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A Tours et Orléans, la nouvelle vie 2.0 de deux icônes industrielles du XXe siècle

Jean-Philippe Defawe (Bureau de Nantes du Moniteur) |  le 16/06/2016  |  Indre-et-LoireLoiretBâtimentTravailArchitecture

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Vendredi 10 juin, sous la bannière «French Tech Loire Valley», Tours et Orléans ont inauguré simultanément leurs incubateurs de start-up dans deux bâtiments industriels emblématiques habillement reconvertis.

A Tours, deux ans et demi de travaux et 12 millions d’euros auront été nécessaires pour que l’ancienne imprimerie Mame, conçue en 1950 par Bernard Zehrfuss, Jean Prouvé et le peintre Edgard Pillet retrouve une nouvelle vie. La Société d’équipement de la Touraine (SET) a confié cette délicate réhabilitation à l’architecte parisien Franklin Azzi, qui a travaillé avec Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments historiques. Un large parvis de 8 000 m2 ouvre désormais l’ancienne imprimerie sur la ville et depuis septembre dernier, l’école supérieure des beaux-arts de Tours (Esbat) s’est installée sur 3 500 m2 restaurés aux premiers niveaux de la «tour» qui abritait autrefois des bâtiments administratifs.

C’est dans ce lieu d’exception que viennent de s’installer les 20 premières entreprises du nouvel incubateur tourangeau. A terme, elles devraient être une centaine. «Mame» accueillera très bientôt un accélérateur de start-up, le Funlab (Fabrique d’usages numériques tourangeau), un Living Lab (laboratoire de tests «grandeur nature» de nouveaux produits et services porté par les usagers) et des industries créatives sur 6 500 m2 de plateaux. «Il y avait initialement, dans l’idée de Zehrfuss, l’envie de flexibilité, de faire évoluer ce bâtiment» fait remarquer Franklin Azzi. La nouvelle vie 2.0 de ce témoin de l’architecture industrielle des années 50 aurait certainement plu à ses concepteurs.

Présentation du projet Mame à Tours par l'architecte Franklin Azzi:

Lab’O, comme Orléans

A Orléans, les acteurs du numérique établiront résidence au Lab’O, un incubateur de 14 000 m2 installé dans l’ancienne usine Sandoz construite par l’architecte Jean Tschumi également dans les années 50. Cédé au groupe Famar en 2000, le site a été racheté par la municipalité qui voulait le raser pour y construire une Arena. Le projet a finalement été abandonné pour les raisons financières, mais aussi plus «politiques» devant la mobilisation de grands noms de l’architecture comme Christian de Portzamparc, Jean Nouvel ou Claude Parent. En 2014, l’agglomération d’Orléans décide de réhabiliter le site en incubateur. Le projet d’aménagement a été confié à CS Architecture qui a pris le parti pris de jouer avec les niveaux, en ouvrant une partie plafond du rez-de-chaussée afin de récupérer des volumes et d’aménager des espaces de travail en demi-étage, comme une mezzanine.

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