En direct

Acquérir une entreprise sans fonds  …ou presque, c’est possible
Publi-rédactionnel

Acquérir une entreprise sans fonds …ou presque, c’est possible

le 17/01/2022  |  Opérations immobilièresFrance

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Cabinet Montparnasse : retour d’expérience dans le cadre des fusions-acquisitions
Opérations immobilières
France
Valider

La richesse ne commence-t-elle pas par celles des idées et des projets ?
Cabinet Montparnasse anticipe et innove en matière de Fusion-Acquisition (M&A en anglais) grâce à une veille continue et une analyse poussée des dossiers. Antoine Bolzinger, expert en « Finance d’Entreprise » chez Cabinet Montparnasse, aborde la notion d’acquisition d’un bien sans fonds (ou presque), au travers sa propre expérience.

« Les lendemains d’une acquisition mal élaborée présagent souvent de nuits tourmentées ; il vaut mieux y être préparer surtout si l’on envisage une acquisition sans réelle « mise de fonds.

La majorité des acquisitions sont mal évaluées  : Business Plan irréalistes, survenue impondérable de « marché » défaillant, facteurs humains ou financiers mal sélectionnés, mutualisation de charges sans effet sur le REX… La question de la reprise d’une entreprise avec peu de fonds est un sujet majeur de nos jours.

Les avantages d’une acquisition sans fonds

J’ai moi-même expérimenté plus d’une trentaine d’acquisitions plus ou moins difficiles, et de toutes tailles. J’en ai conclu qu’acquérir sans fonds, c’était possible et même parfois souhaitable pour plusieurs raisons :

  • Le scénario post-acquisition de la majorité des M&A ne se déroule jamais tel que le plan de marche le planifiait
  • Les cibles acquises avec une mise de fonds importante sont rarement celles qui se déroulent sereinement
  • Aucun mariage ne fait exception à la règle : les mariées sont toujours belles quand on les connait mal

Il convient donc malgré tout de rester prudent lors d’une opération de reprise d’entreprise.

Plusieurs raisons justifient le fait de pouvoir racheter une entreprise « sans fonds » personnel :

  1. soit à la situation du cédant ou à sa personnalité,
  2. soit à la capacité du conseil en M&A à apporter un avis éclairé, à en conditionner les paiements,
  3. enfin, aux compromis qu’on est prêt à faire sur la cible, et aux risques qu’on accepte de prendre lors d’une opération d’acquisition.

Comment acquérir sans fonds ?

Tout d’abord, je pars du principe que la cible, son marché, son potentiel et la situation du cédant ont été préalablement analysés par l’acquéreur, bien évidemment aidé par son conseil  en M&A, et, je suppose par ailleurs que tous les risques post-acquisition ont été envisagés, dont ceux que l’on est prêt à prendre.

Dès lors, il est possible d’acquérir « sans fonds » selon 2 configurations :

  • soit je n’apporte aucun fonds dans l’acquisition, sans aucune garantie ; des tiers financent quant à eux l’acquisition (paiement du cédant et période post-acquisition) ;
  • soit personne n’apporte des fonds dans l’acquisition et la période post-acquisition : ni le repreneur, ni des tiers (acquisition dite « blanche »).

1er scénario : mon acquisition est financée par des tiers

Le premier cas se rencontre lorsque l’acquéreur a déjà un track record d’acquisitions réussies (expérience de la reprise démontrée), et que les partenaires financiers sélectionnées souhaitent accompagner plus avant dans son développement. Cette situation est d’autant plus aisée à mettre en place lorsque la cible est elle-même largement « bancable ».

Toujours aidé par son conseil en M&A , l’acquéreur développera des arguments pour mettre en avant les avantages tirés par la société cessionnaire telle que (i) l’amélioration des marges opérationnelles, (ii) la pérennité d’une position sur ses « marchés »,  (iii) l’augmentation du Chiffre d’Affaires (CA) ou du Cash-Flow de l’ensemble formé.

Il est à noter qu’alors les banquiers ne sont plus les seuls partenaires financiers. Il existe les financements alternatifs tels que le crowfunding, les sociétés de financement d’actifs, les family offices, les business angels, et les salariés…pour réussir l’opération.

2ième scénario : mon acquisition est « blanche »

Le second cas est plus complexe : acquérir une entreprise sans fonds propre ou de tiers requiert une expérience du retournement et une force de conviction, même si la cible semble en bonne santé financière. En effet, le carnet de commandes est peut-être en réalité vide, l’entreprise est peut-être endettée ou bien en perte d’éléments clés par exemple. Dans ce cas, il vaut mieux traiter la cible acquise comme si elle était en difficulté. Il faut donc rechercher tous les moyens de booster le CA, céder tout ce qui peut l’être et gager le reste, écraser toutes les charges et se concentrer sur le développement commercial à tout crin.

Quelques leviers se font sur la Dailly, les clients et les fournisseurs ; les clients, par recouvrement des factures, notamment en durcissant les méthodes de recouvrement ; les seconds (fournisseurs) en gagnant la confiance des créances en actionnant tous les leviers  possibles.

Les règles intangibles

Dans les deux cas, il faut bien veiller à déconnecter la mise de fonds initiale pour l’acquisition, même si elle est quasi nulle, de la recherche de financements pour la période post-acquisition. Il convient de noter que les partenaires financiers réagissent toujours selon le même raisonnement : une acquisition sans fonds de l’acquéreur a une valeur économique nulle à leurs yeux, mais à l’inverse, une cible acquise à un montant trop élevé est une mise en danger des crédits octroyés.

Faire jouer les clauses de garantie d’Actif-Passif sur lesquelles il y a souvent matière à discuter post-acquisition est également un moyen de minorer la valeur d’acquisition.

Quelle que soit la cible visée, le tempérament ou l’expérience de l’acquéreur, la valeur financière de la cible et le montant alloué, il ne faut jamais oublier qu’une cible n’a de valeur que celle que l’acquéreur est apte à lui donner par sa capacité de manager et de développeur.

Conclusion

Les négociations qu’aura le repreneur face au cédant et aux financeurs rendent indispensable la présence et l’expérience d’un bon conseil  en M&A. »

Contenu proposé par Cabinet Montparnasse

Commentaires

Acquérir une entreprise sans fonds …ou presque, c’est possible

Votre e-mail ne sera pas publié

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil