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A Sorèze, un musée de la tapisserie du XXème siècle émerge d'une abbaye-école
Abbaye musée de Sorèze - © © Jean-Luc Sarda
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A Sorèze, un musée de la tapisserie du XXème siècle émerge d'une abbaye-école

jean-marie constans |  le 05/07/2013  |  BâtimentEtatCultureAriègeTarn

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En traversant le Tarn lors de l'étape Montpellier-Albi, les cyclistes vont peut-être voir au loin l'abbaye-école de Sorrèze, édifice qui fait l'objet d'une restauration depuis plusieurs années. Pour accueillir une collection composée de tapisseries d'Aubusson et d'oeuvres de Dom Robert, le Syndicat mixte de l’abbaye-école de Sorèze entame la réalisation d'un musée contemporain.

Les vénérables, et quelque peu austères, murs de l’abbaye-école de Sorèze, petit village adossé aux contreforts de la Montagne Noire, au sud du Tarn, vont accueillir, à la rentrée 2015, une exceptionnelle collection de tapisseries. L’œuvre de Dom Robert, élève de Jean Lurçat et moine bénédictin de l’abbaye d’En Calcat, à quelques lieues de Sorèze, disparu en 1997. Un projet qui justifie l’aménagement d’un espace muséographique dont les travaux viennent de commencer. Une étape nouvelle dans la longue et mouvementée histoire de Sorèze. Quatre fois détruite et reconstruite depuis sa fondation, en 754, instituée école royale militaire par Louis XVI en 1776, l’abbaye-école à connu l’enseignement de Lacordaire avant de devenir une pépinière de Saint-Simoniens et de perpétuer une stricte vocation pédagogique jusqu’à sa fermeture, en 1991. Depuis 1993, un syndicat mixte, rassemblant le conseil régional de Midi-Pyrénées, le conseil général du Tarn et la commune de Sorèze, outre la rénovation des bâtiments, 15 500 m2 au sol dans un parc de 5,5 hectares, assure la gestion et le développement d’un pôle touristique et culturel, avec une structure d’hébergement comprenant deux hôtels, confiée  à un prestataire privé. Ne disposant pas des moyens nécessaires à la conservation du fonds Dom Robert, mais aussi d’autres tapisseries de l’atelier Goubely et d’Aubusson, les moines d’En Calcat ont déposé la collection, quelque 350 pièces, tapisseries, cartons et dessins, auprès du syndicat mixte. «Il était nécessaire de créer un espace à la mesure de ces œuvres, dans un esprit contemporain » indique Gérald Goualin, directeur du syndicat mixte.

Un dispositif flexible et modulaire

Futur aménagement d'intérieur
Futur aménagement d'intérieur - © © N!Studio

Confié à Susanna Ferrini,  architecte de l’agence italienne N!Studio, le projet architectural s’inscrit «dans le respect de l’édifice architectonique, en valorisant l’espace existant, avec une modularité et une flexibilité des systèmes d’exposition ». Le futur musée prendra place dans trois corps de bâtiment, avec 1 200 m2 de plancher, disposés en triangle autour d’un patio. Les travaux sont assurés par l’entreprise générale GBMP. «Nous sommes confrontés à deux difficultés majeures » explique Renaud Martignoles, chef de chantier. Mettre en connection les trois bâtiments en rattrapant la différence de niveau, jusqu’à 1 mètre, et assurer une hauteur suffisante sous fermes, 2,9 mètres minimum, pour permettre l’accrochage des tapisseries de grande dimension. Le plancher sera même supprimé dans l’un des bâtiments afin de dégager complètement le volume avec une hauteur de 6,8 mètres ». Une autre contrainte  réside dans la nécessité de conserver les planchers anciens, dans deux bâtiments aménagés à l’étage, afin d’éviter d’éventuels dommages aux plafonds d’un auditorium et du spa d’un hôtel installés en rez-de-chaussée. La solution retenue implique la réalisation d’un plancher mixte, métal-béton, désolidarisé de l’ancien grâce à des poutres métalliques, d’une portée de 10 mètres, ancrées dans la maçonnerie. Des travaux de restauration sont par ailleurs prévus, qui concernent notamment un escalier du XVIIIème siècle.

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Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Syndicat mixte de l’abbaye-école de Sorèze
Maîtrise d’ouvrage déléguée : SEM 81
Investissement : 4,5 millions d’euros H.T.
Maîtrise d’œuvre : architectes : N!Studio, BET : BETOM Ingéniérie, Tech’bois (structures bois), Capterre (HQE).
Entreprise générale, gros-oeuvre : GBMP

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José Martinez (BigMat à Saintes-Maries-de-la-Mer) : un autodidacte dans l’arène

    

José Martinez, BigMat à Saintes-Maries-de-la-Mer
José Martinez, BigMat à Saintes-Maries-de-la-Mer - © © BigMat




Le BigMat des Saintes-Maries-de-la-Mer, dans les Bouches-du-Rhônes (13) pourrait bien être le plus petit des trois cent dix-huit points de vente que compte le groupement en ce printemps 2013, du moins en surface. Ce « mono-dépôt » ouvert en 1999 était un satellite du BigMat de Saint-Gilles (Gard) qui, distant d’une trentaine de kilomètres, était souvent amené à livrer dans le secteur. Installé sur un terrain de 1500 m2, il est désormais composé d’un show-room carrelage de 80 m2, d’une zone couverte de stockage de 350 m2 et d’un libre-service de 450 m2. Notez qu’il s’agit d’un négoce des champs, d’où un libre-service de belle surface, où les professionnels comme les particuliers – il n’y a pas de GSB aux alentours – viennent se servir. Car si le village Saintes-Maries-de-la-Mer accueille plus de 10000 touristes chaque été, il ne compte que 2344 habitants l’hiver, parmi lesquels on dénombre un plombier, trois électriciens et une entreprise générale employant une quinzaine personnes. Il est donc normal que dans un négoce des champs comme celui-ci, la clientèle soit, proportionnellement, composée de plus de particuliers et de moins d’artisans.

José Martinez sait tout cela quand il rachète le BigMat des Saintes-Maries-de-la-Mer, vu qu’il en est le directeur depuis 2003. L’affaire tourne bien grâce à une activité saisonnière importante et si le chiffre d’affaires d’un négoce des champs est forcément moins important que celui d’un négoce des villes, ses marges ont l’avantage d’être plus copieuses. Aussi, lorsque son patron décide en 2008 de céder ses deux agences, il se porte acquéreur de celle qu’il dirige, même s’il lui faut s’endetter lourdement et convaincre une épouse et un banquier. L’histoire ne dit pas qui lui a donné le plus de fil à retordre, mais José Martinez n’a aucun regret. Mieux, cette évolution professionnelle est « une grande fierté », et aussi une chance : il s’est investi au niveau de la coopérative, dont il est devenu un administrateur – au conseil de Surveillance de BigMat France et de BigMat International –, et il a fait des rencontres. Dans la région, ils sont treize adhérents BigMat, qui se retrouvent chaque mois : l’occasion d’échanger et de partager « avec des gens qui me ressemblent ».

Aujourd’hui, le BigMat des Saintes-Maries-de-la-Mer compte sept salariés. En cinq ans, le chiffre d’affaires a augmenté de 30 %. « Nous avons fait des efforts sur les prix, car nous avions la réputation d’être cher. » La communication et le commercial ont été renforcés et le stock agrandi avec la location, à 7 km de là, d’une surface de 1500 m2, dont 400 m2 couverts. Si la zone de chalandise est importante – il n’existe pas de distributeur de matériaux à moins de 35 km à la ronde –, le chiffre d’affaires est limité. C’est pourquoi, « on travaille beaucoup le service » et « on vend tout ce qu’on nous demande », c’est-à-dire pas seulement des matériaux, en tout cas beaucoup moins que dans un négoce des villes.

Il y a moins d’un an que José Martinez habite les Saintes-Maries-de-la-Mer. Mais il est du pays, de Nîmes exactement, et la fête votive, les arènes et les taureaux (de Camargue), il connait. C’est pourquoi, s’il sponsorise les équipes sportives locales comme c’est l’usage pour un commerce de cette taille, il a pris l’habitude depuis quelques années de convier la population locale, soit 300 à 400 personnes, à un petit déjeuner au Bouvaù d’Aubanel. Ces agapes ont lieu durant la fête votive des Saintes-Maries-de-la-Mer, qui dure six jours. Une manière originale de participer à la vie locale et qui permet de rencontrer des personnes différentes.

C’est une vocation le commerce ? Oui. José Martinez est un autodidacte, que la providence a mené sur la route du négoce : peu motivé par les études, il les laisse tomber avec un BEP « commerce et vente » en poche. Son père maçon, qu’il aidait pendant les vacances scolaires, lui fait découvrir le bâtiment et il débute chez un fabricant de menuiseries. Quelques années plus tard, José Martinez entre chez Point.P, avant de rejoindre le BigMat de Saint-Gilles, puis celui des Saintes-Maries-de-la-Mer : « J’aime le contact avec la clientèle, monter des projets et les vendre. » Il n’est pas le seul : sa fille, Marine, 23 ans, est déjà dans la maison après un BTS « étude de prix du secteur du bâtiment ». Elle a suivi la formation de l’école de négociants BigMat et va passer les douze prochains mois chez un confrère d’envergure – le groupe Girardon –, afin d’acquérir l’expérience d’un « gros » et « hyper-formée, elle sera en mesure de prendre des responsabilités ». Et capable de gérer un négoce des champs aussi bien qu’un négoce des villes.

 

 Marianne Tournier

Pour en savoir plus, venez découvrir le Tour de France des régions BigMat sur http://www.letourbigmat2013.fr



 Retour au Tour de France de la construction 2013

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