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Activité fragile pour les architectes
Avec un revenu net annuel moyen de 35.750 euros légèrement en baisse par rapport au pointage de mars dernier (37.425), les architectes affichent une petite santé. - © © SOURCE : IFOP / ORDRE DES ARCHITECTES

Activité fragile pour les architectes

DOMINIQUE ERRARD |  le 10/11/2010  |  France cnoa

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Avec un revenu net annuel moyen de 35.750 euros légèrement en baisse par rapport au pointage de mars dernier (37.425), les architectes affichent une petite santé. C'est ce que révèle la troisième enquête "L'architecte face à la crise" réalisée en octobre 2010 par l'Ifop auprès de 802 architectes représentatifs de la profession, à la demande de l'ordre des architectes.

Si ce revenu reste nettement supérieur à celui observé au plus fort de la crise (28.184 en mars 2009), le nombre moyen de commandes est en baisse à 11,4 contre 12,1 en 2009. Le chiffre d'affaires moyen est lui en nette hausse à 306.178 euros contre 274.097 en 2009. Un paradoxe qui peut s'expliquer par plusieurs facteurs dont l'écart dans le temps entre la commande et le paiement d'honoraires tardif du fait de la crise. Ce glissement, s'il est vérifié, laisse prévoir des lendemains encore difficiles.
Cependant, le moral remonte si l'on en juge par le nombre d'optimistes qui progresse (63% contre 57% en 2009), même si pour 55% d'entre eux, les architectes ne voient pas dans 2011 une année de sortie de crise pour la France. Un optimisme que l'on retrouve dans le nombre moyen de salariés (1,9) qui est un peu reparti à la hausse (1,7 en mars 2010). Par ailleurs, la commande publique qui avait tempéré la rigueur de la crise en 2009 semble faire un peu défaut dans les agences aujourd'hui : équipements culturels, hospitaliers, sportifs, de loisirs... sont globalement stables dans le chiffre d'affaires par rapport à 2009. Le logement repart, quant à lui, nettement à la hausse.
Les architectes s'adaptent : 63% baissent leurs honoraires, 60% vont chercher plus loin leurs missions et 40% ouvrent des activités annexes (diagnostic, expertise...). Enfin, l'abandon du seuil des 170 m2 (permis de construire), la réforme de l'Ordre et la sensibilisation au rôle de la profession sont les trois actions les plus souvent citées par les architectes interrogés pour les aider à mieux faire face à la crise.

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