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A Redon, restauration d'un pont rotatif
Pont tournant de Redon - © ©
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A Redon, restauration d'un pont rotatif

Jean-Philippe Defawe |  le 09/07/2013  |  Ouvrage d'artBoisIlle-et-VilaineLoire-AtlantiqueFrance entière

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A l’occasion de l’étape du 9 juillet qui relie Saint-Gildas-des-Bois à Saint-Malo, les habitants de Redon vont voir passer les coureurs du Tour. Construit à la fin du XIXe siècle, en plein essor du commerce ferroviaire, le pont tournant de Redon, en Ille-et-Vilaine, vient d’être restauré juste avant le passage du Tour de France dans la ville.

Des neufs ponts de la ville situés au-dessus du canal de Nantes à Brest, le pont tournant est sans doute l’un des plus emblématiques, tant par sa conception et son histoire, que par son implantation dans le tissu urbain. Les destructions des voies de communication durant la seconde guerre mondiale ont épargné le pont, ce qui fait de lui l’unique pont tournant à posséder une voie ferrée sur l’ensemble du canal.
Cette construction de bois et métal témoigne d’une grande maitrise technique et artistique. Il est à l’origine fermé le jour pour permettre aux wagons, charrettes et piétons de circuler de part et d’autre du canal, et ouvert la nuit pour le passage des péniches. Il se tournait à la manivelle jusqu’en 1977, date de la fin du service.

Restaurer la superstructure d’origine

Afin de sauvegarder cet élément de patrimoine et le rendre de nouveau accessible aux habitants de Redon et aux touristes, la ville a entrepris des travaux de restauration.
Conduit par l’entreprise Freyssinet, les travaux ont démarrés en juin 2012. Ils ont été interrompus pendant l’été 2012 pour reprendre en septembre. « La majeure partie des travaux a été réalisée entre septembre 2012 et mars 2013 » déclare Ronan Boheas, responsable du service travaux chez Freyssinet. « Comme pour le pont de Recouvrance à Brest où nous sommes intervenus, c’est un ouvrage qui comprend une grosse partie mécanique avec des tolérances différentes des ouvrages d’art classiques. Une des difficultés a également été d’appréhender le poids de l’ouvrage » explique-t-il.

Le travail a d’abord consisté à déposer la superstructure d'origine (rails, platelage bois, mécanismes d'origine ...). L’entreprise Entrepose a alors mise en place un échafaudage général étanche pour le changement des pièces métalliques détériorés, le sablage et la mise en peinture de la structure métallique.

Remise à niveau du pont

De son côté, l’entreprise de ferronnerie d’art Crezé s’est chargé de restaurer les garde-corps. « Ils dataient du 19e siècle, nous les avons déposés, restaurés et reposés les éléments d’origine » précise Rémi Crezé, le dirigeant de l’entreprise bretonne.

Dans le même temps, une nouvelle superstructure composée de platelage en chêne, de tôles larmées et de caillebotis en acier galvanisés a été reposée tandis que la maçonnerie de l'ouvrage a été nettoyée et rejointoyée.

Enfin, le mécanisme de rotation d'origine a été remplacé par un mécanisme électrique automatisé neuf. Une armoire de contrôle, un moteur électrique, des portails électriques, feux de signalisation et sirènes ont été fournies et synchronisés les uns aux autres. La manoeuvre du pont se fait dorénavant à distance.
Si aucun train  ne passera sur cet ouvrage, son utilité est bien réelle, notamment pour les piétons qui devaient passer jusqu’alors par un pont routier assez fréquenté. D’ailleurs, la ville a profité de cette rénovation, inaugurée le 24 mai dernier, pour effectuer des travaux d’aménagement sur les abords.

A l'occasion de l'étape Avranches>Mont-Saint-Michel du 10 juillet, découvrez les grands travaux du Mont-Saint-Michel.

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Fiche technique

Maitre d'Ouvrage : Ville de Redon (35)
Maitre d'Oeuvre :  Service Technique de la Ville de Redon (35)
Entreprise Principale : Freyssinet (agence de Nantes)
Sous-Traitants :  SEI, Crezé, APBI, Entrepose
Coût des travaux : environ500 000 euros HT

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Daniel Brohan (BigMat à Nantes) : un dissident au service des professionnels

    

Daniel Brohan (BigMat à Nantes)
Daniel Brohan (BigMat à Nantes) - © © BigMat




L’histoire de 44 Matériaux, le seul BigMat de Nantes, en Loire-Atlantique (44), est peu commune. Ce point de vente, atypique à plus d’un titre, a été créé ex nihilo en 2006, par deux « dissidents » de Point.P, associés pour l’occasion. Le premier, Yann Brosse, était un chef d’agence, le second, Daniel Brohan – l’initiateur du projet – venait de passer 29 ans dans le premier réseau de négoce français, avant d’en démissionner.

Daniel Brohan : ce natif de Nantes, fils de commerçant, entre chez Point.P –Poliet à l’époque – en 1977, après des études à la fois techniques et de gestion des entreprises. Il y occupe différents postes à responsabilités, aussi bien dans la branche négoce que dans la branche industrie du groupe, et se construit une solide expérience de la distribution spécialisée et du bâtiment : commercial, chef d’agence, directeur de filiale, directeur de secteur, puis chef de marché gros-œuvre et couverture et responsable de production au moment de son départ. Mais comment, la cinquantaine bien sonnée, après une telle carrière dans ce qui est devenu le premier réseau de distribution de matériaux de construction d’Europe, lequel appartient au leader mondial de l’habitat, comment, alors qu’on est un cadre supérieur, en arrive-t-on à tout plaquer pour ouvrir un dépôt BigMat à Nantes ? « Je n’étais plus en harmonie avec la philosophie du groupe, j’étais devenu un fonctionnaire du négoce. » Le rachat en 1996 de Poliet par St-Gobain a métamorphosé l’enseigne et Daniel Brohan n’est plus en phase. Il s’ennuie et ronge son frein. Alors que n’importe qui à sa place aurait patienté les yeux rivés sur l’horizon de la retraite, dans la sécurité confortable mais morne d’un job qui n’a plus rien à lui apporter, lui choisit l’entreprenariat, le stress, les risques, la course, l’adrénaline… et démissionne.

C’est ainsi que démarre l’aventure 44 Matériaux, sous enseigne BigMat dès l’origine. Le dépôt, installé rue Jules Launey en plein centre ville, s’étend sur 7000 m2, avec 2000 m2 couverts, 400 m2 d’accueil et un libre-service de 200 m2. Il n’intègre pas de show-room et reste centré sur le gros-œuvre, le second œuvre et la menuiserie (pas de carrelage ni de couverture). Pourquoi ce choix d’un point de vente 100 % professionnel ? « C’est une stratégie urbaine », décidée parce qu’il fallait aller vite et que le marché grand public est saturé à Nantes, ville largement pourvue en GSB et autres distributeurs généralistes. Donc inutile d’obliger les professionnels à « poireauter » derrière des particuliers toujours affamés de renseignements et de mobiliser les camions pour simplement livrer des parpaings. « Les clients apprécient que l’outil leur soit entièrement réservé. » Au-delà de cette stratégie urbaine, Daniel Brohan mise sur les hommes parce que « tous les dépôts, où qu’ils soient, ce sont les hommes qui les font. » Au BigMat de Nantes, qui emploie onze personnes, les commerciaux sont dotés d’un BTS Bâtiment ou Génie civil, doublé d’une expérience ou d’une formation commerciale, « afin qu’ils puissent parler le même langage que les clients et soient capables d’apporter une valeur ajoutée technique et commerciale ». Résultat, l’équipe commerciale de 44 Matériaux est reconnue comme étant du métier. C’est tout ? A peu près : « On n’a pas un métier si compliqué. » Reste que Daniel Brohan et son associé sont d’anciens sportifs de haut niveau. L’un a joué au basket, l’autre au rugby, et tous deux ont coaché des joueurs et présidé des clubs sportifs. « Entre le commerce et le sport, il y a des valeurs communes et de grandes similitudes », en particulier lorsqu’il s’agit de « motiver et d’amener aux objectifs ».

Après sept ans d’existence, le BigMat de Nantes a trouvé sa place sur le marché nantais. Mieux, il affiche des résultats enviables, qui n’ont d’ailleurs pas échappé à la Banque de France : celle-ci vient d’attribuer un 3+ à l’entreprise, jugeant que sa capacité à honorer ses engagements financiers est très forte. Daniel Brohan, qui s’est investi dans l’enseigne BigMat, participant à la commission « Achat et référencement », se dit « 100 % content ». Si c’était à refaire ? Il ne regrette rien, sinon de n’avoir pas pris cette voie plus tôt et se dit heureux de sa liberté retrouvée, déplorant que « dans les grands groupes, les chefs d’agence gèrent de la paperasse, tandis que le siège dirige ». En France, ajoute Daniel Brohan, « à force de standardiser, de massifier, d’aseptiser, on tue l’initiative ». Heureusement, il y aura toujours des dissidents.

Marianne Tournier

Pour en savoir plus, venez découvrir le Tour de France des régions BigMat sur http://www.letourbigmat2013.fr



 Retour au Tour de France de la construction 2013

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