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Accident d'ascenseur à Amiens

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 17/06/2002  |  France EquipementProduits et matérielsSecond œuvreRéglementation thermique

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Une femme âgée d'une quarantaine d'années a été grièvement blessée samedi 15 juin 2002 au matin à Amiens dans un accident d'ascenseur, le troisième en un an, relançant la polémique sur la maintenance de ces engins dans les ensembles HLM des quartiers défavorisés.
Six personnes se trouvaient dans l'ascenseur qui venait de s'arrêter au rez-de-chaussée d'une HLM d'Amiens, dans le quartier populaire d'Etouvie. La victime s'apprêtait à sortir la première lorsque la cabine a repris brusquement sa course en direction des sous-sols, pour une raison encore inexpliquée.

Sous les yeux des cinq autres passagers, la femme a alors été coincée entre la cabine et la paroi, la moitié supérieure du corps plaquée contre le sol du rez-de-chaussée et les jambes dans le vide. Selon un témoin qui attendait l'ascenseur, les portes de la cabine ne se sont pas refermées lorsque l'engin est redescendu.
Le pronostic vital de la blessée qui souffre notamment d'un écrasement du bassin est "réservé" a-t-on appris dimanche de source hospitalière. "Mais ses problèmes de bassin ont été jugulés", a-t-on ajouté sans autre précision.
En raison de ses blessures, la victime a fait un arrêt cardiaque mais a pu être ranimée par les pompiers qui l'ont transportée d'urgence au CHU d'Amiens.

Une information judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident et tous les ascenseurs de la barre d'immeubles HLM, qui compte quelque 600 habitants, ont été neutralisés dans l'attente d'une inspection par un expert, a indiqué la préfecture de la Somme.
De nombreux habitants de la cité ont mis en cause, sous couvert d'anonymat, la vétusté et l'insalubrité des bâtiments, datant de 1977 mais très mal entretenus, selon eux.
Le ministre du logement et ancien maire d'Amiens, Gilles de Robien, a déclaré ce même jour qu'il allait annoncer de nouvelles mesures pour améliorer la sécurité des ascenseurs dans les immeubles après cet accident.

"Je vais annoncer des mesures qui seront des mesures très sévères, parfois coûteuses, mais indispensables, compte-tenu de la gravité et des conséquences des pannes d'ascenseur ou de certains dysfonctionnements", a-t-il déclaré. L'ancien maire d'Amiens a affirmé que les ascenseurs de l'HLM où s'est produit l'accident "sont vérifiés très souvent".
En mai dernier, M. de Robien avait déjà demandé aux préfets de saisir les organismes HLM de leurs départements pour examiner les conditions de sécurité des ascenseurs, après la mort d'un enfant de quatre ans dans le quartier de la Meinau à Strasbourg. Il avait fait une chute de 18 mètres parce que la porte de l'ascenseur s'était ouverte en l'absence de la cabine. Une information judiciaire pour "homicide involontaire contre X" a été ouverte.

En mai 2001, un enfant de 9 ans était mort de la même manière, en tombant d'une hauteur de 13 étages dans la cage d'un ascenseur d'une HLM à Clichy-sous Bois (Seine-Saint-Denis).

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