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A quand une vraie récupération des eaux pluviales ?

le 26/03/1999  |  TechniqueRéglementation technique

A LIRE DANS « LES CAHIERS TECHNIQUES DU BATIMENT »

« Si on a l'habitude de récupérer les eaux pluviales à des fins d'arrosage, le stockage pour d'autres usages constitue une nouveauté... Or, faute de disposer d'une méthode précise de dimensionnement, on procède à des simulations consommation/pluviométrie en se référant aux années antérieures », explique Joël Guerry du BET fluides Enerpol Ingénierie, dans le numéro de mars des Cahiers techniques du bâtiment. « Ainsi, sur une opération à Meillonnas, dans l'Ain, 80 % des besoins étaient couverts sur la base des cinq dernières années. Mais ce résultat n'est qu'une moyenne avec des années à 90 % et d'autres à 60 % ! Il faut, par ailleurs, savoir que des averses fines, même fréquentes, remplissent lentement les cuves (ce qui nécessite un recours fréquent au réseau public) et qu'à Meillonnas, la période la plus critique est en février-mars et non en été. Il ne faut donc pas chercher à couvrir 100 % d'un usage car il faudrait un énorme stockage pour ne pas risquer un manque d'eau à certaines périodes. Ensuite, parce qu'un stockage de 15 m3, comme à Meillonnas, équivaut à une surcharge de 15 tonnes et entraîne des surcoûts importants s'il est situé dans le bâtiment.

Le choix doit donc s'appréhender au cas par cas. La distribution gravitaire totale avec récupération sous la toiture est la plus simple. Elle implique cependant de prendre des précautions pour garantir une pression suffisante et éviter des effets de siphonnage. A l'inverse, mettre les cuves en sous-sol ou les enterrer permet de libérer l'espace. Mais, il faut alors faire descendre l'eau pour la remonter ensuite, ce qui suppose un surpresseur et une alimentation électrique ou, comme à Meillonnas, une pompe et des ballons tampons en partie haute de l'immeuble, dont la rentabilité et la fiabilité sont à prendre en compte.

Toutefois, le principal blocage reste aujourd'hui celui des services techniques de la Ville de Paris, qui interviennent comme experts auprès du ministère de la Santé et qui sont opposés aux doubles réseaux dans les habitations et les ERP. Mais, comme l'eau naturellement potable est de plus en plus rare, on peut espérer que cette interdiction sera un jour levée... à condition de se prémunir des risques sanitaires ». Afin d'exploiter au mieux l'eau de pluie, 12 logements collectifs à Meillonnas (Ain) abritent dans leur sous-sol 15 cuves de 1 000 litres. Par le biais d'un stockage tampon (2 1 000 l.), elles alimentent les réservoirs de chasse des W-C, ainsi que les puisages en locaux techniques.

PHOTO : Afin d'exploiter au mieux l'eau de pluie, 12 logements collectifs à Meillonnas (Ain) abritent dans leur sous-sol 15 cuves de 1 000 litres. Par le biais d'un stockage tampon (2 x 1 000 l.), elles alimentent les réservoirs de chasse des W-C, ainsi que les puisages en locaux techniques.

TABLEAU COMBIEN CA COUTE(Source : Enerpol Ingenerie)

La REX HQE du Pré de la Cour à Meillonnas (01) à permis de mesurer l'incidence économique d'un système de récupération des eaux pluviales sur un immeuble de 12 logements collectifs et 5 maisons individuelles.

Au sommaire du numéro de mars

Chantier

Bureaux et locaux d'activité pour le comité d'entreprise de Renault.

Techniques et applications

- Du béton autoplaçant pour une clothoïde inclinée.

- Acoustique : améliorer les performances des planchers bois existants.

- A quand une véritable exploitation des eaux pluviales ?

- Une protection solaire entièrement automatisée.

- Le secteur privé s'ouvre au numérique.

- Un ascenseur sans local machinerie à base de composants standard.

Dossier réhabilitation : « Résidences secondaires »

- Enveloppe : améliorer le confort sans nuire au bâti.

- Chauffage : prendre en compte les besoins et l'installation existante.

- Protection : comment limiter les risques d'intrusion.

- Installations électriques : une remise aux normes obligatoire.

- Plomberie : mettre les équipements à l'abri du gel.

Enquête produits

- Etanchéité : le monocouche synthétique gagne du terrain.

Pour tout renseignement, tél. : 01.40.13.50.55.

SCHEMA : Principe d'une installation de distribution intérieure d'eau non potable :

1. Gouttière. - 2. Filtre. - 3. Alimentation de la cuve. - 4. Cuve. - 5. Trop-plein. - 6. Raccordement au réseau d'assainissement. 7. Prise d'eau pour alimentation intérieure. 8. Pompe. - 9. Système de commande automatique. - 10. Réseau domestique d'eau pluviale. - 11. Réalimentation de la cuve en eau potable.

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