux a), b), c) et e) du 2°, dans les conditions fixées par ces dispositions, ou dans le cadre du 1°.

3° Règles spécifiques relatives au plafonnement des travaux et autres dépenses prises en compte :

Pour la détermination du plafond de travaux, la surface prise en compte est la surface habitable dite fiscale, telle que définie à l’article R. 321-27 du CCH.

Dans le cas où le projet porte sur plusieurs logements, les dépenses font l’objet, avant plafonnement, d’une répartition logement par logement. Les plafonds de travaux ne sont pas fongibles d’un logement à l’autre.

Les dépenses correspondant à la maîtrise d’œuvre ou aux autres prestations intellectuelles subventionnables (coordination SPS, diagnostics techniques…) sont prises en compte dans la dépense subventionnée, hors plafond de travaux, au prorata des travaux subventionnés.

Les missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage donnant lieu à l’octroi d’une subvention forfaitaire au demandeur sont également prises en compte hors plafond de travaux.

4° Taux maximal de subvention appliqué à la dépense subventionnée

Pour les aides attribuées sur le budget de l’agence, aucune majoration des taux maximaux n’est possible, à l’exception de celles prévues dans les conventions de gestion mentionnées à l’article L. 321-1-1 du CCH, dans les limites fixées par l’article R. 321-21-1 du même code.

5° Prime de réduction du loyer attribuée dans le cas d’un logement faisant l’objet d’un conventionnement en application de l’article L. 321-8 du CCH (secteur social ou très social) et situé en secteur tendu, sous réserve de la participation d’un ou plusieurs co-financeurs :

En complément de la subvention destinée à financer les projets de travaux définis aux 1° et 2 ° de la présente délibération, une prime dite de « réduction du loyer » peut être octroyée par l’Anah lorsque sont respectées les conditions cumulatives suivantes :

– le logement subventionné fait l’objet d’une convention en application de l’article L. 321-8 du CCH (secteur social ou très social) ;

– le logement subventionné est situé dans un secteur de tension du marché, défini par un écart supérieur à 5 €mensuels par m2 de surface habitable entre le loyer de marché (constaté localement au moment de l’établissement de la grille des loyers, le cas échéant par catégorie de logement) et le niveau du loyer social défini annuellement, pour chaque zone, par circulaire du ministre en charge du logement ;

– une aide est attribuée, pour le même projet de travaux, par le ou les co-financeurs suivants : la commune, l’établissement public de coopération intercommunale, le département, la région.

Le montant de la prime ainsi octroyée par l’Anah est égale au maximum à la plus petite des deux valeurs suivantes :

– le triple de la participation totale des co-financeurs

– 150 €par m2 de surface habitable dite fiscale, telle que définie à l’article R. 321-27 du CCH, dans la limite de 80 m2 par logement.

6° Précisions relatives à la prime liée à un dispositif de réservation au profit de publics prioritaires

L’octroi de la prime est subordonné aux conditions cumulatives ­suivantes :

– le logement financé n’est pas occupé et fait l’objet d’une convention à loyer très social (article L. 321-8 du CCH) ;

– avant l’engagement de la subvention, les services compétents du Préfet, à la demande du service instructeur, attestent qu’il existe sur le territoire un besoin d’attribution d’un tel logement à un ménage ou une personne prioritaire relevant des dispositifs DALO (ménages reconnus prioritaires par la commission), PDALPD (autres ménages prioritaires) ou de lutte contre l’habitat indigne (ménage en situation d’habitat indigne nécessitant un relogement) et indiquent les coordonnées de l’interlocuteur auquel le bailleur devra s’adresser en vue de l’attribution du logement ;

– avant validation de la convention, les services compétents du Préfet, à la demande du service instructeur, attestent que l’attributaire du logement relève des dispositifs précités.

A défaut, l’octroi de la prime est annulé et l’aide recalculée en ­conséquence.

En application des stipulations de la convention à loyer très social, le bailleur informe le préfet de chaque remise en location.

La prime, d’un montant de 2000 €, est doublée lorsque le logement est situé en secteur tendu, tel que défini au 5° de la présente délibération.

7° Condition relative à l’engagement du bailleur de conclure une convention en application des articles L. 321-4 et L. 321-8 du CCH et au niveau du loyer maximum :

En dehors des cas où les engagements d’occupation sont pris dans le cadre des dispositions de l’article 15-B du RGA (engagement d’hébergement) et excluent la possibilité d’un conventionnement, l’octroi de la subvention est conditionné à l’engagement de conclure une convention en application des articles L. 321-4 et L. 321-8 du CCH, par laquelle est fixé, pour chaque logement concerné, le niveau du loyer maximum applicable.

Par exception, sur décision du délégué de l’agence dans le département ou du délégataire, cette condition peut ne pas être exigée pour les logements dont les occupants en titre sont appelés à demeurer en place au terme de l’opération, lorsqu’il s’agit de travaux visés aux b) et e) du 2° de la présente délibération, ou de travaux réalisés à la suite :

– d’un arrêté d’insalubrité pris en application des articles L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique,

– de la constatation d’une situation d’insalubrité avérée, sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide de la grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général ;

– d’un arrêté de péril pris en application des articles L. 511-1 et suivants du CCH,

– d’un arrêté pris en application des articles L. 129-1 et suivants du CCH (travaux de sécurité des équipement communs),

– d’une notification de travaux prise en application de l’article L. 1334-2 du même code (travaux de suppression du risque saturnin),

– d’un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) mentionné à l’article L. 1334-5 du code de la santé publique et mettant en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb à des concentrations supérieures aux seuils définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb. Le CREP doit avoir été réalisé au cours des deux années précédant le dépôt du dossier.

8° Précisions relatives à la production de l’évaluation énergétique et au niveau minimal de performance énergétique à atteindre au terme des travaux :

a) Obligation générale de produire l’évaluation énergétique

L’octroi de la subvention est subordonné à la production d’une évaluation énergétique établie dans les conditions précisées ci-après.

Toutefois, les dispositions du présent a) ne s’appliquent pas :

– dans les départements d’outre-mer ;

– dans le cas où le projet consiste uniquement en des travaux qui, ne pouvant pas avoir d’impact significatif sur les performances énergétiques du bâti et de ses équipements, portent uniquement sur les parties communes de copropriété, en habitation collective, ou ne portent ni sur les locaux compris dans la surface habitable, ni sur leur enveloppe, en habitation individuelle, ou se rattachent à une situation de perte d’autonomie.

Les évaluations jointes au dossier de demande de subvention indiquent la consommation conventionnelle du ou des logements en kWhep/ m2.an et leur « étiquettes énergie et climat » :

– telles que résultant de la situation existante avant la réalisation des travaux, d’une part,

– et telles que projetées après travaux, d’autre part.

Dans le cas où le projet fait l’objet d’une modification en cours d’opération, le logement doit faire l’objet d’une nouvelle évaluation énergétique indiquant les valeurs après travaux correspondant au projet finalement réalisé. L’évaluation actualisée est fournie au plus tard au moment de l’examen de la demande de paiement.

L’évaluation est établie avec la méthodologie 3CL (méthodologie du diagnostic de performance énergétique -DPE) ou avec le logiciel Dialogie de l’ADEME, ou par une méthodologie équivalente. Elle est réalisée par un diagnostiqueur agréé pour effectuer des DPE, ou par un opérateur de suivi-animation d’opération programmée ou d’assistance à maîtrise d’ouvrage doté de la compétence nécessaire, ou dans le cadre d’une demande de certification ou de labellisation du projet par un organisme agréé.

Dans le cas où le projet objet de la demande d’aide comprend exclusivement des travaux réalisés sur parties communes, il peut s’agir d’une évaluation réalisée globalement au niveau du bâtiment ou de l’immeuble, au moyen d’une méthode ou d’un logiciel adaptés, tels que 3CL-DPE, Mediademe ou TH-C-E ex.

Pour le ou les logements pour lesquels une aide de solidarité écologique peut être octroyée, l’évaluation énergétique est produite dans les conditions définies par le règlement des aides du FART.

b) Eco-conditionnalité : niveau de performance minimal à ­atteindre

L’octroi de la subvention est, sauf dans les départements d’outre-mer, conditionné à l’atteinte d’un certain niveau de performance énergétique après travaux, constatée au moyen d’une évaluation permettant de mesurer la consommation conventionnelle du ou des logements en kWhep/ m2.an et leur « étiquette énergie et climat » avant et après la réalisation des travaux.

Toutefois, les règles d’éco-conditionnalité ne s’appliquent pas lorsque les travaux pris en compte pour le calcul de la subvention :

– portent uniquement sur les parties communes de copropriété, en habitation collective,

– ne portent ni sur les locaux compris dans la surface habitable, ni sur leur enveloppe, en habitation individuelle.

Le logement doit présenter après travaux un niveau de performance correspondant au moins à l’étiquette « D » (consommation énergétique inférieure à 230 kWhep/m2.an). Toutefois, dans les cas dûment justifiés, tels que définis dans une instruction du directeur général, d’une impossibilité technique démontrée, d’un risque sanitaire ou d’un surcoût disproportionné par rapport à l’objectif initial de l’intervention, le niveau de performance exigé après travaux peut correspondre à l’étiquette « E » (consommation énergétique inférieure à 330 kWhep/m2.an).

Par exception, sur décision du délégué de l’agence dans le département ou du délégataire, la condition relative au niveau minimal de performance énergétique peut ne pas être exigée pour les logements dont les occupants en titre sont appelés à demeurer en place au terme de l’opération, lorsqu’il s’agit de travaux visés aux b) ou e) du 2° de la présente délibération, ou de travaux réalisés à la suite :

– d’un arrêté d’insalubrité pris en application des articles L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique,

– de la constatation d’une situation d’insalubrité avérée, sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille figurant en annexe d’une instruction du directeur général ;

– d’un arrêté de péril pris en ­application des articles L. 511-1 et suivants du CCH,

– d’un arrêté pris en application des articles L. 129-1 et suivants du CCH (travaux de sécurité des équipement communs),

– d’une notification de travaux prise en application de l’article L. 1334-2 du même code (travaux de suppression du risque saturnin),

– d’un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) mentionné à l’article L. 1334-5 du code de la santé publique et mettant en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb à des concentrations supérieures aux seuils définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb. Le CREP doit avoir été réalisé au cours des deux années précédant le dépôt du dossier.

9° Aide et engagement particuliers applicables pour les organismes agréés au titre de l’article L. 365-2 du CCH et mentionnés au 6° du I de l’article R. 321-12 du même code.

Les organismes agréés pour l’exercice d’activités de maîtrise d’ouvrage au titre de l’article L. 365-2 du CCH peuvent, en tant que propriétaires ou titulaires d’un droit réel conférant l’usage des locaux, se voir attribuer une aide de l’Anah, soit dans les conditions applicables aux bénéficiaires visés au 1° du I de l’article R. 321-12 du CCH, soit dans les conditions particulières ci-après.

TABLEAU

a) L’engagement pris par l’organisme consiste :

– soit à mettre le logement à disposition d’autrui dans les conditions du 2° de l’article 15-B du RGA ;

– soit à louer le logement dans les conditions de l’article 15-A du RGA et à conclure avec l’Anah une convention en application de l’article L. 321-8 du CCH (loyer très social). Dans ce cas, le montant du loyer-plafond inscrit dans la convention, exprimé en euros mensuels par m2 de surface habitable dite fiscale, correspond à la valeur nominale fixée annuellement par circulaire ministérielle pour les logements financés en ­PLA-I, exprimée en euros mensuels par m2 de surface utile. Il est fait application du coefficient de structure défini à l’article 2 de l’arrêté du 5 mai 1995 relatif aux subventions de l’État et aux prêts pour la construction, l’acquisition et l’amélioration des logements locatifs aidés. En tout état de cause, le loyer-plafond inscrit dans la convention ne peut être supérieur au niveau du loyer très social (non dérogatoire) défini annuellement, pour chaque zone, par la circulaire ministérielle. Le logement est qualifié de « très social » au sens de la convention-type.

b) A l’appui de sa demande, l’organisme fournit une copie de l’agrément ministériel mentionné à l’article L. 365-2 du CCH.

10° Dispositions particulières en cas d’application du 3° de l’article 15-B du RGA (propriétaires non-occupants et de ressources modestes hébergeant un ménage à ressources modestes) :

Dans ce cas, les conditions de financement sont identiques aux conditions générales définies dans la délibération n° 2013-07 du conseil d’administration du 13 mars 2013 pour les bénéficiaires mentionnées au 2° et 3° du I de l’article R. 321-12 du CCH, complétées des dispositions ci-après.

a) Pour permettre l’octroi d’une aide, le ménage du propriétaire et le ménage hébergé doivent satisfaire aux mêmes conditions de ressources que celles fixées pour les propriétaires occupants par l’arrêté mentionné au dernier alinéa du I de l’article R. 321-12 du CCH, telles que précisées par le Conseil d’administration au a) du 5° de la délibération sus-mentionnnée.

b) Pour le calcul de la subvention, le taux maximal de subvention est :

– celui applicable aux ménages aux ressources « modestes », si au moins un des deux ménages est un ménage aux ressources « modestes » ;

– celui applicable aux ménages aux ressources « très modestes », dans les autres cas.

c) La nature des charges pour lesquelles la participation de la personne hébergée sera, le cas échéant, demandée ainsi que leur modalité de calcul, de révision et de justification doivent figurer dans le contrat écrit visé à l’article 15-B du RGA. Ce contrat devra être produit lors de la demande de paiement du solde de la subvention.

11° Subvention complémentaire pour assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) :

Le cas échéant, le montant de la subvention principale, calculé conformément aux règles ci-dessus, est majoré d’un montant forfaitaire correspondant à la subvention complémentaire destinée à participer au financement des prestations d’AMO.

12° Dispositions particulières dans le cas où l’aide est octroyée au titulaire d’un bail commercial portant en partie sur des locaux affectés à l’habitation

Conformément au II du R. 321-12 du CCH et à l’article 15-C.2 du RGA, une subvention peut être accordée, à titre exceptionnel, au titulaire d’un bail commercial, à condition que celui-ci puisse, le cas échéant avec l’accord du propriétaire des murs, souscrire des engagements identiques à ceux exigés pour les propriétaires bailleurs, notamment ceux fixés à l’article 15-A du RGA.

Dans ce cas, les dispositions de la présente délibération, complétées des dispositions particulières ci-après, sont applicables.

Une aide ne peut être attribuée au titulaire d’un bail commercial que dans le cas où le local objet des travaux d’amélioration ou d’accessibilité et inclus dans le bail commercial :

– est, au moment du dépôt du dossier, un local affecté à l’usage ­d’habitation. A cet effet, le demandeur joint au dossier l’état des lieux annexé au bail commercial, ainsi que, le cas échéant, tout document permettant de constater l’occupation effective du logement ;

– constitue, au terme des travaux, un local auquel il est possible d’accéder de façon indépendante des autres locaux inclus dans le bail commercial.

13° Calcul de la subvention en cas d’évolution du montant des travaux entre l’attribution de la subvention et son paiement

Le montant mis en paiement ne peut être supérieur à celui engagé au moment de l’attribution de la subvention. En cas de diminution de la dépense subventionnée, constatée à l’occasion de la demande de paiement, le montant de la subvention est recalculé en tenant compte de cette diminution.

Pour l’application de cette règle, lorsque le projet subventionné donne lieu à l’application de plusieurs taux de subvention sur des travaux distincts au sein d’un même plafond de travaux :

– la fraction de subvention engagée pour chaque sous-ensemble de dépenses subventionnées à un même taux constitue alors un maximum qui ne peut pas être dépassé au moment du paiement,

– cette fraction de subvention est recalculée à la baisse en cas de diminution des dépenses subventionnées correspondantes, constatée au moment de la demande de paiement.

14° Dépôt d’une nouvelle demande dans les cinq années suivant le dépôt d’une première demande ayant donné lieu, pour le même logement, à l’octroi d’une subvention

Aucune aide ne peut être attribuée au titre d’une nouvelle demande si, au moment du dépôt de celle-ci, le plafond de travaux précédemment applicable a déjà été atteint, tous types de travaux confondus, dans le cadre du ou des dossiers déposé dans les cinq années précédentes et ayant donné lieu à l’octroi d’une subvention, sous réserve des dispositions ci-après :

– le cas échéant, si cela est plus favorable à la personne formulant la nouvelle demande, le plafond pris en compte est celui applicable dans le cadre du régime d’aides en vigueur pour les dossiers déposés à compter du 1er janvier 2011 ;

– dans le cas où le projet de travaux contenu dans le nouveau dossier justifie l’application du plafond de travaux majoré dans les conditions du 1° de la présente délibération, c’est ce plafond majoré qui est pris en compte.

Si le plafond de travaux pris en compte n’a pas été atteint au titre des travaux du ou des dossiers précédents, une nouvelle demande déposée dans le délai de cinq ans peut donner lieu à l’octroi d’une aide dans les conditions de la présente délibération et dans la limite du reliquat existant sur le plafond de travaux.

L’autorité décisionnaire, le cas échéant après avis de la CLAH, peut au cas par cas réduire ce délai de cinq ans lorsque la survenance ou l’évolution d’un handicap nécessite des nouveaux aménagements.

15° Entrée en vigueur de la présente délibération et abrogation des dispositions contraires ou antérieures

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013 par les bénéficiaires mentionnés au 1° du I de l’article R. 321-12 du CCH. Pour les dossiers déposés à compter de la même date, la délibération n° 2010-52 du 22 septembre 2010, telle que modifiée par la délibération n° 2012-16 du 13 juin 2012, est abrogée. Il en est de même des dispositions contraires à la présente délibération contenues dans des instructions antérieures du directeur général ou dans des conventions de programme ou des conventions de gestion en cours.

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Délibération n° 2013 – 09 : régime d’aides applicable aux locataires (article r. 321-12, i, 5° du cch)

Pour les dossiers déposés à compter du 1er juin 2013, le montant maximal des aides de l’agence pouvant être attribuées aux bénéficiaires mentionnés au 5° du I de l’article R. 321-12 du CCH est déterminé dans les conditions ci-après, par référence à la délibération n° 2013-07 du conseil d’administration du 13 mars 2013 relative au régime d’aides applicable aux propriétaires occupants et aux personnes assurant la charge effective des travaux.

1° Plafonds de ressources

Pour pouvoir bénéficier d’une aide, les personnes mentionnées au 5° du I de l’article R. 321-12 du CCH doivent satisfaire aux mêmes conditions de ressources que celles fixés pour les propriétaires occupants par l’arrêté mentionné au dernier alinéa du I de cet article, telles que précisées par le conseil d’administration au a) du 5° de la délibération sus-mentionnée.

2° Nature des travaux et des situations pouvant donner lieu à l’attribution d’une subvention :

Seuls les travaux définis ci-après peuvent faire l’objet d’une subvention.

a) Travaux pour la mise en décence réalisés dans le cadre des ­articles 1er et 4 de la loi du 12 juillet 1967 modifiée

Relèvent des travaux pour la mise en décence, au sens de la présente délibération, ceux effectués par les locataires en application des articles 1er et 4 de la loi n° 67-561 du 12 juillet 1967 modifiée relative à l’amélioration de l’habitat, dans le but exclusif de mettre les locaux en conformité avec tout ou partie des dispositions des articles 1er à 4 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent.

Dans ce cas, le locataire joint au dossier tout élément permettant de vérifier qu’il agit bien dans ce cadre, notamment :

– qu’il a notifié au propriétaire, par acte extra-judiciaire ou par lettre recommandée, son intention d’exécuter les travaux en lui en communiquant l’état descriptif et estimatif,

– que le propriétaire n’a pas, dans un délai de deux mois suivant la réception de cette notification, déclaré son intention de les entreprendre lui-même, ou saisi la juridiction compétente afin de s’opposer à leur réalisation ou à leurs modalités d’exécution. Le locataire peut, à cet effet, produire une attestation sur l’honneur.

b) Travaux pour l’autonomie de la personne réalisés avec l’accord exprès du bailleur

Relèvent des travaux pour l’autonomie de la personne, au sens de la présente délibération, les travaux permettant d’adapter le logement et les accès au logement aux besoins spécifiques du locataire, et dont la nécessité a pu être justifiée par le demandeur dans les mêmes conditions que celles fixées au b) du 2° de la délibération n° 2013-07 du conseil d’administration du 13 mars 2013 relative au régime d’aides applicable aux propriétaires occupants et aux personnes assurant la charge effective des travaux pour leurs ascendants ou descendants propriétaires occupants.

En tout état de cause, ces travaux figurent dans la liste des travaux recevables fixée par le conseil d’administration en application des articles R. 321-15 du CCH et 4 du RGA.

Le locataire joint à sa demande l’autorisation expresse du bailleur pour la réalisation des travaux.

3° Plafond des travaux subventionnables et prise en compte des autres dépenses

L’aide est attribuée dans les limites du plafond des travaux subventionnables prévu pour les situations définies au 2° de la délibération précitée applicable aux propriétaires occupants.

Les dépenses correspondant à la maîtrise d’œuvre ou aux autres prestations intellectuelles subventionnables (coordination SPS, diagnostics techniques…) sont prises en compte dans la dépense subventionnée, hors plafond de travaux, au prorata des travaux subventionnés.

4° Taux maximal de subvention appliqué à la dépense subventionnée

Le taux maximal de subvention applicable varie, dans les mêmes conditions que pour les propriétaires occupants, en fonction des ressources du ménage bénéficiaire. Il est fixé :

– s’agissant des travaux pour la mise en décence réalisés dans le cadre des articles 1er et 4 de la loi du 12 juillet 1967 : dans des conditions identiques à celles prévues pour les situations définies au d) du 2° de la délibération précitée ;

– s’agissant des travaux pour l’autonomie de la personne réalisés avec l’accord exprès du bailleur : dans des conditions identiques à celles prévues pour les situations définies au b) du 2° de la même délibération.

5° Précisions relatives au calcul de la subvention et au dépôt de demandes successives

Les dispositions des 4°, 6°, 8° et 9° de la délibération précitée relative au régime d’aides applicable aux propriétaires occupants sont applicables pour les aides attribuées dans le cadre de la présente délibération.

6° Entrée en vigueur de la présente délibération et abrogation des dispositions contraires ou antérieures

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013 par les bénéficiaires mentionnés au 5° du I de l’article R. 321-12 du CCH. Pour les dossiers déposés à compter de la même date, la délibération n° 2010-53 du 22 septembre 2010 est abrogée. Il en est de même des dispositions contraires à la présente délibération contenues dans des instructions antérieures du directeur général ou dans des conventions de programme ou des conventions de gestion en cours.

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Délibération n° 2013 – 10 :Conditions d’attribution et montant du complément de subvention destiné à financer les prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage (amo)

Les prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) sont subventionnées dans les conditions ci-après.

1° Nature, champs d’attribution et bénéficiaires du complément de subvention

Le complément de subvention alloué au titre de l’AMO représente un montant forfaitaire, accessoire de l’aide aux travaux attribuée aux bénéficiaires et destiné à participer au financement des prestations d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) telles que définies au 2° ci-dessous.

Le complément de subvention ne peut être attribué que pour les logements situés en dehors du champ géographique d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat définie à l’article L. 303-1 du CCH, ou du champ thématique d’un programme d’intérêt général défini à l’article R. 327-1 du même code, ou ne bénéficiant pas de prestations de suivi-animation dans le cadre d’un Plan de sauvegarde (art. L. 615-1 du CCH).

Sous réserve des règles de non-cumul prévues par le règlement des aides du FART en cas d’octroi d’une aide de solidarité écologique, le complément de subvention peut être octroyé aux bénéficiaires suivants :

– aux propriétaires occupants ou aux personnes assurant la charge ­effective des travaux, visés respectivement aux 2° et 3° du I de l’article R. 321-12 du CCH ;

– aux propriétaires bailleurs, ou mettant le logement à disposition, visés au 1° du I de l’article R. 321-12 du CCH ;

– aux locataires visés au 5° du I de l’article R. 321-12 du CCH.

L’attribution du complément de subvention est indissociable de l’octroi de la subvention principale destinée à financer les travaux. Elle est subordonnée à l’achèvement de l’opération.

2° Étendue de la mission

L’AMO subventionnable dans le cadre de la présente délibération consiste en une mission de conseil et d’assistance aux bénéficiaires, pour l’établissement du programme de l’opération et le montage et le suivi des dossiers de demandes et de paiement de subvention.

La demande d’assistance à maîtrise d’ouvrage relève de la seule initiative du bénéficiaire de la subvention.

Le prestataire de la mission d’AMO est :

– un organisme agréé au titre de l’article L. 365-3 du CCH pour l’exercice d’activités d’ingénierie sociale, financière et technique,

– ou un organisme qui, ne pouvant pas être agréé mais étant en mesure d’offrir une prestation d’AMO subventionnable, est habilité à cet effet par l’Anah dans les conditions définies par une instruction du directeur général. Dans le cadre de la procédure d’habilitation et du suivi des organismes habilités, il est vérifié que la prestation d’AMO proposée est recevable au sens de la présente délibération et que son coût n’est pas prohibitif, au regard notamment des objectifs des opérations de travaux concernées.

Ce prestataire doit être en mesure de démontrer qu’il a souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle répondant aux obligations légales.

La mission ne peut en aucun cas être assurée par le maître d’œuvre éventuel de l’opération ou une entreprise participant à la réalisation des travaux subventionnés.

La prestation d’AMO subventionnable, telle que définie ci-après, fait l’objet d’un contrat conclu entre le propriétaire et l’opérateur d’AMO, dans lequel sont précisés le coût complet de la mission d’AMO (tous frais et taxes compris), ainsi que les financements publics auxquels celle-ci peut donner lieu. La facturation de prestations non prévues au contrat et relevant de la mission d’AMO subventionnable est interdite.

Pour être recevable, la mission d’AMO devra comprendre a minima les éléments décrits aux a), b) et c) ci-dessous, le cas échéant adaptés dans les conditions du d) suivant.

a) Aide à la décision

• Information sur le dispositif d’aide à l’amélioration de l’habitat, les financements susceptibles d’être attribués, les conditions d’octroi des aides (Anah, collectivités, aides sociales, prêts et dispositifs fiscaux), les obligations du propriétaire, le déroulement de la procédure administrative d’instruction du dossier et d’attribution des aides (délais, autorisation de commencer les travaux…).

• Information sur les usages et travaux permettant d’améliorer les conditions de vie dans le logement.

• Évaluation des caractéristiques sociales du ménage et de ses capacités d’investissement (capacités d’investissement du propriétaire bailleur le cas échéant).

• Visite et état des lieux technique du logement. Le diagnostic doit intégrer, suivant les situations rencontrées :

– l’usage du logement fait par le ménage,

– l’évaluation de la consommation énergétique du logement (consommation conventionnelle),

– le diagnostic « autonomie » ou le rapport d’ergothérapeute réalisé dans le cas de travaux pour l’autonomie de la personne (travaux permettant d’adapter le logement et les accès au logement aux besoins spécifiques d’une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie liée au vieillissement, et dont la nécessité a pu être justifiée par le demandeur),

– à défaut d’un rapport établi dans le cadre d’une procédure de péril ou d’insalubrité, le rapport d’analyse permettant de constater l’existence d’une situation d’insalubrité, réalisé par un professionnel ­qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général,

– le rapport d’analyse permettant de constater l’existence d’une situation de dégradation, réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général.

• Assistance pour l’identification des besoins de travaux et établissement d’une proposition de programme, le cas échéant avec hiérarchisation des travaux et selon plusieurs scénarios.

• Estimation du coût des travaux, réalisation des évaluations énergétiques (consommations et gains) selon les différents cas.

• Estimation de l’ensemble des financements pouvant être octroyés pour chaque scénario (y compris aides fiscales). Pour les propriétaires bailleurs, les simulations financières doivent intégrer le niveau des loyers pratiqués après travaux.

• Établissement de la fiche de synthèse de l’évaluation globale (avec les différents scénarios) fournie au propriétaire.

b) Aide à l’élaboration du projet et du montage des dossiers de ­financement

• Aide à l’élaboration du programme définitif de travaux et du plan de financement prévisionnel de l’opération.

• Aide à la consultation d’entreprises et à l’obtention de devis de travaux (y compris, le cas échéant, aide à la recherche d’un maître d’œuvre et à la passation du contrat de maîtrise d’œuvre).

• Conseils au propriétaire dans ses rapports avec le maître d’œuvre éventuel, les artisans et entrepreneurs.

• Aide au montage et au dépôt des dossiers de demande de subventions et de prêts (aider le propriétaire à remplir les formulaires, s’assurer que le dossier est complet et qu’il contient bien toutes les pièces techniques nécessaires à la compréhension du projet de travaux et collecter les pièces constitutives du dossier tels que croquis, devis d’entreprises, preuves de la propriété…). Le dossier doit comprendre le plan de financement prévisionnel avec l’ensemble des aides sollicitées.

• Assistance à la valorisation des certificats d’économies d’énergie générés sur le projet de travaux,le cas échéant dans le respect des accords conclus à ce sujet par l’État et l’Anah, et en prenant en compte les mécanismes de valorisation éventuellement proposés par les collectivités en contrepartie d’aides propres portant sur la même opération (sous réserve de l’accord de l’Anah).

• Vérification du contenu du dossier et de la recevabilité de la demande au regard des règles de l’Anah.

• Lorsque le demandeur en donne mandat, transmission du dossier de demande à la délégation locale de l’Anah ou au délégataire pour le compte du maître d’ouvrage.

• Aide au suivi de l’opération sur le plan technique (par exemple, si nécessaire, visite en cours de chantier).

c) Aide au montage des dossiers de paiement des subventions

• Aide à la réception des travaux et vérification des factures au regard du projet et des travaux réalisés.

• Évaluation énergétique après travaux si les travaux réalisés sont différents de ceux prévus initialement.

• Aide à l’établissement du plan de financement définitif de l’opération et information du maître d’ouvrage sur le re-calcul éventuel de la subvention au moment de la demande de paiement de solde (écrêtement, évolution du coût des travaux…).

• Aide au montage des différentes demandes de paiement pour chacun des financeurs : avance sur subvention, acomptes, solde…

• Transmission du dossier de paiement à la délégation locale de l’Anah ou au délégataire pour le compte du maître d’ouvrage, lorsque le demandeur en donne mandat.

• Établissement, par actualisation de la fiche de synthèse de l’évaluation globale, de la fiche bilan d’expérience (synthèse des caractéristiques du logement, caractéristiques du ménage, du programme de travaux et des gains réalisés, calendrier du projet).

d) Cas spécifiques où le bénéficiaire de la prestation est une personne mentionnée aux 1° du I de l’article R. 321-12 du CCH (propriétaire bailleur) :

Lorsque le projet de travaux porte, en habitation collective, sur les parties privatives, ou, en habitation individuelle, sur les locaux compris dans la surface habitable, et que les occupants en titre du logement subventionné sont appelés à demeurer en place au terme de l’opération, le ménage occupant est associé aux décisions prises par le propriétaire et le contenu de la mission d’AMO, tel que détaillé aux a), b) et c) ci-dessus, fait l’objet d’une adaptation, notamment en ce qui concerne :

– les éléments de diagnostic (usage du logement fait par le ménage, évaluation énergétique, ainsi que, dans le cas de travaux pour l’autonomie de la personne, établissement du diagnostic « autonomie » ou du rapport d’ergothérapeute en fonction des besoins de ce ménage) ;

– l’information sur les usages permettant d’améliorer les conditions de vie dans le logement ;

– l’identification des besoins de travaux et l’établissement des propositions de programme ;

– l’aide à l’organisation des travaux en milieu occupé, ou à l’organisation de l’éloignement temporaire du ménage.

En matière de conventionnement, la mission d’AMO subventionnable recouvre des prestations de conseil et d’information, en particulier sur les points suivants :

– rappel des engagements de location spécifiques du conventionnement,

– évaluation du bilan financier prévisionnel de l’opération au terme de la période de conventionnement (y compris impact de l’avantage fiscal),

– présentation des dispositifs permettant de sécuriser la location (intermédiation locative, gestion locative sociale - étant précisé que la mission d’AMO ne saurait s’étendre en tant que telle à ces ­prestations).

En cas d’octroi au propriétaire bailleur d’une prime de réservation dans les conditions du 6° de la délibération n° 2013-08 du 13 mars 2013 (conventionnement très social s’inscrivant dans le cadre d’un dispositif opérationnel existant permettant l’attribution effective du logement à un ménage reconnu prioritaire, au titre du DALO, du PDALPD ou de la LHI), l’opérateur d’AMO assure un rôle de facilitateur, en particulier par la mise en relation du propriétaire avec l’interlocuteur désigné par le Préfet en vue de l’attribution du logement.

Dans le cas d’un projet de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé, il est mis en place, au profit du ménage occupant, un accompagnement sanitaire et social adapté. Cet accompagnement peut notamment se traduire par :

– l’établissement d’un diagnostic social et juridique du ménage et une orientation éventuelle vers les services sociaux ;

– l’information et la sensibilisation du ménage sur ses droits et obligations, notamment en matière de paiement des loyers et charges ;

– la médiation avec son propriétaire ;

– l’appui au relogement ou à un hébergement provisoire.

3° Montant forfaitaire du complément de subvention

Les missions d’AMO telles que définies dans la présente délibération sont subventionnées de manière forfaitaire.

Un même logement ne peut donner lieu qu’à un seul complément de subvention principal, éventuellement majoré dans les conditions ci-après.

Par référence aux délibérations relatives aux régimes d’aides applicables aux personnes mentionnées au 1°, 2°, 3° ou 5° du I de l’article R. 321-12 du CCH, et au règlement des aides du FART :

– le montant maximal du complément de subvention principal octroyé par l’Anah pour les logements ne faisant pas l’objet d’une aide de solidarité écologique et d’une prime à l’ingénierie du FART s’établit à :

• travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé (PO / PB) : 800 €

• travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat (PO / PB) : 448 €

• travaux pour l’autonomie de la personne (PO / PB) : 448 €

• travaux d’amélioration des performances énergétiques (PB) : 448 €

• travaux pour réhabiliter un logement dégradé (PB) : 448 €

• autres situations (PO / PB) : 135 €

– le complément de subvention principal octroyé par l’Anah ou le FART peut être majoré par l’Anah pour un montant maximal de :

• 250 €en cas de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé faisant l’objet d’une aide de solidarité écologique du FART (PO / PB)

• 448 €en cas d’octroi de la prime liée à un dispositif de réservation au profit de publics prioritaires (PB)

Ces montants font l’objet d’une actualisation au 1er janvier de chaque année en fonction de l’indice « syntec » arrondi à l’euro le plus proche. Elle interviendra pour la première fois le 1er janvier 2014.

4° Pièces exigées à l’engagement et au paiement du complément de subvention, modalités de paiement

L’attribution du complément de subvention est subordonnée à la production des pièces suivantes :

– au dépôt de la demande de subvention :

• copie du contrat d’AMO décrivant les missions du prestataire et précisant le coût complet correspondant, avec mention des financements publics auxquels l’AMO subventionnable peut donner lieu ;

• copie de la fiche de synthèse de l’évaluation globale fournie au ­propriétaire ;

– au dépôt de la demande de paiement du solde de la subvention :

• facture du prestataire ayant assuré la mission d’AMO,

• fiche bilan d’expérience établie par actualisation de la fiche de synthèse de l’évaluation globale.

5° Entrée en vigueur de la présente délibération et abrogation des dispositions contraires ou antérieures

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013. Pour les dossiers déposés à compter de la même date, la délibération n° 2010-54 du 22 septembre 2010, telle que modifiée par la délibération n° 2011-20 du 13 septembre 2011, est abrogée. Il en est de même des dispositions contraires à la présente délibération contenues dans des instructions antérieures du directeur général ou dans des conventions de programme ou des conventions de gestion en cours.

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Délibération n° 2013 – 11 :Prestations d’ingénierie subventionnables au titre des interventions sur l’habitat privé (article r. 321-15 du cch et 24 du rga) et régime d’aides applicable aux maîtres d’ouvrage de ces prestations (articles r. 321-12 [9° du i] et r. 321-16 du cch)

I. - En matière d’ingénierie au titre des interventions sur l’habitat privé, les dépenses subventionnables par l’agence correspondent à l’ensemble des prestations engagées pour :

1. des études et diagnostics préalables ou de repérage portant sur l’habitat privé ;

2. les missions d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour accompagner une collectivité dans la définition d’un projet particulièrement complexe d’intervention sur l’habitat privé.

3. les études pré-opérationnelles des opérations programmées financées par l’agence (OPAH, PIG, plan de sauvegarde…). Pour être éligibles à l’octroi d’une subvention de l’agence, elles doivent comprendre, entre autres :

– un volet énergie qui se traduit, notamment, par :

• l’intégration de l’aspect énergétique à l’appréciation de l’état du bâti dans le secteur étudié, avec la réalisation d’évaluation thermique sur des immeubles tests,

• le repérage de situations de précarité énergétique potentielle, caractérisées par la conjugaison de logements à fortes déperditions et d’une occupation par des ménages à revenus modestes,

• en cas d’étude sur une copropriété en difficulté équipée d’un chauffage collectif, une analyse des contrats d’exploitation de chauffage et de gestion et une analyse énergétique (examen des factures, évolution des consommations…) ;

– un volet repérage de l’habitat indigne qui se traduit, notamment, par :

• un recueil d’information auprès d’acteurs locaux (CAF, MSA, travailleurs sociaux, SCHS, CCAS, ARS, DDCS…),

• une collecte et une analyse de données statistiques,

• un état des lieux sur les procédures administratives engagées en matière de santé et de sécurité publiques,

• des visites d’un échantillon d’immeubles ou de logements ;

– dans le cas d’une intervention sur une ou des copropriétés en difficulté, un volet relatif à la réalisation du diagnostic complet, à l’élaboration de la stratégie de redressement et à la définition du programme de travaux.

4. les études de faisabilité d’une opération de résorption de l’habitat insalubre irrémédiable ou dangereux (RHI) et de traitement de l’habitat insalubre remédiable ou dangereux et des opérations de restauration immobilière (THIRORI)

5. les missions de suivi-animation (assistance technique, juridique et administrative ou d’accompagnement sanitaire et social, mission de maitrise d’œuvre urbaine et sociale…) des opérations programmées financées par l’agence (OPAH, PIG, plan de sauvegarde…). Le respect des clauses types des conventions de programmes approuvées par délibération du conseil d’administration en application du 12° du I de l’article R. 321-5 du CCH conditionne l’octroi des financements à l’ingénierie correspondant. Sauf exception justifiée, les missions de suivi-animation ne sont subventionnables que si des études préalables et/ou pré-opérationnelles ont été préalablement mises en œuvre ou si, à défaut, le maître d’ouvrage disposait d’éléments de diagnostic et de repérage suffisants pour permettre le lancement de l’opération programmée.

En outre, pour être éligibles à l’octroi d’une subvention de l’agence, les missions de suivi-animation doivent comprendre un volet énergie qui se traduit, notamment, par :

• la réalisation d’évaluations énergétiques ;

• un objectif spécifique de traitement de la précarité énergétique ;

• la mise en place locale avec les organisations professionnelles et le secteur du bâtiment d’actions de sensibilisation du milieu ­professionnel ;

• la prise en compte de la problématique énergétique dans l’aide apportée aux propriétaires pour la définition des travaux.

Dans le cas d’une intervention sur une ou des copropriétés en difficulté (OPAH « copropriété », plan de sauvegarde, volet « copropriété en difficulté » d’une opération programmée), les missions de suivi-­animation comprennent, si elles n’ont pas été réalisées dans le cadre d’une étude pré-opérationnelle, les prestations nécessaires pour la réalisation du diagnostic et l’élaboration de la stratégie et du programme de travaux. Le financement du suivi-animation est également conditionné à la mise en place d’indicateurs d’alerte et de suivi du redressement portant notamment sur :

• l’évolution des charges, dont les charges d’énergie ;

• l’évolution des consommations de fluides ;

• l’évolution des impayés, des créances et des procédures.

Dans le cas d’une OPAH de Renouvellement urbain, les missions de suivi-animation devront comprendre obligatoirement :

– un volet de lutte contre l’habitat indigne qui se traduit, notamment, par :

• le repérage et le diagnostic technique, social et juridique des logements indignes et de leurs occupants ;

• des visites des logements signalés par la commission DALO pour motif d’insalubrité ou d’indécence ;

• l’accompagnement sanitaire et social des ménages, permettant notamment la gestion des relogements temporaires ou définitifs ;

• le cas échéant, l’appui à la collectivité pour la mise en œuvre des travaux d’office ou de la substitution aux copropriétaires défaillants ;

– un suivi des immeubles ou îlots prioritaires repérés en phase pré-­opérationnelle qui se traduit par :

• la définition d’une stratégie de traitement à l’immeuble

• un suivi régulier de l’état d’avancement du traitement de chacun des immeubles ou îlots ;

– l’articulation et la coordination avec le ou les opérateurs chargés des opérations foncières ou d’aménagement sur le secteur, notamment pour le traitement des îlots dégradés (ORI, RHI…)

6. L’ensemble des prestations particulières et expertises nécessaires dans le cadre d’une intervention sur une ou des copropriétés en difficulté :

– les expertises nécessaires (géomètre, expertise technique ou juridique particulières…) dans le cadre d’une OPAH « copropriété dégradé » ou d’un plan de sauvegarde ;

– l’aide au redressement de la gestion par le renforcement des missions confiées au syndic ou à un prestataire (avocat, procédures…) ou dans le cadre d’une mission d’administration provisoire au sens de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâti ;

– les missions du mandataire ad hoc au sens des articles 29-1 A et 29-1 B de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des ­immeubles bâti ;

– les missions du coordonnateur d’un plan de sauvegarde défini par l’article L. 615-1 du CCH.

7. Les études d’évaluation d’une ou plusieurs opérations financées par l’agence.

II. - Le montant maximal des aides de l’agence pouvant être attribuées aux bénéficiaires mentionnés au 9° du I de l’article R. 321-12 du CCH est déterminé conformément aux tableaux et dispositions suivants.

1. Financement des diagnostics et études préalables et des études d’évaluation : TABLEAU

2. Financement des études pré-opérationnelles nécessaires à la mise en place des programmes ou opérations financées par l’agence : TABLEAU

3. L’agence participe au financement de l’ingénierie nécessaire au traitement des copropriétés fragiles ou en difficulté et à la mise en œuvre des programmes financés par l’agence dans les conditions suivantes :

3.1. Intervention sur une ou des copropriétés fragiles ou en ­difficulté

TABLEAU

En plan de sauvegarde et en OPAH « copropriété », en cas d’aides individuelles aux copropriétaires, la subvention octroyée au titre du suivi-animation peut être complétée, pour les dossiers concernés, d’une part variable liée aux objectifs et résultats annuels, dans les conditions définies aux a), b) et c) du 3.2 ci-dessous.

Les délibérations n° 2012-10 (financement à titre expérimental de dispositifs locaux de veille et d’observation des copropriétés) et n° 2012-11 (financement à titre expérimental de programmes opérationnels de prévention et d’accompagnement en copropriété) du 14 mars 2012 demeurent pleinement applicables.

3.2. Opérations programmées sur un territoire ou quartier (hors copropriété en difficulté)

La subvention est calculée sur la base d’une part fixe à laquelle peut s’ajouter, dans les conditions définies aux a), b) et c) ci-dessous, une part variable liée aux objectifs et résultats annuels de l’opération.

Part fixe : TABLEAU

Part variable, selon objectifs et résultats cf.b) : TABLEAU

a) Conditions d’octroi de la part variable

(i) Prime à l’appui renforcé du propriétaire occupant & prime à l’appui renforcé du propriétaire bailleur

Le nombre de primes attribuées est fonction du nombre de logements faisant l’objet, au cours de la période prise en compte au titre de la tranche annuelle concernée, d’une décision d’octroi de subvention aux personnes mentionnées aux 1° (propriétaires bailleurs [PB]) ou aux 2° et 3° (propriétaires occupants [PO] et autres bénéficiaires assimilés) du I de l’article R. 321-12, pour la réalisation, par référence au régime d’aide applicables à ces bénéficiaires :

– d’un projet de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé (PO / PB)

– d’un projet de travaux d’amélioration ne justifiant pas l’application du plafond de travaux majoré et comprenant :

• des travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat (PO / PB),

• des travaux pour l’autonomie de la personne (PO / PB),

• des travaux pour réhabiliter un logement moyennement dégradé (PB),

• des travaux d’amélioration des performances énergétiques (PB).

Un même logement ne peut faire l’objet que d’une seule prime. Elle ne peut être attribuée lorsque le dossier donne lieu à l’attribution d’une aide de solidarité écologique (ASE) et d’une prime forfaitaire d’aide à l’ingénierie en application du règlement des aides du FART.

L’attribution de la part variable est conditionnée à l’exécution de ­missions d’accompagnement renforcé du propriétaire pour la définition et le suivi du projet de travaux. Cet accompagnement se traduit notamment par les éléments suivants :

– Visite et état des lieux technique du logement. Le diagnostic doit intégrer suivant les situations rencontrées : l’usage du logement fait par le ménage, l’évaluation de la consommation énergétique du logement (consommation conventionnelle), le diagnostic « autonomie » ou le rapport d’ergothérapeute (dans le cas de travaux pour l’autonomie de la personne), le rapport d’analyse permettant de constater l’existence d’une situation d’insalubrité ou d’une situation de dégradation très importante (réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de l’insalubrité de l’habitat, ou d’une d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat)…

– Assistance pour l’identification des besoins de travaux et établissement d’une proposition de programme, le cas échéant avec hiérarchisation des travaux et selon plusieurs scénarios.

– Estimation du coût des travaux, évaluations énergétiques projetées après travaux (consommations et gains) selon les cas et estimations de l’ensemble des financements pouvant être octroyés pour chaque scénario (y compris aides fiscales).

– Fiche de synthèse de l’évaluation globale (avec les différents scénarios) à établir pour le propriétaire, et à fournir dans le dossier de demande de subvention.

– Aide à l’élaboration du programme définitif de travaux et du plan de financement prévisionnel de l’opération.

– Aide à la consultation d’entreprises et à l’obtention de devis de travaux ; le cas échéant, aide à la recherche et à la passation d’un contrat de maîtrise d’œuvre, conseil au propriétaire dans ses rapports avec le maître d’œuvre éventuel, les artisans et entrepreneurs.

– Assistance à la valorisation des certificats d’économies d’énergie ­générés sur le projet de travaux, le cas échéant dans le respect des accords conclus à ce sujet par l’État et l’Anah, et en prenant en compte les mécanismes de valorisation éventuellement proposés par les collectivités en contrepartie d’aides propres portant sur la même opération (sous réserve de l’accord de l’Anah).

– Aide au suivi de l’opération sur le plan technique (visite en cours de chantier…).

– En cas de conventionnement du logement, information et conseils quant aux engagements de location spécifiques pris par le bailleur.

– Établissement, par actualisation de la fiche de synthèse de l’évaluation globale, de la fiche bilan d’expérience (synthèse des caractéristiques du logement, caractéristiques du ménage, du programme de travaux et des gains réalisés, calendrier du projet).

Dans le cas des dossiers « propriétaires bailleurs », lorsque le projet de travaux porte, en habitation collective, sur les parties privatives, ou, en habitation individuelle, sur les locaux compris dans la surface habitable, et que les occupants en titre du logement subventionné sont appelés à demeurer en place au terme de l’opération, le ménage occupant est associé aux décisions prises par le propriétaire et le contenu de la mission d’accompagnement renforcé, telle que détaillé ci-dessus, fait l’objet d’une adaptation, notamment en ce qui concerne :

– les éléments de diagnostic (usage du logement fait par le ménage, évaluation énergétique, ainsi que, dans le cas de travaux pour l’autonomie de la personne, établissement du diagnostic « autonomie » ou du rapport d’ergothérapeute en fonction des besoins de ce ménage) ;

– l’information sur les usages permettant d’améliorer les conditions de vie dans le logement ;

– l’identification des besoins de travaux et l’établissement des propositions de programme ;

– l’aide à l’organisation des travaux en milieu occupé, ou à l’organisation de l’éloignement temporaire du ménage.

(ii) Prime au développement du logement social dans le parc privé & prime pour l’attribution d’un logement conventionné très social à un ­prioritaire

Une prime complémentaire de la prime à l’appui renforcé du propriétaire bailleur, ou le cas échéant de la prime d’aide à l’ingénierie du FART, peut être attribuée pour chaque logement situé en secteur tendu et faisant l’objet, au cours de la période prise en compte au titre de la tranche annuelle concernée, d’une décision d’octroi de subvention subordonné au conventionnement social ou très social en application de l’article L. 321-8 du CCH.

La notion de secteur tendu s’apprécie selon les mêmes critères que ceux fixés pour l’octroi de la prime de réduction du loyer mentionnée au 5° de la délibération n° 2013-08 du 13 mars 2013 relative au régime d’aides applicable aux propriétaires bailleurs.

Un même logement ne peut faire l’objet que d’une seule prime ­complémentaire :

– soit la prime au développement du logement social dans le parc privé ;

– soit la prime pour l’attribution d’un logement conventionné très social à un prioritaire. Celle-ci n’est octroyée que si le logement donne lieu à l’attribution d’une prime liée à un dispositif de réservation au profit de publics prioritaires dans les conditions fixées au 6° de la délibération n° 2013-08 susmentionnée.

L’opérateur assure un rôle de facilitateur dans le choix du conventionnement social ou très social par le bailleur, notamment en évaluant le bilan financier prévisionnel de l’opération au terme de la période de conventionnement (y compris impact de l’avantage fiscal) et en présentant les dispositifs permettant de sécuriser la location (intermédiation locative, gestion locative sociale). Dans le cas d’un conventionnement très social donnant lieu à l’octroi au bailleur d’une prime de réservation, l’opérateur assure la mise en relation du propriétaire avec l’interlocuteur désigné par le Préfet en vue de l’attribution du logement.

(iii) Prime « MOUS » à l’accompagnement sanitaire et social renforcé

Le nombre de primes attribuées est fonction du nombre de ménages en situation d’habitat indigne pour lesquels est mise en place une mission d’accompagnement sanitaire et social personnalisée permettant de résoudre leur situation. Cet accompagnement se traduit notamment par :

– l’établissement d’un diagnostic social et juridique du ménage et une orientation éventuelle vers les services sociaux ;

– l’information et la sensibilisation du ménage sur ses droits et obligations, notamment en matière de paiement des loyers et charges ;

– la médiation avec son propriétaire et, le cas échéant, un appui juridique ;

– l’appui au relogement ou à un hébergement provisoire.

La prime ne peut être octroyée qu’une seule fois par ménage, même si celui-ci est suivi sur plusieurs années consécutives. Elle ne peut pas être attribuée pour les ménages dont le logement fait l’objet d’une opération d’aménagement.

b) Modalités de calcul de la part variable

A l’engagement, le montant prévisionnel de la part variable est calculé en fonction des objectifs prévus pour l’année considérée :

– nombre prévisionnel de logements, tels que définis aux (i) et (ii) du a) ci-dessus et donnant lieu à l’attribution d’une subvention de l’Anah. Il convient de distinguer type de prime par type de prime ;

– nombre prévisionnel de ménages faisant l’objet d’un accompagnement sanitaire et social tel que défini au (iii) du a) ci-dessus.

Lors du paiement d’un acompte ou du solde, le paiement est établi en fonction des résultats mesurés :

– au regard du nombre de logements ayant effectivement fait l’objet d’une attribution de subvention dans les conditions définies aux (i) et (ii) du a) ci-dessus ;

– au regard des éléments attestant de la réalisation effective d’une mission d’accompagnement sanitaire et social renforcé, dans les conditions du (iii) du a) ci-dessus : identité des ménages concernés, descriptif de leur situation initiale et finale au regard de l’insalubrité, description des prestations réalisées.

Si les résultats dépassent les objectifs prévisionnels, la subvention est soldée à hauteur de l’engagement initial.

c) Le montant des primes prévues au titre de la part variable fait l’objet d’une actualisation au 1er janvier de chaque année en fonction de l’indice « syntec » arrondi à l’euro le plus proche, à compter du 1er janvier 2014.

III. - Entrée en vigueur de la présente délibération et abrogation des dispositions contraires ou antérieures

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013 par les personnes mentionnées au 9° du I de l’article R. 321-12 du CCH, y compris pour celles qui concernent, dans le cas du suivi-animation, les tranches annuelles prévues pour la mise en œuvre des opérations en cours (OPAH, PIG…). Pour les ­dossiers déposés à compter de la même date, les délibérations n° 2010-53 du 22 septembre 2010 et n° 2011-19 du 13 septembre 2011 sont ­abrogées. Il en est de même des dispositions contraires à la présente délibération contenues dans des instructions antérieures du directeur général ou dans des conventions de programme, ou des conventions de gestion en cours.

***

Délibération n° 2013 – 12 :Régime d’aides applicable aux syndicats des copropriétaires (article r. 321-12, i, 7° et 8° du cch)

Pour les dossiers déposés à compter du 1er juin 2013, le montant maximal des aides de l’agence pouvant être attribuées aux syndicats des copropriétaires dans les cas mentionnés aux 7° et 8° du I de l’article R. 321-12 du CCH est déterminé conformément au tableau synthétique et aux dispositions ci-après : TABLEAU

1° Travaux réalisés sur un immeuble situé dans le périmètre d’une OPAH « copropriétés dégradées » ou d’un volet « copropriétés dégradées » d’une opération programmée : situations particulières permettant le déplafonnement et/ou l’application du taux de subvention maximal de 50 %

a) Si nécessaire, un déplafonnement est possible dans l’une des situations suivantes :

– existence avérée d’une situation de dégradation très importante du bâti, constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général ;

– existence avérée de désordres structurels inhabituels sur le bâti, dans des proportions telles qu’ils justifient, à titre exceptionnel, le déplafonnement des travaux subventionnables. L’opportunité d’accorder ou non le déplafonnement est appréciée par l’autorité décisionnaire au vu d’un rapport d’expertise technique présenté dans le cadre de la demande de subvention et attestant de la réalité, de la consistance et de l’ampleur des désordres ;

– travaux permettant de réaliser un gain de performance énergétique supérieur à 50 %, mesuré par la consommation conventionnelle (kWhep/ m2.an) du bâtiment avant et après travaux. Le gain est attesté par la production de l’évaluation énergétique mentionnée au 3° ci-après.

Le déplafonnement ne peut porter que sur les travaux nécessaires pour résoudre la situation, ou permettant d’atteindre le gain énergétique minimal de 50 %, lorsque leur coût entraîne un dépassement du plafond de travaux.

b) Le taux de subvention maximal de 50 % peut être appliqué dans l’une des situations suivantes :

– existence avérée d’une situation de dégradation très importante du bâti, constatée sur la base d’un rapport d’analyse réalisé par un professionnel qualifié à l’aide d’une grille d’évaluation de la dégradation de l’habitat figurant en annexe d’une instruction du directeur général ;

– existence avérée de désordres structurels inhabituels sur le bâti, dans des proportions telles qu’ils justifient, à titre exceptionnel, l’application d’un taux de subvention majoré sur les travaux nécessaires à leur résorption. L’opportunité de financer ces travaux au taux majoré est appréciée par l’autorité décisionnaire au vu d’un rapport d’expertise technique présenté dans le cadre de la demande de subvention et attestant de la réalité, de la consistance et de l’ampleur des désordres.

Le taux de subvention majoré ne peut porter que sur les travaux nécessaires pour résoudre la situation.

2° Dispositions relatives au diagnostic de la copropriété et à sa stratégie de redressement

a) Principes

L’octroi de l’aide est conditionné, de manière générale :

– à la réalisation préalable d’un diagnostic complet de la copropriété intégrant les facteurs endogènes (organisation foncière, technique et juridique, état du bâti, difficultés de gestion et de fonctionnement, profil socio-économique, capacités financières et stratégie patrimoniale des copropriétaires) et exogènes (insertion dans le contexte urbain…) ayant un impact sur la situation de la copropriété et la stratégie de redressement ;

– à l’existence d’un potentiel de redressement et à l’élaboration d’une stratégie établie en vue d’un retour pérenne à un fonctionnement normal de la copropriété (en particulier phasage de mise en œuvre des actions de caractère non technique et des différentes tranches de travaux) ;

– à la définition préalable d’un programme de travaux cohérent : identification et hiérarchisation des travaux en fonction des caractéristiques du bâti, des urgences sanitaires ou sécuritaires, de l’état des parties communes et privatives (l’état de ces dernières, hors maîtrise d’ouvrage du syndicat, pouvant en effet avoir des incidences sur la stratégie de redressement) et des besoins en travaux correspondant, de la faisabilité financière et du rapport qualité/prix du projet. Le phasage du programme de travaux s’inscrit dans le cadre global de la stratégie de redressement ; il tient compte du calendrier de mise en œuvre de l’ensemble des autres actions de redressement (actions de lutte contre les impayés, amélioration de la gestion…) et des capacités financières des copropriétaires, dans le but d’assurer un retour pérenne à un fonctionnement normal de la copropriété.

Les éléments de diagnostics et la stratégie ainsi élaborés sont régulièrement communiqués à l’Anah (service instructeur et autorité décisionnaire), de sorte que celle-ci puisse, préalablement au dépôt de la demande d’aide au travaux, s’assurer de la viabilité des démarches engagées ou projetées.

Les dispositions du présent a) ne sont pas applicables dans le cas de travaux tendant à permettre l’accessibilité à l’immeuble.

b) Dérogations pour des travaux d’urgence

Par dérogation aux dispositions du a), l’aide peut toutefois être octroyée sans présentation préalable d’un diagnostic et d’une stratégie, pour une première tranche de travaux dont la réalisation présente un caractère d’urgence avéré, en raison d’un danger imminent pour la santé ou la sécurité des personnes, ou du fait d’une situation susceptible d’aggraver rapidement les difficultés de la copropriété. Cette disposition est également applicable dans le cas où, après constitution de la ­commission mentionnée à l’article L. 615-1 du CCH, un plan de sauvegarde est en cours d’élaboration.

Pour justifier du caractère d’urgence des travaux, le demandeur joint à sa demande une note d’explication, accompagnée de tous les documents utiles (arrêté, injonction, rapport technique…).

Lorsque le diagnostic complet démontre l’absence d’un potentiel de redressement, qu’il en résulte une stratégie de sortie du régime de la ­copropriété (acquisition publique, démolition…) à court ou moyen terme, et que les actions prévues pour la mise en œuvre de la stratégie de sortie ont commencé à être engagées, une aide peut également être attribuée pour une tranche unique de travaux d’urgence dont la réalisation ne peut être différée jusqu’à la sortie effective du régime de la copropriété.

c) Intervention d’un opérateur spécialisé

Pour la réalisation du diagnostic complet, l’élaboration de la stratégie de redressement et la définition du programme de travaux, la copropriété est assistée par un opérateur spécialisé. Celui-ci intervient :

– soit dans le cadre d’un dispositif d’ingénierie (études pré-­opérationnelles, suivi-animation d’une opération programmée ou d’un plan de sauvegarde) sous maîtrise d’ouvrage d’une collectivité ;

– soit, à défaut, dans le cadre d’un contrat passé directement avec la copropriété. La prestation peut alors être financée par l’Anah dans les conditions définies au d) ci-après.

d) Financement, hors dispositif d’ingénierie sous maîtrise d’ouvrage d’une collectivité, de la prestation d’assistance à l’élaboration du diagnostic complet, de la stratégie de redressement et du programme de travaux

Lorsque, en l’absence d’un dispositif d’ingénierie sous maîtrise d’ouvrage d’une collectivité, la prestation est réalisée dans le cadre d’un contrat liant directement l’opérateur au syndicat des copropriétaires, ce dernier peut se voir octroyer une aide de l’Anah au taux maximal de 50 %, calculée sur la base du montant hors taxe de la dépense correspondante.

La demande d’aide est traitée dans le cadre du chapitre III du RGA (prestation d’ingénierie).

La prestation est subventionnable seulement si la copropriété se trouve dans une des situations d’éligibilité décrites aux 7° et 8 du I de l’article R. 321-12 du CCH, à l’exception de celle qui concerne les travaux tendant à permettre l’accessibilité à l’immeuble. Elle peut également être financée dans le cas où, après constitution de la commission mentionnée à l’article L. 615-1 du CCH, un plan de sauvegarde est en cours d’élaboration.

Le contrat passé entre l’opérateur et le syndicat des copropriétaires comprend les missions d’assistance nécessaires à l’élaboration du diagnostic complet, de la stratégie de redressement et du programme de travaux, tels que décrits au a) ci-dessus.

L’opérateur réalisant la prestation, qui ne peut en aucun cas être maître d’œuvre de l’opération ou une entreprise participant à la réalisation des travaux subventionnés, doit être en mesure de démontrer qu’il a souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle répondant aux obligations légales.

3° Obligation générale de produire l’évaluation énergétique

L’octroi de la subvention est subordonné à la production d’une évaluation énergétique établie dans les conditions précisées ci-après.

Toutefois, les dispositions du présent 3° ne s’appliquent pas :

– dans les départements d’outre-mer ;

– dans les cas de dérogation mentionnés au b) du 2° ci-dessus, lorsque les travaux ne peuvent pas avoir d’impact significatif sur les performances énergétiques du bâti ou des ses équipements.

Les évaluations jointes au dossier de demande de subvention indiquent la consommation conventionnelle du bâtiment en kwhep/m2.an et son « étiquettes énergie et climat » :

– telles que résultant de la situation existante avant la réalisation des travaux, d’une part,

– et telles que projetées après travaux, d’autre part.

Dans le cas où le projet fait l’objet d’une modification en cours d’opération, une nouvelle évaluation énergétique indiquant les valeurs après travaux correspondant au projet finalement réalisé doit être fournie, au plus tard au moment de l’examen de la demande de paiement.

L’évaluation est réalisée globalement au niveau du bâtiment ou de l’immeuble, au moyen d’une méthode ou d’un logiciel adaptés tels que 3CL-DPE, Mediademe ou TH-C-E ex., par un professionnel reconnu compétent pour la réalisation d’un diagnostic de performance ­énergétique ou d’un audit énergétique, ou par un opérateur de suivi-animation d’opération programmée ou d’assistance à maîtrise d’ouvrage doté de la compétence nécessaire, ou dans le cadre d’une demande de certification ou de labellisation du projet par un organisme agréé.

En cas d’octroi d’une aide du FART pour la même demande, l’évaluation énergétique est produite dans les conditions définies par le règlement des aides du FART.

4° Modalités de calcul et précisions sur la dépense subventionnable

La subvention est calculée en appliquant le taux de subvention au montant H.T. de la dépense subventionnable totale, après application du plafond de travaux le cas échéant.

a) Dépenses subventionnables

Les aides au syndicat sont calculées dans tous les cas sur la totalité des travaux subventionnables appliqués à la totalité des lots de l’immeuble concerné.

Les dépenses correspondant à la maîtrise d’œuvre ou aux autres prestations intellectuelles subventionnables (coordination SPS, diagnostics techniques…) sont prises en compte dans la dépense subventionnée, hors plafond de travaux, au prorata des travaux subventionnés.

Lorsque, en l’absence d’un dispositif de suivi-animation d’opération programmée sous maîtrise d’ouvrage d’une collectivité, la copropriété fait appel à un opérateur spécialisé pour l’assister dans la mise en œuvre de la stratégie de redressement (programme de travaux, autres actions), les dépenses correspondantes peuvent être prises en compte dans la dépense subventionnée. Les missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) réalisées dans le cadre de demandes d’aides individuelles, susceptibles de donner lieu par ailleurs à un complément de subvention AMO aux copropriétaires, sont exclues des prestations subventionnables. L’opérateur réalisant la prestation, qui ne peut en aucun cas être maître d’œuvre de l’opération ou une entreprise participant à la réalisation des travaux subventionnés, doit être en mesure de démontrer qu’il a souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle répondant aux obligations légales.

b) Taux maximal de subvention appliqué à la dépense subventionnée

Pour les aides attribuées sur le budget de l’agence, aucune majoration des taux maximaux n’est possible, à l’exception de celles prévues dans les conventions de gestion mentionnées à l’article L. 321-1-1 du CCH, dans les limites fixées par l’article R. 321-21-1 du même code.

c) Calcul de la subvention en cas d’évolution du montant des travaux entre l’attribution de la subvention et son paiement

Le montant mis en paiement ne peut être supérieur à celui engagé au moment de l’attribution de la subvention. En cas de diminution de la dépense subventionnée, constatée à l’occasion de la demande de paiement, le montant de la subvention est recalculé en tenant compte de cette diminution.

d) Dépôt d’une nouvelle demande dans les cinq années suivant le dépôt d’une première demande ayant donné lieu, pour le même immeuble, à l’octroi d’une subvention

Dans les cas où le montant des travaux subventionnés est plafonné, le plafond est valable, pour les demandes concernées, pour une durée de cinq ans à compter de la date de dépôt de la première de ces demandes.

5° Entrée en vigueur de la présente délibération et abrogation des dispositions contraires ou antérieures

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013 par les bénéficiaires mentionnés aux 7° et 8° du I de l’article R. 321-12 du CCH. Pour les dossiers déposés à compter de la même date, la délibération n° 2012-17 du 13 juin 2012 est abrogée. Il en est de même des dispositions contraires à la présente délibération contenues dans des instructions antérieures du directeur général ou dans des conventions de programme ou des conventions de gestion en cours.

TABLEAU - Table30871.pdf
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TABLEAU - Table30953.pdf
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TABLEAU - Table31043.pdf
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TABLEAU - Table31198.pdf
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TABLEAU - Table31206.pdf
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TABLEAU - Table31217.pdf
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TABLEAU - Table31236.pdf
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TABLEAU - Table31244.pdf
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TABLEAU - Table31271.pdf
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appréciation du projet au regard de la situation à résoudre et de la nature des travaux subventionnésplafond des travaux subventionnables ? cf. 3°taux maximal de la subvention ? cf. 4° et b) du 5°ménages éligibles (par référence aux plafonds de ressources) ? cf. a) du 5°
projet de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé ? cf. 1°50 000 €H.T.50 %ménages aux ressources modestes et très modestes
projet de travaux d’amélioration (autres situations) ? cf. 2°– travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat ? cf. a) du 2°20 000 €H.T.50 %ménages aux ressources modestes et très modestes
– travaux pour l’autonomie de la personne ? cf. b) du 2°50 %ménages aux ressources très modestes
35 %ménages aux ressources modestes
– travaux de lutte contre la précarité énergétique ? cf. c) du 2°50 %ménages aux ressources très modestes
35 %ménages aux ressources modestes
– autres travaux ? cf. d) du 2°35 %ménages aux ressources très modestes
20 %ménages aux ressources modestes (uniquement dans le cas de travaux en Plan de sauvegarde ou en OPAH « copropriété »)
appréciation du projet au regard de la situation à résoudre et de la nature des travaux subventionnésplafond des travaux subventionnables (cf. 3°)taux maximal de la subvention (cf. 4°) primes éventuelles (en complément de l’aide au travaux)conditions particulières liées à l’attribution de l’aide
prime de réduction du loyerprime liée à un dispositif de réservation au profit de publics prioritairesconventionnementévaluation énergétique et éco-conditionnalité
projet de travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé –> cf. 1°1 000 €H.T. / m2, dans la limite de 80 m2 par logement35 %Conditions cumulatives : – en cas de conventionnement dans le secteur social ou très social (art. L. 321-8 du CCH), – uniquement en secteur tendu – et sous réserve de la participation d’un ou plusieurs co-financeurs (collectivités ou EPCI) –> prime égale au maximum au triple de la participation des autres financeurs, sans que son montant puisse dépasser 150 €/ m2, dans la limite de 80 m2 par logement (cf. 5°)Prime par logement faisant l’objet d’une convention à loyer très social, avec droit de désignation du préfet, signée en application de l’article L. 321-8 du CCH, octroyée lorsqu’il existe un besoin particulier sur le territoire pour le logement ou le relogement de ménages prioritaires relevant des dispositifs DALO, PDALPD ou LHI et que le conventionnement très social s’inscrit dans le cadre d’un dispositif opérationnel existant permettant l’attribution effective du logement à un tel ménage Montant : 2 000 €, doublé en secteur tendu (cf. 6°)sauf cas exceptionnels, engagement de conclure une convention en application des art. L. 321-4 et L. 321-8 du CCH (cf. 7°)– obligation générale de produire une évaluation énergétique (cf. le a) du 8°) – niveau de performance exigé après travaux (sauf cas exceptionnels) : étiquette « D » en principe (étiquette « E » possible dans les cas particuliers) (cf. le b) du 8°)
projet de travaux d’amélioration (autres situations) –> cf. 2°– travaux pour la sécurité et la salubrité de l’habitat –> cf. a) du 2°750 €H.T. / m2, dans la limite de 80 m2 par logement €35 %
– travaux pour l’autonomie de la personne –> cf. b) du 2°
– travaux pour réhabiliter un logement dégradé (cf. c) du 2°) 25 %
– travaux d’amélioration des performances énergétiques (cf. d) du 2°)
– travaux suite à une procédure RSD ou un contrôle décence (cf. e) du 2°)
– travaux de transformation d’usage (cf. f) du 2°)
bénéficiairenature des travaux subventionnésplafond des travaux subventionnables ? cf. 3taux maximum de la subvention ? cf. 4°prime de l’Anah liée à un dispositif de réservation au profit de publics prioritaires –> cf. 6°conditions particulières liées à l’attribution de l’aide
production de l’évaluation énergétique et éco-conditionnaliténature de l’engagement particulier ? cf. a) du 9°durée d’engagement particulière
organisme agréé au titre de l’article L. 365-2 du CCHtous les travaux subventionnables1 250 €H.T. / m2, dans la limite de 120 m2 par logement60 %seulement dans le cas où la prime est majorée– production obligatoire de l’évaluation énergétique – niveau minimal de performance exigé après travaux (sauf dans les départements d’outre-mer) : étiquette « D »? soit engagement d’hébergement? soit engagement de louer et conclusion d’une convention à loyer très social en application de l’article L. 321-8 du CCH, avec loyer-plafond au niveau du PLA-I15 ans minimum
Type de prestationTaux maximumPlafond des dépenses subventionnables
Étude et diagnostic préalable ou de repérage50 %100 000 €H.T.
Étude d’évaluation50 %100 000 €H.T.
Mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour la définition d’opérations complexes50 %100 000 €H.T.
Type de prestationTaux maximumPlafond des dépenses subventionnables
Étude pré-opérationnelleOpération programmée sur un territoire (OPAH, OPAH – RU, OPAH – RR, PIG)50 %200 000 €H.T.
Intervention sur une copropriété en difficulté (plan de sauvegarde et OPAH « copropriété dégradée »)50 %100 000 €H.T. 500 €H.T. / logement
Étude de faisabilité d’une opération de résorption de l’habitat insalubre irrémédiable ou dangereux (RHI) et / ou de traitement de l’habitat insalubre remédiable ou dangereux et des opérations de restauration immobilière (THIRORI)50 %200 000 €H.T.
Type de prestationTaux maximumPlafond annuel des dépenses subventionnables
Suivi – animation et expertises complémentaires (en plan de sauvegarde et OPAH « copropriété »)50 %150 000 €H.T. 500 €H.T. / logement
Coordonnateur du plan de sauvegarde50 %50 000 €H.T.
Missions du mandataire ad hoc50 %50 000 €H.T.
Aide au redressement de la gestion(plan de sauvegarde, OPAH « copropriété », copropriété sous administration provisoire au titre de l’article 29-1)prime : 150 €/ logement et par an
Type de prestationTaux maximumPlafond annuel des dépenses subventionnables
Suivi-animation (OPAH, OPAH–RR, PIG…)35 %250 000 €H.T.
Suivi-animation en OPAH de renouvellement urbain (OPAH -RU)50 %250 000 €H.T.
Suivi-animation d’un PIG labellisé « Habiter Mieux » (délib. n° 2011-18 du 13 sept. 2011)50 % *250 000 €H.T.
Type de prime ? cf. a)Montant ? cf. c)
Prime à l’appui renforcé du propriétaire occupant (i)313 €par logement
Prime à l’appui renforcé du propriétaire bailleur (et le cas échéant du locataire) (i)313 €par logement
Prime au développement du logement social dans le parc privé (ii) (conventionnement social en secteur tendu)313 €par logement
Prime pour l’attribution d’un logement conventionné très social à un prioritaire (ii) (avec dispositif opérationnel existant, en secteur tendu)626 €par logement
Prime « MOUS » à l’accompagnement sanitaire et social renforcé (iii)1 354 €par ménage
Cas dans lesquels le syndicat des copropriétaires peut bénéficier d’une subventionplafond des travaux subventionnables (montants H.T.)taux maximal de la suvention
Travaux réalisés sur un immeuble situé dans le périmètre d’une OPAH « copropriétés dégradées » ou d’un volet « copropriétés dégradées » d’une opération programmée150 000 €par bâtiment 15 000 €par lot d’habitation principaleavec, dans certaines situations, possibilité de déplafonnement (voirle a du 1°)35 % oudans certaines situations, 50 % (voir le b du 1°)
Travaux réalisés dans le cadre d’un plan de sauvegarde (y compris travaux à réaliser en urgence dans la phase d’élaboration du plan de sauvegarde)Pas de plafond50 %
Mesures prescrites au titre de la lutte contre l’habitat indigne (insalubrité, saturnisme, péril, sécurité des équipements communs) ou travaux nécessaires pour mettre fin au caractère indigne (grille insalubrité)Pas de plafond – Travaux limités à ceux nécessaires pour lever la procédure ou mettre fin à la situation d’habitat indigne50 %
Travaux tendant à permettre l’accessibilité de l’immeuble20 000 €par accès à l’immeuble modifié et rendu adapté50 %
Administration provisoire (art. 29-1 de la loi du 10 juillet 1965) : travaux nécessaires au fonctionnement normal de la copropriétéPas de plafond – Travaux limités à ceux nécessaires au fonctionnement normal de la copropriété50 %
Commentaire

S’inscrivant dans le plan d’investissement pour le logement présenté par le président de la République le 21 mars à Alfortville, le conseil d’administration de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a modifié, via six délibérations, son régime d’aides à la réalisation de travaux. Les conditions de financement des prestations (ingénierie et assistance à maîtrise d’ouvrage) ont également été révisées. Applicable aux dossiers déposés à compter du 1er juin 2013, ce nouveau régime a pour objectifs essentiels de renforcer le financement des travaux d’économie d’énergie, de généraliser l’obligation d’évaluation énergétique, ou encore de favoriser le développement d’un parc locatif privé à vocation sociale. Les évolutions majeures concernent notamment les propriétaires occupants, les propriétaires bailleurs et les syndicats de copropriétaires.

Pour les propriétaires occupants, la réalisation de travaux de lutte contre la précarité énergétique éligibles à l’aide de solidarité écologique (ASE) du programme « Habiter Mieux » ouvre désormais droit à un taux de financement majoré. À noter que le financement de travaux de mise en conformité des installations d’assainissement non collectif est conditionné par l’octroi d’une subvention de l’Agence de l’eau.

De leur côté, les propriétaires bailleurs deviennent éligibles aux aides de l’Anah lorsqu’ils réalisent un projet de travaux d’amélioration des performances énergétiques (permettant un gain d’au moins 35 %) dans des logements peu ou pas dégradés. Ces travaux seront financés par l’agence à hauteur de 25 %, dans la limite d’un plafond de travaux de 750 €/ m² et de 80 m² par logement.

Pour les syndicats de copropriétaires, les conditions de financement des travaux dans le cadre des opérations programmées d’amélioration de l’habitat (Opah) « copropriétés dégradées » évoluent, avec deux mesures principales : la première est la possibilité de déplafonner les travaux et d’appliquer un taux de subvention maximal de 50 % en cas de dégradation très importante du bâti ; la seconde est la possibilité de déplafonner le coût des travaux subventionnables s’ils entraînent un gain de performance énergétique de plus de 50 %.

Concernant le financement des prestations d’accompagnement au titre de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO), les bailleurs pourront bénéficier d’un complément de subvention de 448 € par logement pour les cas prioritaires, et de 135 €par logement dans les autres cas. En cas de travaux lourds, le montant de ce complément peut atteindre 800 € par logement.

À noter que l’Anah a signalé en rouge les dispositions nouvelles ou modifiées dans chacune de ses délibérations, publiées dans ce cahier « Textes officiels » p. 19.

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